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lundi 16 avril 2018

UN PEU PLUS QU’UN SEMI-MARATHON


Pour différentes raisons, j’aurai parcouru vingt-quatre kilomètres sur ce semi-marathon au lieu des vingt et un réglementaires.

En pleine préparation marathon, je ne tentais pas de réaliser une performance particulière et avais pris un dossard avec ma casquette d’entraîneur tout en faisant ma sortie longue dominicale.

Ainsi, j’accédais à la zone de départ et au parcours et courais avec les uns et les autres quelques temps sans me soucier de mon chronomètre.

Quelques temps accompagnant Sandrine, puis Marie-Claude, ce n’est que vers le cinquième kilomètre que je rejoignais Laëtitia sur sa première course sur route. Elle courait sans montre -ce qui est devenu rare- je veillais donc à ce que son allure soit suffisante pour boucler le dix kilomètres en moins d’une heure (les deux courses se disputaient en même temps). Elle se débrouillait d’ailleurs fort bien et atteindra l’objectif malgré un moment de faiblesse dans les deux derniers kilomètres.

Puis je repris ma course en accélérant un peu afin d’atteindre mon allure marathon, courant parfois avec un ami -plus souvent avec une amie d’ailleurs, puisque la délégation féminine du club était venue en force.

Au seizième kilomètre, j’apprenais que Carole avait fait un malaise ! Demi-tour immédiat évidemment pour la rejoindre et savoir ce qui se passait (d’où ma rallonge de distance).

Le malaise était bien là mais il n’est que digestif à cause d’une erreur d’alimentation. Elle était pourtant sur un bon rythme jusqu’à ce que ces intestins se rebellent. Sa déception est aussi grande que ses tripes en folie, elle s’arrête plusieurs fois tenue par la douleur avant de repartir plus obstinée que jamais. Malgré la performance ratée elle tenait à terminer courageusement la course et si j’ai tenté de l’en dissuader un court moment j’ai vite compris que sa ténacité était la plus forte.

Après avoir pris connaissance des résultats de tout le monde, nous nous réjouissons ensemble de toutes ses performances et de la nouvelle démonstration de volontarisme de Carole.

Et comme à chaque fois, nous n’avons pas voulu nous quitter comme ça et sommes donc allé déjeuner ensemble.

Déjà avant la course l'entraîneur est un homme heureux !

Avec Carole


dimanche 8 avril 2018

DILLIER OÙ ON NE L’ATTENDAIT PAS


Si le champion du Monde en titre Peter SAGAN a remporté Paris-Roubaix en mêlant prise de risque, opportunisme et tactique comme il sait le faire, l’homme du jour, à mon sens, est le champion de Suisse Silvan DILLIER, deuxième de l’épreuve.

Parti dans l’échappée dite matinale avec huit autres comparses, il fut rejoint par le slovaque SAGAN, qui avait lancé les hostilités avec les autres favoris à plus de cinquante kilomètres de l’arrivée, sans capituler ni suivre le futur vainqueur.

Malgré les longues heures d’échappées, Silvan DILLIER, sur qui personne n’avait misé un franc suisse, a pris ses responsabilités en partageant les relais avec SAGAN

Le champion du Monde s'en inquiétera alors qu'il pensait sans doute finir la course seul et non en compagnie d'un coureur ayant débuté sa carrière sur la piste, l’arrivée de Paris-Roubaix ayant traditionnellement lieu sur le vélodrome nordiste.

Mais son passé de pistard n’a pas suffi et le slovaque s’est imposé au sprint.

Pour autant sa performance méritait bien un clin d’œil sur mon modeste blogounet.

L
Photo Ouest-France


vendredi 6 avril 2018

AU REVOIR JACQUES


On le savait malade, son fils Arthur disait de lui qu’il se reposait et était très fatigué. Puis la nouvelle est tombée ce matin. Higelin est mort.

J’admirais ce poète un peu fou, tête en l’air, sans doute tombé du ciel dans son aéroplane blindé mais aussi un artiste qui laissait une large place aux musiciens et s’adressait volontiers à son public lors de concerts où il pouvait lui arriver de ne plus vouloir quitter la scène.

A cinq reprises je suis allé le voir en concert, la première fois à Toulouse au début des années 90, puis dans le Sud. Si je l’avais trouvé fatigué la dernière fois il y a trois ans. Les précédentes prestations étaient toutes différentes l’homme pouvait être seul au clavier ou avec un orchestre, dans d’immenses salles ou sur des scènes plus intimes, j'ai même eu l'occasion de le voir en plein air (aux Arènes de Cimiez à Nice).

Ses textes pouvaient être des colères ou des balades romantiques, de l'amour et de l'humour. Parmi mes préférés, outre les grands classiques, j'ai un faible par le méconnu Tom Bombadilom (vidéo ci-dessous).

Tu n’as pas vécu ta vie, tu l’as rêvé, comme une maladie que t’aurais chopé tout petit.

Allez, salut Jacques, merci pour tout. Ce soir je t’écoute en boucle.


Francofolies de la Rochelle, 1987



Avec Izia, en décembre 2017







jeudi 5 avril 2018

VERNON SUBUTEX (I)


L’idée est belle, dépeindre une société des enfants de mai 68, la société des ceux qui ont connu l’époque du disque vinyle et de les retrouver à cinquante ans, devenus sages pour certains, réacs pour d’autres, paumés, aigris, vivotant ou encore confortablement installés.

Mais à vrai dire je suis un peu mitigé sur cette lecture.

Certes le personnage principal de Vernon Subutex (est-ce une référence à Vernon Sullivan, pseudonyme qu’utilisa Boris Vian ?) est attachant, son déclin est bien exprimé par l’auteure quand elle veut utiliser un style romanesque. La galerie de personnages est un grand tableau de l’évolution de l’homme moderne entre vingt et cinquante ans avec des orientations parfois surprenantes.

En revanche, le style cru est à mon goût un peu trop appuyé, l’auteur use plus du terme de « meuf » que celui de « femme », cela peut refléter un état d’esprit des personnages qui « baisent » mais les détails et la répétition cassent un peu l’ensemble, d’autant que Virginie Despentes peut aussi avoir un style qui séduit.

Beaucoup de longueurs compliquées sur des personnages sans intérêt et des épisodes sans suite (Que s’est-il finalement passé à Barcelone entre la Hyène et la fille de son ami ? La réponse est peut-être dans le tome II). Peut-être la capitale catalane est-elle la caution non-parisienne du roman.

Un roman intéressant, oui, mais de là à comparer Despentes à Balzac comme cela est précisé en quatrième de couverture, c’est un tantinet exagéré.

Pour autant, il est dit que le tome II est moins sombre et j’ai très envie de savoir ce qu’il arrive à Vernon.