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dimanche 14 octobre 2018

TRAIL URBAIN ET TOURISTIQUE DE HYÈRES


Maintenant que je n’ai plus de côtes cassées, de muscles déchirés ni de tendons inflammés, j’ai pu retrouver ce matin, et souhaitons que ce soit pour longtemps, le plaisir d’accrocher un dossard à l’occasion d’une course à pied.

Cela s’est passé à Hyères, dans le Var, avec Jérémy accompagné de femme et enfant à l’occasion de l’Urban Trail de la ville.

Depuis plusieurs années, le concept du trail, originellement montagnard, s’est exporté en ville et les organisateurs rivalisent d’originalité pour faire passer les coureurs dans les sentiers, les parcs, les escaliers, les ruelles et tous autres passages méconnus.

Pour sa version hyèroise, le tourisme s’invitait à cette compétition atypique.

Jérémy, habitué de l’épreuve, m’en décrit les aspects techniques, me révélant les principales difficultés et particularités, à commencer par les deux cent cinquante marches montant vers la colline dite du paradis, qui n’en n’était pas vraiment un !

Puis le parcours alternera sentiers, routes, montées et descentes rendant cette compétition très éprouvante et nerveuse avec de très nombreuses relances.

Faute d’une préparation conséquente, je fais au mieux, ressent bien mes lacunes dans les montées, mais le plus important est de profiter du parcours longeant un castel néo roman, poursuivant par une porte médiévale, redescendant par des venelles fleuries, franchissant la porte Saint-Paul, avant d’escalader le sentier jusqu’aux remparts et vestiges de l’ancien château d’où un bref arrêt s’impose pour admirer le panorama sur la ville et la mer.

La redescente vers l’arrivée se fait par des ruelles étroites, ponctuée de nombreux virages
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Un résultat plutôt satisfaisant finalement, loin de mon meilleur niveau, mais très motivant. Jérémy pour sa part, reprenant la compétition après une pause biberon, couches et Dolodent, se réjouit d’un classement plus qu’honorable.

Tiens, pensais-je, je devrais proposer cette course à mes athlètes tant elle résume le travail de début de saison…
  

samedi 13 octobre 2018

LE GRAND MARIN


« Il faudrait toujours être en route pour l’Alaska » est le préambule de Catherine Poulain dans ce roman. Une femme fuit son village du Sud de la France pour aller pêcher le flétan en Alaska. Tout y est rude, la vie au grand large au milieu d’hommes qui ne lui font pas de cadeau, elle lutte pour être traiter comme eux, être leur égal, surmonter les tempêtes. Les retours au port de Kodiak ne sont pas plus faciles, Lily doit se faire une place dans un village de misère ou règne la pauvreté, la difficulté de trouver un travail avant que n’ouvre une nouvelle période de pêche, l’alcool, le crack, le désœuvrement, les rêves anéantis.

Pour son premier roman, Catherine Poulain, nous ouvre les portes d’un monde lointain avec justesse, où tendresse et rudesse sont étrangement mêlées.




samedi 29 septembre 2018

J'AI PERDU ALBERT


En passant derrière la caméra, Didier Van Cauwelaert faisait le pari de transposer son univers imaginaire et insolite qui font le charme et l’humour de ses romans. Ce n’était pas gagné d’avance.

Chloé (Julie Ferrier) une voyante réputée doit son talent à Albert Einstein qui habite son cerveau et lui parle, jusqu’au jour où le célèbre Prix Nobel décide de déménager est rejoindre l’esprit de Zac (Stéphane Plaza) serveur dans un snack d’aéroport, idéaliste, plus préoccupé par le sort de ses abeilles que par la voyance.

Ajoutant à cela une Josiane Balasko en chef d’entreprise aussi aveugle en amour que dure en affaires, nous obtenons une comédie fraîche et drôle.

Mais bien au-delà, le thème du film est aussi une réflexion sur nos influences passées et notre histoire avec lesquels il est parfois difficile de se frayer un chemin.