BIENVENUE SUR MON BLOG

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samedi 31 décembre 2016

D’ÊTRE À REBROUSSE-POIL

Puisque c'est d'usage, votre dévoué blogueur ne va pas faillir à la tradition en présentant ses vœux à la nation entière par l'entremise de ce morceau de toile que vous êtes de plus en plus nombreux à venir consulter si j'en crois les statistiques.

Je m'efforce d'être à la hauteur de la tâche qui m'incombe en publiant mes traditionnels avant le Président de la République parce j'ai le sens des priorités.

Ainsi, je souhaite à tous les solitaires une année qui ne soit pas pire que la précédente, ce qui sera déjà pas mal.

Mes pensées autant aimables que courtoises, vont à toutes celles et tous ceux dont on impose des festivités de changement d'année alors qu'ils n'ont rien demandés. Celles et ceux qui seront tout seul ce soir et qui éteindront leur téléphone portable vers vingt-deux heures pour éviter les messages et appels dont l'hypocrisie n'aura d'égal que leur platitude de lieux communs, il sera bien assez tôt demain matin pour lire et écouter tout ça, Celles et ceux qui seront réveillés à minuit dix parce que les joyeusetés imposent de se manifester avec la sonorité d'un klaxon ou quelques braillements éthyliques. Celles et ceux qui devront rendormir les enfants pour l'occasion en se disant qu'ils seraient allez volontiers à cette soirée mais que personne ne pouvaient garder les enfants. Celles et ceux qui sont dans une maison de retraite, une chambre d'hôpital, une prison et qui pensent aux fêtes qu'ils faisaient jadis mais aussi celles et ceux en bonne santé, jeunes et libres qui seront seuls parce que personne n'a pensé ou voulu les inviter.

Cela pourrait être une soirée ordinaire, semblable aux 364 précédentes, mais le mercantilisme n'a pas omis de leur rappeler que c'était les fêtes et qu'il était obligatoire de consommer, certains d'ailleurs l'ont fait avec une demi-bouteille de champagne et une douzaine d'huîtres pour faire comme tout le monde et se sentir moins seul.

Cela pourrait être une soirée ordinaire mais les médias diffuseront en continu l'idée de la fête, à la télévision avec des programmes médiocres, à la radio dans chaque flash d'information, dans les journaux avec des rétrospectives de l'année écoulée, sur les réseaux sociaux et les téléphones avec des messages venant de partout pour peu que le service commercial ait enregistré les coordonnées de leurs victimes.

Et toc.

Je vous embrasse cependant.

lien sur le blog de l'auteur


Allez, je vous même quand même un petit cœur !




lundi 19 décembre 2016

UN GARS À CASQUETTE

Voilà bientôt une semaine que je voulais en parler aux fidèles et de plus en plus nombreux lecteurs de ce blog, mais ma disposition notoire à la procrastination à fait que depuis une semaine, le bougre est déjà passé à la télévision aux heures de grande écoute et a signé aujourd'hui un contrat avec une maison de disques ce dont il n'était pas pourvu.

Ce jeune garçon à casquette se dénomme Gauvain Sers, il se fait connaître en première partie du concert de Renaud, et c'est avec beaucoup de plaisir que j'ai découvert ses textes et sa gouaille.

Sa chanson "Pourvu" m'a fait rire, son titre "Mon fils est parti au Djihad" m'a fait ému aux larmes, un brin de colère aussi avec "Hénin Beaumont". Que demander de plus à un artiste qui vous fait basculer d'un état à l'autre.

J'adore ce garçon de la Creuse qui gagne à être connu !




dimanche 18 décembre 2016

LE SACRE FÉMININ !

Malgré un sol blanchi par le gel à notre arrivée ce matin à Opio, théâtre des championnats départementaux de cross, le soleil a vite dominé la journée sportive.

Plusieurs candidats du club concourraient au cross pour tous, hors championnat, Jean-Pierre, Mathilde, Philippe et moi-même obtenant des résultats très satisfaisants malgré la relative déception de Mathilde d’échouer au pied du podium et la mienne de ne pas m’offrir le luxe de griller la politesse au pilote automobile autrichien Alexander Würz, double vainqueur des 24 heures du Mans, finissant quelques mètres devant moi.

Marie-Claude en revanche fut contrainte à renoncer, dominée par la fatigue et une bronchite.

Puis les enfants ont une nouvelle fois démontrés la promesse d’une relève du club dans les années qui viennent.

Mais c’est sur le cross court que l’équipe féminine composée d’Angélique, Annabel, Elise, Aurélie et Chantal fit sensation. Avec la détermination de donner le meilleur d’elles-mêmes, les cinq s’imposent dans le classement par équipe !


Autant dire que congratulations et effusions n’ont pas manquées !

Nos stars !

Jean-Pierre (photo Claude Eyraud)




jeudi 15 décembre 2016

RENAUD, EN DOUBLE FILE

Renaud l'a souligné avec humour pour s'excuser de sa voix rauque et caverneuse ; "vous n'êtes pas venus pour écouter Céline Dion ou Pavarotti" et il est certain que personne ne s'attendait à un miracle vocal ! Mercredi soir, le vieil anar fatigué, a slamé plus que chanté, en se déplaçant lentement sur la scène d'un Nikaïa rempli d'un public conquis.

Bandana rouge autour du cou pour beaucoup, les six-mille spectateurs ont chanté pour lui -parfois sans lui, des couplets entiers- un répertoire de quatre décennies allant des années titis parigot aux années nostalgiques et tristes mais toujours révoltées et tendres.

Mais le Renard a grand coeur et reversa l'intégralité de sa recette à l'association Promenade des Anges avant de dédier sa chanson "Hyper Cacher" a la jeune Amie, douze ans et demie, l'une des victimes du tragique 14 juillet 2016 à Nice. Le Renard était ému comme son public.

Ajoutant à cela des musiciens talentueux (avec une mention spéciale pour le -notamment- violoniste), un décor vidéo grandiose et un public heureux et enthousiaste, tous les ingrédients y était pour que la soirée fut belle avec mes amis Florence, Dorothée et Pascal.



Les photos de Florence :



dimanche 11 décembre 2016

CROSS AMNESTY 2016

Rien de tel que de joindre l’utile à l’agréable comme aujourd’hui à Valbonne pour ma sixième participation au Cross Amnesty International, dont deuxième sur le cross court après 2014 (j’avais fait l’impasse l’an dernier pour cause de championnat d’Europe de Cross dans le Var).

C’est un parcours nouveau qui attendait les participants cette année avec un circuit particulièrement vallonné.

Généralement les montées me sont favorables mais ma reprise trop récente et ma gestion de course un brin rapide m’ont fait défaut au point culminant de la course. Quatorzième concurrent au bas du vallon, j’avais rétrogradé à la vingt-quatrième place au sommet.

À la faveur d’un sursaut d’orgueil en fin de course je parviens à reprendre quelques positions et surtout me classe troisième de ma catégorie, me permettant ainsi de monter sur le podium pour la deuxième fois à Valbonne !

Cette année, la délégation de Courir à Peillon a porté haut ses couleurs, tant dans les différentes courses que dans les résultats avec sept podiums (Bettina, Franck, Dorothée, Jean-Claude, Angélique, Marie-Claude et moi) pour onze participants, les quatre autres n’ayant pas démérité et obtiennent des résultats à la hauteur de leurs forme et niveau du moment.

Au même moment, loin de là, dans la Creuse, notre ami Olivier battait son record sur dix kilomètres en passant sous la barre des quarante minutes (39’40’’), signe indéniable d’une progression de sa vitesse depuis son arrivée au club, ce dont je me réjouis avec lui !


Après la course et la remise des prix, rien ne s’est passé comme prévu mais l’après-midi fut aussi agréable que la matinée grâce à l’hospitalité et la gentillesse des amis de Dorothée, ma co-voitureuse du jour.




Angélique et son fan club

David et son fan club 

Marie-Claude

Photos de Jérémy




samedi 10 décembre 2016

QUAND PARKING SONNE

De la poésie, des jeux de mots, de la trivialité sans vulgarité, des pensées philosophiques, sont les rouages de l'univers de Gustave Parking qui présentait hier soir au Théâtre des Muses à Monaco son spectacle "De mieux en mieux pareil".

Avec des accessoires insolites allant de la corbeille à papier au globe terrestre en passant par une passoire, une endive, quelques poireaux ou la chaussure d'un spectateur, l'artiste fait participer son public pendant près de deux heures sans une seconde de temps mort. 

S'il parle d'oxymore, il choisit aussi dans le public sa victime innocente ce qui est un pléonasme (comme occis mort), et qui pensez-vous que cette victime fut-elle hier soir ? 

Rassurez-vous, je suis sorti indemne de cette victimisation et j'ai bien récupérer ma chaussure !

Une soirée d'éclat de rire avec tout les ingrédients que j'affectionne. Sans conteste, quand Parking sonne, ce sont les zygomatiques qui tremble !

Merci pour ce moment, comme on dit dans les mauvais livres !


ou sur twitter : @gustaveparking


Un avant-goût du spectacle : 



Quelques unes des répliques (extraite de son livre "Pensées pour rafraîchir") :

"Je suis pour les lapins et le progrès du râble"
"Le Monde va mal mais pas tout le monde"
"L'harmonie municipale permet d'avoir des enfants phares"
"Rien ne se crée sous le soleil, tout secret dans l'ombre"
"Je crois plus à l'acquis qu'à l'inné aussi câlinons nos acquis"

mardi 6 décembre 2016

CROSS DES ÎLES 2016

Prendre un bateau au mois de décembre pour aller passer la journée sur une île, y courir, encourager les nombreux participants de son club et finir par un pique-nique convivial, cela ne peut qu’être une belle journée chaleureuse d’hiver.

Ajoutant à cela le décor de la mer et des montagnes enneigées en arrière-plan cela vaut la peine de s’être levé tôt un dimanche !

Ce sont les enfants qui ouvrent le bal, ceux de Courir à Peillon étaient venus en nombre arpenter les allées de l’île Sainte Marguerite au large de Cannes. Puis les deux ados que j’entraîne se sont confrontées dans leur distance respectives. Si l’une à la fierté d’un excellent résultat obtenu à sa toute première participation, l’autre aura au moins participé ce qui n’est déjà pas si mal. Je ne doute pas qu’elle fera beaucoup mieux avec de la préparation et un brin de motivation supplémentaire probablement.   

Pour ma onzième participation je réalise un résultat plus que convenable en dépit de mon manque d’entraînement, et cette journée est une bonne transition après ma blessure qui n’en finissait et un lourd déboire professionnel désormais derrière moi.


Quelques photos de Jean-Pierre :


Le départ des minimes


Le bonheur de Mathilde et la fierté de son père

Océane et son entraîneur

Encouragements entre deux courses

Le QG de Courir à Peillon

Jérémy et Franck

Les enfants ne sont pas fatigués

Fin de journée

dimanche 27 novembre 2016

De renouveler le questionnement Desprogiens.

Peut-on rire de tout et peut-on rire avec tout le monde ?

Ce dilemme posé par Pierre Desproges en 1982 dans un réquisitoire du tribunal des flagrants délires face à Jean-Marie Le Pen a une nouvelle fois refait surface dans l'émission de Thierry Ardisson sur C8 "Salut les terriens".

En début d'émission, le chroniqueur Tom Villa brocarde comme chaque semaine tous les invités. Si la plupart prend cela avec humour, Le maire de Béziers Robert Ménard (proche du Front National) n'a en revanche pas vraiment apprécié.

Le chroniqueur rappelait qu'il existait un antécédent entre eux et écrivait une lettre à R. Ménard pour tenter de se réconcilier usant pour cela de la suggestion en laissant un temps de silence en fin de phrase.

"Tu t'es dévoué en reprenant ce poste, car franchement à part des emmerdes
qui aurait repris ce ville de ....
                                                 75 000 habitants"

Et un jour toi aussi tu seras connu dans l'univers comme le célèbre Adolphe ....
                                                 Sax, inventeur du saxophone"


Cette référence mit le feu aux poudres pour Ménard qui avait déjà répliqué dans la chronique en lâchant "La bêtise n'a pas de limite" lors de remarques sur la ville de Béziers. Il faut pourtant bien reconnaître que les jeux de mots avec le nom de "Béziers" ne datent pas de Ménard et survivront à lui (chacun sait que la spécialité locale est l'Envie) qui plus est, les habitants sont des biterois, c'en est même trop facile !

Sur Twitter, Ménard précise "ne pas accepter qu'on insulte les biterois".

Les saltimbanques, fous du roi, bouffons, humoristes ont toujours existé, le public hélas peut parfois être rétif et dénué d'humour. Rien n'était choquant ni insultant dans la chronique de Tom Villa, d'autant que la fin de la lettre était plutôt sympa : 

"Merci d'être revenu Robert, car pour quelqu'un qui dit n'être jamais invité c'est la deuxième fois en moins de six mois que vous revenez. Donc vous voyez, ici, au Restos du Coeur ou chez l'Abbé Pierre il y a toujours une place pour ceux qui sont en galère"

Où sont les insultes ?

Ce qui me choque le plus dans cet incident, cette réaction médiocre et pitoyable face à un saltimbanque, c'est le flot de commentaires injurieux postés sur la page Facebook de Tom Villa après la diffusion de l'émission. 

Je peux comprendre que l'on ne trouve pas drôle telle ou telle réplique ou scène sensée l'être, mais je ne peux pas admettre la violence pour cela.

Il y a des gens qui ne sont pas vraiment Charlie, on oublie vite que des dessinateurs sont morts en France, assassinés pour la liberté d'expression.

On peut rire de tout, j'en suis convaincu, pas avec tout le monde, le maire d’extrême droite et une catégorie particulière d'internautes viennent de le démontrer encore !

J'apprécie tes chroniques Tom Villa, continue tes sarcasmes, "la liberté d'expression ne s'use que si l'on ne s'en sert pas" nous rappelle le Canard enchaîné chaque semaine.


Tom Villa sur twitter : @offtomvilla






La plaidoirie de Pierre Desprosges : 





mardi 15 novembre 2016

Georges Brassens - Mourir pour des idées


C'est un texte de 1952, 1972 (merci Claudio de cette précision), finalement d'actualité.

"Encor' s'il suffisait de quelques hécatombes
Pour qu'enfin tout changeât, qu'enfin tout s'arrangeât
Depuis tant de "grands soirs" ou tant de têtes tombes
Au paradis sur terre on y serait déjà"


lundi 14 novembre 2016

LE RELAIS DU PAN BAGNAT 2016

Ce rendez-vous traditionnel du 11 novembre n’était pas prévu pour moi cette année, principalement en raison de ma blessure persistante, mais le désistement de dernière minute d’un relayeur du club -Courir à Peillon présentait cinq trios- m’a fait prendre le départ dans le cadre magnifique du parc Estienne D’Orves culminant Nice de son oliveraie en offrant une vue imprenable sur la ville.

Sans entraînement digne de ce nom, je n’ai guère eu l’occasion ni la prétention de faire une performance mirifique, mais le plaisir de courir avec un dossard était bien là avec le mordant et la motivation pour aller rejoindre le concurrent précédent de quelques mètres, avec l’énergie de forcer l’allure dans les montées avant d’attendre mes équipiers au sommet.

Outre mes acolytes peillonnais, c’est toujours avec plaisir que je revois les amis de course à pied dont j’évite de faire la liste de crainte d’en oublier. C’est aussi une surprise de voir de nouveaux adeptes, peut-être une révélation dans ce sport pour Delphine mais rien n’est moins sûr.


Comme le veut l’usage, nous avons ensuite pique-niqué d’un pan bagnat non sans assister au sempiternel débat des puristes sur le contenu du sandwich rond et niçois. Mais un verre de rosé plus tard et l’amitié reprend le dessus. 

Préparation des Pan Bagnat

Un trio de bigoudènes niçoises

Une concurrente dans la verdure

image insolite d'un gentleman poursuivi par un footeu

Un trio heureux (Valérie, Loîc, Thomas)

Une trio uni (Votre dévoué, Nathalie, Philippe)

Philippe dominant la ville


Photos de Claude Eyraud


vendredi 11 novembre 2016

Leonard Cohen (1934-2016)

Le poète et chanteur Léonard Cohen vient de quitter cette vallée de larmes. 

Je le connaissais par ces mélodies émouvantes mais aussi par les traductions en français de Graeme Allwright.

Difficile de faire un choix parmi le répertoire de l'artiste, je vous propose "The stranger song" en version originale, devenue "L'étranger" en version française. 






mardi 8 novembre 2016

LES HIBOUX

Aujourd'hui je vous propose un poème de Robert Desnos (1900-1945), extrait du recueil "Chantefables", grand classique de l'école primaire et sans doute plus facile à réciter qu'à orthographier !



LES HIBOUX

Ce sont les mères des hiboux
qui désiraient chercher les poux
De leurs enfants, leurs petits choux,
En les tenant sur les genoux.

Leurs yeux d'or valent des bijoux,
Leur bec est dur comme cailloux,
Ils sont doux comme des joujoux,
Mais aux hiboux point de genoux !

Votre histoire se passait où ?
Chez les zoulous ? Les andalous ?
Où dans la cabane bambou ?
A Moscou ou à Tombouctou ?
En Anjou ou dans le Poitou ?
Au Pérou ou chez les mandchous ?

Hou ! Hou !

Pas du tout c'était chez les fous.



dessin glané sur la toile, sur le site de l'école
 des trois merlettes à La Ferté Beauharnais (41)


mardi 1 novembre 2016

DEMAIN TOUT CHANGE

Il règne comme un climat de rentrée des classes, mais sans cartable en cuir à cirer (y compris dans les coins), sans les deux mois de vacances pleins de souvenirs et de moments de solitude aussi, sans la confiture de mûre ou les châtaigniers jaunis de leurs bogues piquantes avec lesquelles on se piquera dans quelques semaines en les ramassant même si on les a préalablement entrouvertes avec nos pieds pour en recueillir le fruit qui lui-même nous fera mal aux ongles en les épluchant grillées et dont nos parents raffolaient.

Ce ne sera pas une nouvelle école mais un nouveau bureau, pas d’élèves mais des collègues, pas de profs mais quelques chefs dont je découvrirai les habitudes et les exigences. Une entreprise nouvelle dont je devrais décrypter les codes et connaître les usages.

Je serais le nouveau, celui qu’on ne connait pas, celui qui sera observé, examiné, analysé, commenté, surveillé et devra montrer que le poste ne lui a pas été attribué au hasard.

Ce sera un nouveau boulot, une petite appréhension de cette situation que j’ai voulu dès qu’elle s’est présentée.


Tout va bien se passer, mais demain tout change.


jeudi 27 octobre 2016

DE CAUSER DE L'ACTUALITE EN MUSIQUE DERECHEF

Depuis plusieurs jours, nos flics manifestent tant leur ras-le-bol que leur manque de moyens après l'agression de quatre d'entre eux le samedi 8 octobre à Viry-Châtillon.

Pour soutenir les quatre victimes ainsi que ces hommes qui risquent leur vie, je vous propose cette chanson du vieil anar dans un clip très original.



PS : Si après mon soutien les hommes en bleus pouvaient oublier ma voiture quand elle est mal garée, ce serait sympa !

dimanche 23 octobre 2016

SOUVENIRS DE CROSS

Ce dimanche matin, bravant la pluie, quelques valeureux athlètes effectuaient un entraînement de cross-country. Lors de la récupération bienvenue, tandis que nous trottinions en rejoignant nos véhicules, les plus anciens, et je suis bien obligé d’admettre que j’en fais désormais partie, se remémoraient avec jubilation quelques souvenirs de ce type de compétition.

Ma première course était un cross cela date déjà de novembre 2000, à l’époque c’est le quotidien Nice-Matin qui organisait sur le site de la Valmasque. J’ai couru depuis 54 cross couvrant ainsi 452 kilomètres en 35 heures 21 minutes dans l’exercice avec des fortunes diverses allant de la 79e place sur 79 au cross des îles de Lerins en 2005 à la 2e place sur 43 au cross Amnesty de Valbonne 10 ans plus tard signant ainsi mon premier podium individuel.

Ce cross des îles de Lerins est un de mes préférés –je l’ai couru dix fois- on y va en bateau (forcément si c’est sur une île), on pique-nique sur place et puisqu’il y a plusieurs courses dans la journée cela permet de voir et encourager les copains.

A une époque pas si lointaine, il n’y avait pas de licence loisir et compétition comme aujourd’hui et tous les concurrents participaient à la course de leur catégorie ce qui décourageait parfois certains athlètes aux capacités plus modeste d’où ma 79e place aux îles en 2005. C’est également ainsi qu’à Vaugrenier, l’année suivante, le départ était donné sur une longue ligne droite où je me retrouvais à quelques longueurs du peloton après une centaine de mètres me disant que la course risquait d’être très solitaire. Ce n’était rien à côté de ma mésaventure de Saint Vallier, en 2003, où participant à la dernière course, celle dite des As, dans les dernières positions, je devais trouver beaucoup de motivation dans le dernier tour quand les organisateurs retiraient les barrières sur mon passage !

La météo peut aussi être une grande source de souvenir joyeux et enfantin quand la pluie et la boue s’en mêlent. Si la course n’est pas annulée pour raisons de sécurité, l’opération risque d’être un tantinet déstabilisante. En 2014 à Levens, la prairie détrempée fut le théâtre d’une de mes plus belles glissades provoquant l’hilarité de quelques enfants d’amis à qui j’avais tenté de faire croire que ma chute était volontaire dans le but de les distraire. Ils ne m’ont jamais cru.

Les chaussures doivent aussi être bien lassées, l’ami Julien en fit les frais en 2015 à Rocbaron (Var), où il dut se rechausser après qu’un passage dans la boue des vignes l’eut fait perdre son précieux accessoire. J’ai retrouvé les images de l’incident.



Photos d'archives et d’anthologie : Claude


Le dernier cross auquel j’ai participé était le 20 décembre dernier à Opio, couru à une vitesse de 14,3 km/h qui comparé au 11,5 km/h du 5 novembre 2000 me permet de penser qu’à l’instar du Saint-Emilion ou du Côtes de Blaye je me bonifie avec le temps.

Cross La mouginoise, 2011

Mougins 2011, mes enfants triomphants


Pour mémoire, les dates des prochains cross dans les Alpes-Maritimes :

6 novembre : Cross la Mouginoise, Etang de Fontmerle. / Cross du Larvotto, Monaco
4 décembre : Cross des îles de Lerins, Cannes.
11 décembre : Cross Amnesty International, Valbonne
18 décembre : Cross départemental, Opio



  

dimanche 16 octobre 2016

Nissa la Bella



Le 15 octobre 2016, Nissa la Bella a été chanté en hommage aux victimes de l'attentat du 14 juillet. 

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, l'hymne niçois se plaçait dans l'unité national de l'hommage, unité qui a tant manqué aux lendemains de l'attentat.


Nota sur le blog

Pour une mystérieuse raison, la liste des blogs en liens a subitement disparu. Je m'efforce de les rajouter au fur et à mesure.

Si vous souhaitez que j'ajoute votre blog, ou si j'ai omis de le replacer dans la liste qu'il n'aurait jamais du quitter, n'hésitez pas à me le faire savoir.

Votre bien dévoué blogueur.

samedi 15 octobre 2016

VINGT KILOMÈTRES DE PARIS

Ce n’était qu’une reprise de la course après des mois d’arrêts, autant dire que j’abordais ce vingt kilomètres sans la moindre prétention, mais l’émulation d’un club de copains valait la peine d’aller courir à la capitale.

Arrivé la veille, il m’était indispensable de commencer mon séjour par boire une bière avec mon ami Franck Duconno et Laurence, sa toujours aussi charmante épouse. Puis, bien qu’en congé de fin de semaine, il fallut se dépêcher car le rendez-vous au théâtre était à dix-huit heures et qu’il fallait prendre mon dossard et pauser la valise à l’hôtel. La mission se serait avérée impossible même pour un bellâtre comme Tom Cruise, autant dire que je n’avais aucune chance. Je me suis donc présenté devant le théâtre à dix-huit heures dix avec ma valise et j’eus accès à la salle après que le gérant m’ai fait les gros yeux ce dont je ne me suis toujours pas remis.

Il aurait été bien dommage de rater « Le porteur d’histoires », une pièce magnifique à travers le temps et la magie des livres, une invitation que je dois à Annabel, je la remercie encore. Quant à mon dossard, Carole s’en est occupé pour moi après que je lui ai envoyé tous les documents nécessaires par la magie de la téléphonie portative.

L’ami Thierry avait bien organisé les intérêts du club en nous dégotant par camarade interposé une péniche faisant office de vestiaire puis de lieu de ravitaillement après la course.

La course, nous étions venus pour cela, partait du Pont d’Iéna, au pied de la Tour Eiffel, pour rejoindre l’Arc de Triomphe et le Bois de Boulogne et revenir sur les quais de Seine.

Nous avons donc laissé les péniches pour le Quai Branly (comprends qui peut).

Sur la ligne de départ j’observe de nombreux coureurs soutenant de justes causes, notamment médicales, le Rire Médecin, Mécénat chirurgie cardiaque, Veilleurs de vie, …. Les coureurs sont des sportifs généreux et solidaires.

Si mon temps n’a rien d’exceptionnel et pour cause, celui de mes athlètes en revanche méritent les congratulations les plus admirables.

Et comme nous ne sommes pas de la commune, ni même du canton, il ne restait plus beaucoup de temps avant de rejoindre la gare de Lyon !

Courir à Peillon exceptionnellement vêtus en rayé 

Les provinciales de Peillon font un selfie,
 Chacun aura noté la boutique en arrière plan !





mercredi 21 septembre 2016

RENDEZ-VOUS, NICE

Je dédicacerais mes livres et rencontrerais les lecteurs, le samedi 24 septembre de 10 heures à 13 heures, Presse du Boulevard, 22 boulevard Saint-Roch à NICE. 

D'autres lecteurs seront présents, notamment l'astro-physicien niçois Gilles BOGAERT qui présentera son nouvel ouvrage "La Vitesse de la lumière, Nice au coeur de l'histoire".

Venez nombreux !



lundi 19 septembre 2016

POURTANT, L’AMOUR EST SI BEAU !

Dimanche, en début d’après-midi, alors que je buvais un café en terrasse à deux pas des allées du salon du livre de Vence, j’observais à une table proche deux amoureux s’embrasser passionnément. 

Pour ces deux-là, rien au monde ne semblait pouvoir contrarier leur tendre et langoureuse manifestation d’amour immense qui faisait plaisir à voir sous le soleil dominical de septembre.

Pourtant, un sinistre homme se mit à les invectiver, faisant valoir que leur conduite était indécente devant des enfants, le sien en l’occurrence, un blondinet de deux ans très occupé à tremper ses frites dans du ketchup afin d’en répandre le plus possible sur ses vêtements.

Ceux que Cupidon avait pris en charge, eurent beau argumenter qu’il valait pourtant mieux faire l’Amour que la Guerre, le triste ne décolérait pas, tant et si bien que les tourtereaux s’en sont allé s’aimer ailleurs, loin du malheureux, non sans avoir lancé à la cantonade un jovial « Au revoir et  un très bon dimanche, messieurs dames » dont la femme de l’aigri remercia en souhaitant la pareil.

Amoureux de tous les pays, de tous les âges, de toutes les croyances, de tous les chemins, embrassez-vous, bécotez-vous, caressez-vous, sans laisser les cons s'en mêler !


« Quand un de la sainte famille machin, croise sur son chemin deux de ses malappris » chantait Brassens, c'était en 1954 !






lundi 12 septembre 2016

RENDEZ-VOUS, VENCE

Je dédicacerais mes livres et rencontrerais les lecteurs les samedi 17 et dimanche 18 septembre 2016 de 10 heures à 19 heures, au salon LIRE EN FÊTE, Place du Grand Jardin à VENCE avec les auteurs des Editions VALROSE, Coralie FOLLONI et Manon VERMERSCH.

Venez nombreux !



vendredi 9 septembre 2016

LES MOTS DE RENAUD

C'est une chanson du nouvel album de Renaud, l'auteur que je suis adore naturellement le texte et y souscrit pleinement.


samedi 27 août 2016

A PROPOS DU BURKINI

Je n'ai pas grand chose à ajouter que ce poème de Paul Eluard...


Sur mes cahiers d'écolier,
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable et sur la neige
J'écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom

Sur les merveilles des nuis
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

Sur le champ sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom

Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunis
J'écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom

Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparue
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté !


Paul Eluard

Poème paru en 1942 dans "Poésie et vérité" (recueil clandestin) et 1945 "Au rendez-vous allemand (Les éditions de minuit)