BIENVENUE SUR MON BLOG

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dimanche 31 décembre 2017

BONNE ANNÉE VOUS-MÊME

Saint-Sylvestre.

Depuis quelques jours toute la presse nous rabâche moult rétrospectives de l’année. Tous les récipiendaires sont passés en revue des plus sympathiques, avec Thomas PESQUET ou François GABART, aux plus cyniques tels que Donald TRUMP, Kim JONG-UN ou Harvey WEINSTEIN, en passant par les plus insignifiants, fussent-ils marcheurs ou insoumis sans cravate de devant de scène.

Le nom de nos chers disparus défile lentement sous une photo en noir en blanc, je n’évoquerai que Simone VEIL et Jean ROCHEFORT.

Depuis ce matin, l’énergie médiatique se concentre sur le contenu de l’intervention des vœux télévisée de Macron ou plus précisément sur l’inconnu de son contenu, tout en précisant qu’il ne faut rien attendre des cinquante-huitièmes vœux présidentiels. Ils les ont comptés.

Comme il se doit, votre blogueur va présenter ses vœux à ses lecteurs et aux autres, à 19 heures 55 pour faire mieux que Macron. Et toc.

D’une manière générale, je vous en souhaite une meilleure que la précédente et moins bonne que la prochaine parce qu’il n’y a pas de raison.

En particulier, je souhaite à tous ceux qui ont eu une année de merde en 2017 de voir leur situation s’arranger en 2018, mais ce n’est pas gagné d’avance.

En particulier aux migrants parqués aux frontières des pays civilisés ou réduits en esclavage chez eux.

Aux opposants muselés en Russie, Iran, Chine, Corée du Nord et j’en passe.

Aux catalans exilés au sein même de l’Europe après que l’armée espagnole est tentée d’empêcher un scrutin de se tenir.

Aux droits de l’homme en général et des femmes en particulier.

À Taner KILIҀ, militant Amnesty International Turquie emprisonné et les dix d’Istanbul dont Idil Eser, Présidente de ladite ONG en Turquie, poursuivis pour une prétendue appartenance à une organisation terroriste (ils risquent jusqu’à quinze ans de prison).

Aux pays des droits de l’homme, où l’on peut être condamné pour délit de solidarité. Délit et Solidarité, deux mots que je n’arrive pas à voir l’un à côté de l’autre, tout comme « sport de combat » et « devoirs de vacances » (une petite pointe d’humour adoucira ce billet).

Mais je ne peux citer tout le monde, toutes les injustices, toutes mes révoltes, toutes mes colères, la liste est longue de l’indifférence générale et je ne voudrais pas vous mettre en retard pour ouvrir vos huîtres.

Et puis la santé surtout, c’est important la santé, sinon on creuse le trou de la Sécu.


J’embrasse aussi tous les autres.

CORRIDA DE SAINT-PAUL DE VENCE

Après les agapes de Noël, l’organisateur de feu le trail Laissa Couré de Peille, le très sympathique David BARROIS, entouré de son équipe, a désormais mis son talent dans l’organisation d’une corrida villageoise dans la médiévale Saint-Paul de Vence le dernier samedi de décembre, une date jusqu’alors inutilisée dans le calendrier sportif maralpin.

Et cette première fut une réussite avec presque deux cents participants (en plus de la course enfants).

Le parcours mêlait le patrimoine et la difficulté sportive. Après deux courtes boucles dans les ruelles et remparts du village, nous repartions pour deux grands tours d’un circuit à l’extérieur, commençant par une descente sévère (gare aux orteils si on ne déroule pas bien la foulée) et s’achevant par un mur de 700 mètres flirtant par endroits avec les 20%, avant de longer les remparts du XVIe siècle.

Pour se remettre de nos émotions, avant les cotillons du lendemain, une bière et une part de socca étaient offertes à chaque participant, il fallait bien cela !


Les premiers lacets (photo organisateur)


Quand je vous dis que ça grimpe (photo organisateur)

lundi 18 décembre 2017

U GIRU DI NATALE

Pas moins de douze peillonnais coiffés d'un bonnet de Père Noël avaient fait le déplacement en Principauté ce dimanche, sous un timide soleil d’hiver.

Le parcours annoncé pour dix kilomètres (en réalité avec cinq hectomètres de plus), était plus propice à l’itinéraire touristique qu’à la performance chronométrique, en passant successivement devant le palais princier, la cathédrale, le musée océanographique, avant de poursuivre sur une partie du circuit du grand prix de Formule un.

Cela impliquait quelques côtes avec en hors-d’œuvre le long faux plat de l’avenue Grimaldi, puis les escaliers rejoignant le Palais et en point d’orgue l’avenue d’Ostende menant au Casino.

Pour autant, les résultats sont tout ce qu’il y a de plus satisfaisant pour l’ensemble des maillots verts et noirs.

Puis comme nous n’avions pas envie de repartir sans prolonger un moment de sport et d’amitié, nous avons unanimement jugé utile de se réchauffer au bar, autour d’un café pour les plus sages. 




dimanche 17 décembre 2017

DIX BOUGIES SPORTIVES

Le petit club qui monte, le club le plus sympa de la Côte d’Azur, le plus convivial, les qualificatifs ne manquent pas pour la grande famille de Courir à Peillon, forte de plus de 80 adhérents dont une vingtaine d'enfants.

L’aventure a commencé en 2007 sous la présidence de Marc WALTZER, qui a depuis passé le relais à son fils Julien, puis c’est créée la MONTA CALA dont la prochaine édition aura lieu le 10 juin 2018, le trail de Peillon fera son apparition en 2016 avec une première édition d’anthologie courue sous des trombes d’eau !

Les courses enfants ont pris tant d’ampleurs qu’elles sont désormais les deuxièmes plus importantes du département des Alpes-Maritimes en nombre de têtes blondes participantes. Il était donc dans l’ordre normal de l’évolution du club que soit créée une section enfants qui a vu le jour en septembre 2017.

Les couleurs du club s’exportent régulièrement à travers le Monde, notamment avec les marathoniens et traileurs. Costa-Rica, Londres, Berlin, Amsterdam, Milan, Rome furent quelques-unes des destinations des coureurs. Dernièrement ce fut Dublin, dans quelques mois ce sera Prague.

Il n’est pas rare non plus que quelques adhérents emmènent le maillot du club en vacances pour le seul plaisir. (voir sur ce lien, "le maillot autour du Monde") 

Vendredi soir, Jean-Marc RANCUREL, le Maire de Peillon, dont le soutien est entier dans tous nos projets, organisait à la Mairie une réception anniversaire pour marquer tout le chemin parcouru par le club communal.







lundi 11 décembre 2017

CROSS AMNESTY (2017)

Avec le cross de îles, la course organisée par le comité Amnesty International de Valbonne est une autre de mes courses préférées. Elle n’a pourtant de cross que le nom, 80% du parcours étant sur asphalte.

Pour ma septième participation (il faudrait d’ailleurs que j’arrête de faire ce genre de décompte contribuant à mon blanchissement capillaire), il fallait être motivé par la cause des droits de l’homme et le sport pour affronter les trombes d’eaux, accompagné par Dorothée et Angélique et rejoins par Franck.

Pour nous quatre la course se déroule sous les meilleurs auspices, Franck l’achevant main dans la main avec son ami et voisin Axel laissant la photo finish déterminer le vainqueur de l’épreuve, Angélique se classe troisième féminine, Dorothée et moi premiers de nos catégories respectives.

Il fallut donc attendre dans le froid et l’humidité la remise de nos symboliques trophées. Mais que ne ferait on pas pour savourer un moment de gloire aussi symbolique qu’éphémère.


Le départ de la course

Franck et Axel à l'arrivée

Angélique consultant son chrono après avoir passé la ligne

Dernières foulées pour Dorothée

lundi 4 décembre 2017

CROSS DES ILES 2017


Une vague de froid sur la Côte d’Azur commence quand le mercure descend sous la barre des huit degrés Celcius. Alors quand le vent s’en mêle la veille d’une compétition, tous les concurrents prévoient les équipements de circonstances : écharpes, bonnets, gants, veste polaire, cuissards longs, manchons, ….

Mais pour cette quarante-quatrième édition du Cross des Îles de Lérins, et ma douzième participation, Eole était parti souffler ailleurs au point de regretter de ne pas avoir pris nos lunettes de soleil !

Ce grand rendez-vous du cross-country au large de Cannes a réuni comme chaque année 1 500 participants, dont la toujours conviviale délégation de Courir à Peillon, enrichie cette année d’une école d’athlétisme forte de vingt enfants depuis septembre, dont la moitié d’entre eux s'est élancé sur les courses de la matinée.

Quant aux adultes, nous étions dix-huit à participer aux différentes courses (cross pour tous, cross court et cross des as) avec des résultats très satisfaisants.

Puis après l’effort, le réconfort avec un pique-nique partagé accompagné des boissons de récupération très personnalisées qu’avaient prévues les entraîneurs.

Le Président Juju en plein effort
Kentin nageant dans le bonheur du Cross

C'est dans le journal (Nice-Matin, 4/12/17)

dimanche 26 novembre 2017

Le jazz et la java

Cette chanson de 1962 de Claude Nougaro, inspirée du thème "Three to get ready" du jazzman Dave Brubeck en 1959 est bien plus qu'une opposition entre deux styles musicaux.

Si on prête attention aux paroles, on y entend une métaphore contre le racisme que l'auteur d'Armstrong avait déjà chanté.

"Quand j'écoute béat un solo de batterie,
V'la la java qui râle au nom de la patrie
Mais quand je dis bravo à l'accordéoniste
C'est le jazz qui m'engueule me traitant de raciste

Jazz et java copains ça doit pouvoir se faire
Pour qu'il en soit ainsi, tiens, je partage en frère"

Plus d'un demi-siècle plus tard, la chanson est toujours très actuelle (hélas !)




Et pour les amateurs, la version instrumentale originale :






mardi 21 novembre 2017

Les Silences Assourdissants en lecture publique

Un extrait de mon recueil de nouvelles, "Les Silences assourdissants" lu par l'auteur, à Auribeau-sur-Siagne.

Merci aux Editions Valrose pour l'enregistrement !





(c) Editions Valrose, Nice

lundi 20 novembre 2017

MÉDIOCRATIE - MÉDIACRITÉ et RÉSILIENCE ZÉRO


Aujourd'hui, deux chansons d'Hubert-Félix Thièfaine sur le même billet, enregistrées au Palais des Sports en octobre 2015.


MÉDIOCRATIE - MÉDIACRITÉ




RÉSILIENCE ZÉRO





dimanche 19 novembre 2017

LA MOUGINOISE

Premier cross de la saison dimanche dernier, et premier dossard dans la catégorie « V2 », autrement nommée quinquagénaire pour les non-initiés.

Plus de cinq cents concurrents sur l’ensemble des cross se sont réunis autour de l’étang de Fontmerle, un site chargé de souvenirs personnels puisque le lieu et ses alentours ont longtemps été mon terrain d’entraînement ainsi que l’endroit de ma première course il y a de cela un certain nombre d’années à l’époque de feu le Cross Nice-Matin.

Quelques semaines seulement après ma reprise de l’entraînement, à défaut de vitesse, j’ai au moins retrouvé le plaisir de la course, celui de reprendre quelques places dans les derniers hectomètres.


Cela m’avait tant manqué !

Laureen, Nathalie, Chantal et Franck complétaient la délégation de Courir à Peillon.

Laureen


mardi 7 novembre 2017

TOUJOURS CHARLIE


On peut ne pas aimer,
On peut ne pas trouver ça drôle,
On peut être choqué,
Mais un dessin ne vaudra jamais une menace de mort !



"Je préfère mourir debout que vivre à genoux" 
(Charb -1967-2015)

mardi 17 octobre 2017

ÉTRANGE ANNIVERSAIRE

Cela fait aujourd'hui cinq ans que vous me suivez sur ce blog, je suis touché de votre fidélité, s'y j'en crois le compteur de visites vous êtes nombreux chaque jour à me lire.

J'aurais aimé faire un article joyeux pour l'occasion, reprendre certains de mes billets, parcourir le temps, faire le malin avec les statistiques.

Mais hier, la blogueuse maltaise Daphné Caruana Galizia a été assassinée pour avoir trop usé de sa liberté d'expression sur son blog (elle fut notamment à l'origine des Panama Papers).

Si les blogs sont des outils précieux pour la liberté d'expression, ils sont aussi des outils fragiles, qui dérangent.

Mon blog est généralement d'un esprit léger, j'y parle de mes livres, de sport, de vie. D'autres utilisent leur blog pour dénoncer, Daphné Caruana Galizia en a payé de sa vie.




dimanche 15 octobre 2017

DE PARIS AU MONT BORON

Pour la deuxième année consécutive, Courir à Peillon était représentée par une dizaine de coureurs au vingt kilomètres de la capitale avec des objectifs variés, battre le record du club (et ce fut fait), préparer un marathon, se faire plaisir, courir en couple ou reprendre la compétition après une blessure.

Ainsi, la fine équipe abordait la capitale dans la bonne humeur et sous la gestion un tantinet directive de notre néanmoins amie Dorothée.

Un village départ de course, pour les non-initiés est un espace où l’on prend son dossard pour la compétition du lendemain, récupère son tee-shirt et où les partenaires de l’évènement tiennent boutique pour promouvoir leur propre compétition où leur gamme de produit sportif notamment textile. Il est donc une assez mauvaise idée de fréquenter cet endroit avec quatre femmes, si sympathiques soient-elles, si l’on ne veut pas y rester une heure.
C’est à retenir pour la prochaine fois.

Le soir, c’est dans un restaurant du XIIIe arrondissement (1) que nous avons pris notre collation, presque raisonnablement, disons adaptée à nos objectifs sportifs du lendemain.

Pour la course en elle-même, le résumé de Dorothée à lire ici :

Comme l’an passé, l’équipe courrait pour le Cluster Maritime en soutien aux sauveteurs en mer, bénéficiant ainsi de sa logistique dont une péniche devant le Pont d’Iéna, point de départ de la course.
Le temps du retour ferroviaire fut vite arrivé, tout juste le temps de boire une bière Gare de Lyon. Un voyage occupé par de nombreuses parties de tarots et retardé par un TGV ayant heurté un animal sans qu’il ne nous soit précisé s’il s’agissait d’un lapin de garenne ou d’une antilope des Cévennes.

Pendant ce temps-là, Peillon brillait à Gorbio et Gairaut, tant individuellement que par équipe.

La semaine suivante, ce dimanche donc, c’est sur la colline du Mont Boron et ses vues imprenables sur Nice et Villefranche que les verts et noirs se retrouvaient. Cadets et Juniors ouvraient le bal sur trois kilomètres et l’équipe complète de notre Pôle Espoir brillaient sur le parcours avec Mathilde, Laureen et Luca.

Après les adultes, les enfants courraient sur un kilomètre et Téa, représentante de la toute nouvelle Académie Courir à Peillon, remportait la course des filles


Retour de Paris avec nos beaux tee-shirts


(1) Le temps des cerises, 18 rue de la Butte aux Cailles, qui pourra faire l’objet d’un billet de blog à lui seul

lundi 9 octobre 2017

ROCHEFORT, CEUX QUI S'EN PRIVENT ONT TORT

Ce blog étant un haut lieu culturel, il va de soi que je ne vais pas me priver d'un vibrant hommage à l'acteur Jean Rochefort (1930-2017), bientôt en terre. 

Plutôt qu'un long discours nécrologique paraphrasé, je me contenterai d'une vidéo issue d'une série de France 5 "Les Boloss des belles lettres", où Jean Rochefort résumait en argot les classiques de la littérature ce qui donnait des résultats pas piqués des hannetons.




Sur le plan télévisuel, le service public a comme il se doit "bouleverser ses programmes" en diffusant "Ridicule" (de Patrice Leconte). Mais, après que Mireille n'ait plus eu de corde à son arc il y a quelques semaines, la rediffusion fut "Le grand blond avec une chaussure noire", dans un souci de cohésion et de synchronisation, il aurait été judicieux que soit rediffusé "Le retour du grand blond", ce qui nous aurait permis de voir la suite dans les hommages.

PS, pour mon ami Franck Duconno : Il va toujours falloir patienter pour la rediffusion de "Un taxi pour Tobrouk" 

samedi 30 septembre 2017

AUX LONGS COURS

Après un carnet de voyage poétique inspiré par l’Irlande, Coralie FOLLONI revient avec un recueil de poésie particulièrement émouvant, un voyage maritime de la vie qui l’entoure, ses émotions, ses colères, ses questions, et comme toujours avec Coralie FOLLONI, l’espoir qui renaît, la capacité à reprendre le dessus, retrouver des forces et partir encore plus loin. Édifier.

Il est sans doute ma chance de connaître Coralie et d’avoir longuement discuté avec elle dans les longs cours de la construction de l’ouvrage et de toutes ses phases, de la douleur à la force. Il est sans doute ma chance de la voir refleurir après les tempêtes -parfois tsunami.

Une maîtrise de la langue et une grande sensibilité font de cet ouvrage un livre bouleversant, et je ne peux pas relire « A grand cris » ou « L’autre rive » sans être ému aux larmes.

Le livre est accompagné d’une bande originale composée par Pierre-René BEDELL qui a su retranscrire en musique les mots de Coralie FOLLONI grâce à son talent et leur complicité.









mercredi 30 août 2017

RENDEZ-VOUS, PEYROULES

Au-delà des montagnes, les auteurs prendront de la hauteur dimanche 3 septembre de 9 heures à 19 heures à l'occasion des premières rencontres littéraires du Teillon, salle de fêtes de Peyroules.

De nombreuses animations sont prévues, rencontres, métiers autour du livre.

Je vous y attends nombreux.



mercredi 23 août 2017

RENDEZ-VOUS, SAINT-LAURENT DU VAR


Le samedi 26 août, je dédicacerai mes livres et rencontrerai mes lecteurs de 9 heures 30 à 18 heures 30, Place Adrien Castillon (vieux village). 

De nombreuses animations sont prévus dans le cadre de ce vingtième salon du livre de Saint-Laurent du Var, sur le thème de "Sauvons la Planète"



Les éditions Valrose seront également représentées par Coralie Folloni et Pierre-René Bedell qui présenteront "Aux longs cours" leur création commune multi-support poétique et musicale.



Venez nombreux !

samedi 19 août 2017

SOUVENIR D'UNE VILLE

Une ville aux formes insensées,
Aux couleurs multipliées,
Une cathédrale inachevée,
Des guitares enchantées,
Un marathon échoué,
Un bar à tapas où je l'ai rencontré,
Sur les Ramblas, un long baiser.

Barcelone, ensanglantée







mercredi 16 août 2017

RENDEZ-VOUS, AURIBEAU-SUR-SIAGNE

Les éditions Valrose seront sous les étoiles dimanche 20 août à l'occasion d'une nocturne de 17 à 22 heures, dans la cour de l'ancienne école Léon Mallet.

Avec Coralie Folloni et Manon Vermersch, venez nombreux nous retrouver avec l'ensemble de nos ouvrages.



mardi 15 août 2017

LA PASSION D’UN COMPAGNON

Ma semaine de villégiature dans l’ouest, outre les agapes nuptiales et autre festivité d’anniversaire, fut l’occasion d’une visite de la maison nantaise des compagnons du devoir et du tour de France, guidé par Clément, l’un de mes jeunes neveux qui y apprend la menuiserie.

Jusqu’à présent, je ne connaissais de cette maison que son célèbre clocher tors dominant la ville de Nantes.

C’est au XIIe siècle que le compagnonage fut créé, dans le but de loger les ouvriers des grands chantiers, lesquels transmettaient leur savoir aux plus jeunes. Seuls les métiers du bâtiment étaient par conséquents représentés, ce n’est que très récemment que les compagnons ont élargis leur accueil aux autres apprentis, notamment les boulangers.

Chaque jeune, après sa journée d’apprentissage chez un maître compagnon rejoint la maison où il loge et reçoit des cours théoriques. A l’issue de sa formation, le jeune fera son tour de France où il séjournera dans deux villes par an afin de parfaire sa connaissance du métier.

A l’occasion de la visite de la maison nantaise, Clément évoqua avec passion son métier, et nous fit découvrir les différentes œuvres de compagnons, chaque pièce est travaillée avec le plus grand soin et beaucoup de talent.

La maison en elle-même a été aménagé par les hôtes, offrant ainsi un réfectoire évoquant plus la salle commune de Poudlard qu’une cantine d’internat.

L’apothéose étant la bibliothéque ayant nécessité deux années de travail pour parvenir à un résultat époustouflant. Une table ronde en bois massif orne au milieu de la pièce, le symbole de chaque métier y est sculpté. Sur les chaises on peut voir des hermines bretonnes ou le navire symbolisant la ville de Nantes.

Plus d’une heure durant, Clément fut un guide passionnant et passionné pour ses cousins, oncles et tantes, répondant sans relâche à nos questions.



Pour en savoir plus, le site de l'association en cliquant  

La maison et son clocher tors



















D'autres photos (plus pro) en cliquant ici

dimanche 30 juillet 2017

BELLA CORSICA

Cela faisait longtemps que j’en avais envie sans avoir eu l’occasion de concrétiser le projet et c’était donc la première fois que je mettais un pied sur l’île de beauté.

Dimanche, je retrouvais un groupe de randonneurs avec qui j’allais partager une semaine de treck.
Afin de bien commencer, nous nous arrêtons sur une plage du Golfe de Sagone pour une première baignade avant de rejoindre notre hôtel à Guagno les bains. Le groupe de quatorze marcheurs et deux accompagnateurs se découvre et très vite la convivialité et la sympathie domine.

Lundi matin, première randonnée dans la vallée des deux Sorru et les villages de Poggiolo, Orto et Soccia. Les marches ne sont pas acharnées mais ponctués de pauses baignades dans les rivières de montagne, l’eau et un peu fraîche il est vrai mais elle fait du bien tant la température de l’air est élevée.
Julien, le guide, est un passionné de l’île, ses montagnes, ses rivières, ses sentiers et nous fait volontiers partagé son enthousiasme non sans succès. Ici un fumoir à châtaigne, là des bruyères arborescentes, des arbousiers, tantôt un brin d’histoire. Il est intarissable.

Mardi c’est sur un chemin de tradition pastorale que nous marchons, croisant vaches et troupeau de chèvres sur le sentier nous conduisant à la Chapelle Sant’Eliseu, culminant à 1 500 mètres d’altitude, avant de redescendre vers le lac de Creno, seul lac boisé de Corse, bordé de nénuphars.
Changement de décor ensuite en rejoignant roches et rivières.
C’est à proximité d’une bergerie que nous pique-niquons mais la pause digestive sera aussi brève que le ciel est menaçant. Fort heureusement, les capes de pluie resteront au fond des sacs et les coupe-vent ne seront sortis que pour la forme.

La marche suivante, entre Soccia et Letia Saint-Roch sera ponctué par un cours d’histoire corse lié à celle de Pascal Paoli, personnage emblématique du dix-huitième siècle qui écrira l’une des premières constitutions au monde.

C’est déjà la fin de la première partie du séjour, et laissons derrière nous les paysages époustouflant du maquis, ses forêts, rivières, montagnes, pâturages.

Après une pause bistrot dans le village d’Evisa, nous rejoignons la côte et le Golfe de Porto. Le décor est bien différent sur cette route où nous croisons quelques cochons en liberté.

L’invasion génoise du onzième siècle est très présente où de nombreuses tours d’observations dominent encore la côte. Jeudi, nous rejoignons le Capu Rossu pour rejoindre à pied la Tour de Turghiu. Pour ce faire nous traversons les calanches de Piana et ses roches d’origine volcanique aux formes et couleurs insolites.

Le retour de la marche du jour sera marqué par une petite erreur de trajectoire, je tairais le nom de la responsable par respect de l’omerta locale traditionnelle, d’autant que le détour n’a rallongé que de sept hectomètres à peine si j’en crois les données de ma montre satellitaire. Néanmoins, le prétexte fut pris pour se remettre de ses émotions avec un mojito sur un bar de plage quelques heures plus tard.

C’est déjà le dernier jour !

C’est par une promenade en bateau que nous achevons notre circuit. Au départ de Porto, nous faisons une brève escale au port de Girolata, ancien fief de Barbe Rousse, puis nous longeons la magnifique réserve naturelle de Scandola, classée ainsi en 1975, près de deux mille hectares entre terre et mer rendu entièrement à l’état sauvage et inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

Avant de nous quitter, une dernière marche dans les callanches de Pina pour l’apothéose du décor, pour clôturer une semaine de rêve, moins de deux kilomètres pour la parade.

Et comme il faut bien se quitter, nous nous embrassons après un dernier pot et l’échange des adresses de messagerie. Sans larmes mais avec le souvenir d’une semaine que je n’ai pas vu passé.

De retour à Ajaccio, je passe la dernière soirée avec quelques amis du groupe encore sur place, j’écris deux cartes postales et bois une dernière Pietra.


C’est certain, mon premier séjour ne sera pas le dernier !








samedi 22 juillet 2017

POUR BIEN COMMENCER LES VACANCES

La soirée n’était pas prévue, mais une amie qui ne me déteste pas et à qui je rends de mon mieux la pareille, m’a demandé le matin même si j’étais disponible car elle avait entre les mains un billet pour le meeting d’athlétisme de Monaco et envisageait de me l’offrir, proposition que j’acceptais avec enthousiasme et reconnaissance.

C’est que le plateau de la réunion était plus que relevé. Renaud Lavillenie à la perche, Pierre-Ambroise Bosse au 800 mètres, Bob Tahri au Steeple, Caster Semeynia au 800 mètres, Maria Lasitskene à la hauteur et bien d’autres athlètes dont naturellement la star du sprint, Usain Bolt. Certains venaient dans le but de gagner leur concours, d’autres seulement se qualifier pour les championnats de monde de Londres dans quelques semaines, quoi qu’il en soit des luttes acharnées se profilaient et nous n’avons pas été déçus.

Malgré la foule, nous nous retrouvons peu de temps avant le début des épreuves, croisant un autre ami commun s’agitant comme un enfant devant l’entrée des athlètes et nous montrant avec jubilation nombre de selfies qu’il avait réalisé avec quelques champions du jour.

Tandis que les courses se succèdent, les concours de sauts et lancers se déroulent dans le même temps.

Face à nous, le triple saut, très disputé, où les deux premières ne se départageront qu’à l’ultime essai pour trois centimètres seulement ! Sur notre droite le saut à la perche toujours magnifique à voir malgré la petite déception tricolore. A gauche le lancer de javelot et à l’opposé de nous le saut en hauteur féminin.

Après avoir couru son dernier hectomètre en meeting en moins de dix secondes, Usain Bolt fit un tour d’honneur signant de nombreux autographes et se prêtant au jeu des selfies pour le plus grand bonheur du public.

Pour se maintenir au plus haut niveau de l’athlétisme mondial, Bolt a probablement eu une hygiène de vie irréprochable, il ne doit pas avoir de vice Usain.

La compétition se terminait avec le 3000 mètres steeple et hélas la chute de Bob Tahri qui avec une rupture partielle du tendon d’achille doit renoncer au championnat du monde. En garçon poli, Bob n’a pas eu de critique pour le service médical qui pourtant fut très long à intervenir (beaucoup plus que les cameramen) et en point d’orgue cette image incroyable de l’ambulance du stade (ressemblant vaguement à une voiturette de golf) tendant de passer par un trou de souris alors que la piste était entièrement dégagée !


Très anecdotiquement, j’ai vécu ce soir-là une expérience dont je me serais passé, celle de boire (sans la finir cela va de soi) la bière la plus infâme qu’il m’a été amené de porter à mes lèvres, rendant le sandwich à pain mou presque goûtu à côté.