BIENVENUE SUR MON BLOG

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dimanche 16 juillet 2017

DE BIOT À CONTES

Les courses estivales de fin de saison dans les villages des Alpes-Maritimes sont généralement propices à de forts dénivelés sur des courtes distances.

À Biot, la règle ne déroge pas et après une première boucle à l’extérieur, la montée dans le village et aussi éprouvante que le parcours dans les ruelles est agréable. Même en fin de journée la chaleur éprouvante n’empêche pas Marie-Claude de monter sur la plus haute marche du podium dans sa catégorie sous les couleurs peillonnaises.

À Contes, la semaine suivante, la chaleur et quelques douleurs abdominales m’ont fait renoncer après un kilomètre et demi de course sur un parcours que j’avais pourtant reconnu intégralement à deux reprises. Courir à Peillon a brillé sur cette course, avec les deuxièmes places de Franck et Mathilde et les podiums de Marie-Claude (qui y prend goût) et Jean-Pierre.

Infortune en revanche pour Aurélie qui dût quitter la course à deux kilomètres de l’arrivée, solidairement accompagnée. Dans le sud aussi la chaleur fait du mal aux organismes !

La soirée s’est terminée par l’apéro et une paëlla entre amis, c’est l’essentiel.


Le sourire dans l'effort pour Marie-Claude

Par contre, le 314 n'est pas très souriant....





samedi 15 juillet 2017

NICE, UN AN APRÈS

Hier, à Nice, il y avait l’hommage, le vrai, l’officiel, avec les discours et le défilé militaire, et puis les hommages, celui des gens, qui déposaient des fleurs et se recueillaient.

Les deux étaient indispensables, l’un n’allait pas sans l’autre pour que chaque niçois trouve sa place dans cette journée de mémoire.

Avec Céline, une proche amie dont ce n’est pas le véritable prénom mais je ne lui ai pas demandé son avis pour écrire ce billet, nous avons fait le choix de mélanger les deux.

Pendant le discours présidentiel et le défilé qui ne sont pas des séquences que nous voulions suivre, nous sommes allez loin du site des commémorations, commençant la journée par un moment de détente dans une salle de cinéma regarder une comédie facile, avant de rejoindre le Quai des Etats-Unis où était organiser l’hommage participatif par une pose de plaques bleues, blanches et rouges sur le sol afin d’écrire un message -la devise de la République en l’occurrence.

Ensuite, après un moment pour nous comme un jour ordinaire, nous avons rejoint la Promenade des Anglais rejoindre le lieu exact où deux enfants dont Céline était proche ont été fauchés par un camion fou un soir de fête. De nombreux niçois faisaient comme nous à chaque endroit ou un homme, une femme, un enfant a perdu la vie l’an passé dans cette ignoble tragédie.

Chargée par l’émotion Céline est rentrée chez elle, tandis que j’allais au concert en plein air non sans échanger encore de nombreux textos avec elle.

Une minute de silence. Calogero chante « Les feux d’artifices », où il évoque ses souvenirs d’enfants face à ces moments de bonheur, sans pouvoir finir sa chanson.

Il n’était pas le seul à pleurer.

Et quatre-vingt-six ballons blancs sont allés vers le ciel.
                                      





vendredi 30 juin 2017

A QUI LE TOUR ?

Passionné de longue date par le cyclisme en général et le Tour de France en particulier, je me laisse aller à un pronostic depuis quelques années. 

Pour la première fois, je rends publique ma prédiction sportive. Même pas peur.

Pourtant, l'an dernier je me suis un peu planté dans l'exercice. Je n'avais évidemment pas prévu les abandons de Pinot et Contador, pronostiqués dans un top 10 où je n'avais envisagé que quatre d'entre eux (Froome, Bardet, Quintana et Valverde), trop optimiste pour Aru (13e) Molema (11e) et Rolland (16e) et sans voir Yates, Porte, Meintjes, Martin et Kreuziger.

C'est le propre du pronostic, qu'il soit inattendu, preuve que tout n'est pas écrit d'avance. 

Pour 2017, considérant l'état de forme des uns et des autres ainsi que la topologie du parcours, j'imagine le classement final du 23 juillet 2017 ainsi :

(Roulement de tambour)

1 - Romain BARDET (parce qu'il faut être un peu chauvin et que l'an dernier je l'avais placé septième, il terminait sur la deuxième marche du podium).
2 - Christopher FROOME
3 - Nairo QUINTANA
4 - Richie PORTE
5 - Fabio ARU
6 - Jacob FULCKSANG
7 - Esteban CHAVES
8 - Louis MEINTJES (également maillot blanc du meilleur jeune)
9 - Alberto CONTADOR (parce que ce n'est pas aux vieux singes qu'on apprend à faire la grimace)
10 - Alessandro VALVERDE (même remarque que pour Contador).

Demain, ce sera un contre-la-montre de 14 kilomètres à Düsseldorf, je vois bien Tony MARTIN en jaune le premier soir.

Verdict dans trois semaines, en espérant que la course me fera longtemps douter, que la lutte sera belle et sportive et qu'elle surprendra d'audace. 

Espérons aussi qu'il y aura sujet à débat et polémique comme l'an dernier dans l'ascension du Mont Ventoux où Chris Froome eut à courir sans son vélo !



mercredi 21 juin 2017

RENDEZ-VOUS, LA MARTRE

Le dimanche 25 juin, je participerai à la quatrième fête du livre et de la bande dessinée à La Martre de 9 heures 45 à 18 heures.

Les éditions Valrose seront présentes au grand complet. 

De nombreuses animations sont prévues, conférences, rencontres, dédicaces, spectacles,...

Venez nombreux.


mardi 20 juin 2017

RENDEZ-VOUS, SAINT-ROCH

Je dédicacerai mes livres et rencontrerai mes lecteurs, le samedi 24 juin de 10 heures à 13 heures, Presse du Boulevard, 22 boulevard Saint-Roch à NICE. 

Viviane, libraire indépendante et passionnée, accueillera plusieurs auteurs niçois à l'occasion de cette matinée conviviale.

Venez nombreux !


dimanche 18 juin 2017

DE BONS CONSEILS HYGIÉNISTES

Entre autres activités, j'ai eu l'occasion de faire quelques recherches généalogiques. Pour l'occasion j'ai feuilleté les livrets de familles de la ville de NANTES, qui outre la mention de l'état civil donnaient quelques conseils d'hygiène.



La ville conseillait à mes arrières-grands-parents et ceux de leur génération (en 1900) de cuire leurs aliments et de privilégier l'eau de la ville plutôt que celle du puits.

Déjà, la notion de modération dans la consommation du vin était mise en avant, pour les enfants en revanche, l'âge minimal requis était de quatre ans, le plus tard étant le mieux.

L'apéritif était proscrit, ainsi que rhum et cognac et l'avertissement précisait que "l'alcoolisme prédispose à toutes les maladies en particulier à la tuberculose".



La Santé Publique recommandait alors : "ne crachez jamais par terre, surtout si vous êtes malade", précisant que le tuberculeux ne doit pas embrasser les enfants !

Suivait quelques tarifications des actes en dernière page :


mardi 13 juin 2017

LEYMERGIE ET MOI

Le journaliste télématinal de France 2 quitte la chaîne après vingt-huit années à l’aube cathodique du service public télévisé.

Je n’aurais pas l’audace de dire que je l’ai rencontré, mais le hasard a fait que nos chemins se sont croisés à trois reprises. Le plus anecdotique étant que les lieux et les circonstances étaient chaque fois très différents.

La première fois, c’était le 14 juillet 1987 à Paris, sur les Champs-Elysées. J’étais bidasse à l’époque et c’est bien malgré moi que je me trouvais en ce lieu où le Colonel de mon régiment eut son heure de gloire en étant interviewé en direct par Leymergie alors présentateur du journal de la mi-journée sur la chaîne qui s’appelait à l’époque Antenne 2. L’interview ne portant pas sur les soirées de trouffions à Paris les veilles de Fête Nationale, il ne fut donc pas question de la promenade nocturne de quelques puceaux Rue Saint-Denis à reluquer, faute d’argent, celles que l’on appelait encore des petites infirmières de l’âme.

L’année suivante, début décembre 1988 à Nantes, sur la Place du Commerce. A l’occasion du Téléthon, Leymergie était venu faire quelques animations, dont une course cycliste sur la place de la Petite Hollande entre ses confrères Henri Sannier et feu François-Henri de Virieu, alors présentateur de l’émission politique « L’heure de vérité » (c’est étrange d’écrire les mots « politique » et « vérité » l’un à côté de l’autre).

Longtemps après, il y a deux ou trois ans, il présentait son autobiographie au salon du livre de Nice.

A aucun moment je ne lui ai adressé la parole, pour lui dire quoi ? A aucun moment je ne lui ai demandé d’autographe ou de selfie, pour en faire quoi ?


Mais repenser à tout ça seulement parce que le monsieur quitte France 2, même pas pour prendre sa retraite (il a soixante-dix printemps au compteur), et ben ça ne nous rajeunit pas !


lundi 12 juin 2017

LE VIEIL HOMME ET SON DOUBLE

Les livres circulent, se prêtent, (parfois ne se rendent pas mais ça ce n’est pas bien et la famille W se reconnaitra…).

Ainsi, avec la précieuse amie qui n’en est pas moins ma bienveillante éditrice, il nous arrive de se prêter quelques livres.

Elle fut emballée par la lecture du Vieil homme et son double, en avait exprimé son enthousiasme sur son site et m’avait proposé de partager son plaisir de lecture.

Malheureusement, malgré toute l'amitié qui nous lie, il peut arriver que nous ne soyons pas d’accord.

John Baird un universitaire américain spécialiste d’Hemingway est approché par un faussaire notoire qui lui propose de publier des nouvelles en les faisant passer pour l’œuvre de l’auteur du Vieil homme et la mer. Cela pourra passer pour un canular afin de rabaisser quelques érudits.

Les deux compères perfectionnent la supercherie et trouvant une machine à écrire identique à celle qu’utilisait l’écrivain.

Mais John Baird est assassiné par un sosie d’Hemingway.

Si j’ai aimé l’histoire en elle-même, le style de Joe Haldeman, le thème de la contrefaçon et celui sous-jacent de la guerre du Viêt-Nam, la construction du roman (chaque chapitre porte le titre d’une œuvre d’Hemingway), je n’ai en revanche pas du tout adhéré à l’aspect science-fiction. Sans doute suis-je trop cartésien pour cela.

Le mieux est de vous faire une idée vous-même.



dimanche 11 juin 2017

DE L’ESCARÈNE À FALICON

Un mois après le semi-marathon de Bordeaux, c’est sur les sentiers de l’arrière-pays niçois que je suis allé gambader avec quelques-uns de mes camarades peillonnais. C’était le 14 mai dernier à l’Escarène.

Je ne connaissais pas trop mon niveau de forme mais j’ai vite eu confirmation que mon entraînement était insuffisant lorsque dès la première côte j’eus quelques peines à monter. Pour autant je n’étais pas isolé, faisant la course avec Elise.

Malheureusement, une inattention doublé d’un balisage insuffisant (et signalé à l’organisateur), nous a rallongé d’un bon kilomètre. Pour Elise, cela eu la fâcheuse conséquence de lui faire perdre une place dans le classement féminin. C’était sans compter sur sa volonté, agrémentée de mes encouragements ! Ainsi, Elle reprit sa position sur le podium après une lutte acharnée, faisant honneur à son titre de championne départementale par équipe de cross-country.

L’Escarènoise était la première manche du challenge Pays de Paillon, auquel je participe en l’adossant, à titre personnel, aux défis du sourire de l’association Le Rire Médecin . L’idée étant de faire une collecte de fonds pour cette association.
Toutes les infos c’est par ici : 
Et faire un don avec la carte bleue pour faire monter le compteur, c’est par  : 



Le lundi de Pentecôte, c’est à Falicon que trois représentants du club, Mathilde, Elodie et moi ont grimpés les sentiers jusqu’au Mont Chauve d’Aspremont.

Si les descentes étaient assez roulantes, les coureurs devaient être attentifs aux passages plus techniques où les chutes sont si vite arrivées. Elodie en fera l’amère expérience, sans gravité cependant.


Quant à Mathilde, elle complète les nombreux podiums féminins du club la veille au trail de Grasse en prenant la deuxième place de sa catégorie. 


BIENTÔT, INCESSAMMENT

Les lecteurs de ce blog, assidus de ma vie trépidante, ont eu la délicatesse de ne pas me faire observer qu’il y avait précisément un mois aujourd’hui que je n’avais pas narrer quelques passionnantes anecdotes, joutes sportives acharnées ou lectures captivantes.

Je suis touché par votre absence de reproche mais je suis bien conscient de votre déception par ce laisser-aller depuis mon judicieux billet sur les décibels des voitures électriques de compétition.

Il est vrai qu’entre-temps je suis parti une semaine en vacances chez ma maman, seul, comme cela n’était pas prévu.

J’aurais pu vous raconter mes déboires avec les passagers covoiturés, qui au retour et au-delà m’ont quand même bien gonflé le burnous, voire couru sur le réveille-matin comme on dit outre Rhin (Das geht mir auf den Wecker)

Afin de ne pas vous remonter le gaz au cerveau comme on dit en Algérie (tala3 gaz lerras / طلع الغاز للراس), je vous ai épargné mes analyses politiques relatives aux élections présidentielles, législatives et nomination du nouveau gouvernement. Tiens à ce propos, comment va Richard Ferrand ?


Enfin vous comprendrez aisément, au vu de la photographie ci-dessous, que mon niveau d’activité débordant valait bien une pause rédactionnelle dans ce blog que je ne manquerais pas d’interrompre pas plus tard que sous peu et peut-être même avant si vous êtes sages.





jeudi 11 mai 2017

VRAOUM

Samedi prochain aura lieu à Monaco le deuxième Grand Prix de voitures électriques.

L’émission de décibels d’une voiture électrique étant assez proche du niveau sonore d’un pet de mouche bleue, j’ai un peu de mal à imaginer les passionnés de mécanique et de chrome venir idolâtrer leurs pilotes favoris, élégamment vêtus d’une combinaison thermorégulatrice fluo et le visage enfoui sous un casque intégral aux couleurs flamboyantes, tout en écoutant, mélomanes, le vrombissement des machines à chaque tour de circuit.  


Mais je suis taquin.





dimanche 7 mai 2017

Edith Piaf - L'hymne à l'amour

Dimanche 7 mai 2017, 8 heures, 

Ma chanson du dimanche à moi, bonne journée et vive l'amour.








samedi 6 mai 2017

CHALLENGE DU PAYS DES PAILLONS

Après deux années un peu difficiles, le challenge du Pays de Paillons revient cette année fort de six courses entre le 14 mai et le 28 novembre 2017 :

14 mai : Trail l’Escarénoise
21 mai : Trail des limaces (Blausac)
28 mai : Monta Cala et trail de Peillon
8 juillet : Les foulées contoises
16 septembre : Ascension du col de Braus
26 novembre : Panettone Trail de Berre les Alpes.

Toutes les informations sont disponibles en cliquant sur ce lien.

A titre de personnel, j’ai fait le choix de participer à ces courses au profit de l’association Le Rire Médecin, des clowns venant en aide aux enfants hospitalisés. je suis leurs activités depuis de nombreuses années étant proche du Docteur Claudia Chou-fleur, co-fondatrice de la joyeuse équipe.



Vous pouvez donc soutenir l’association à travers ce défi du sourire en faisant un don sur la page créée pour l’occasion :


J’ai fixé l’objectif à 1 000 euros de collecte, on va montrer à nos copains clowns que dans le Sud on est des gens sympas !

En plus c’est une niche fiscale, profitez-en pour payer moins d’impôt !





 

samedi 29 avril 2017

Y A COMME UN DEFAUT

Hier soir, je recevais dans ma boîte aux lettres un courrier vert et blanc intitulé "avis de contravention", ce qui est généralement accueilli fraîchement.


Ainsi, selon les automates verbalisateurs, j'aurais le dimanche de Pâques stationné mon véhicule de façon très gênante sur le trottoir sis 34 boulevard Jean XXIII à Nice. 

J'ajoute, que si cela était exact le stationnement aurait duré plusieurs jours, de l'avant-veille au lendemain soir au moins comme pourrait le démontrer mon billet de chemin de fer et ma location d'un véhicule à Bordeaux dans ce même laps de temps.

Mais, regardons de plus près le lieu de l'infraction : 



On observe nettement la présence de piquets rendant impossible le stationnement sur le trottoir. 

Il n'est pas dit que je lâche cent trente cinq euros sans sourciller, je vais illico contester avec véhémence cette injuste tentative de racket.

Et toc.



mardi 25 avril 2017

TEMPS GLACIAIRES

Le commissaire Ademsberg et son adjoint Danglard, les personnages récurrents de Fred Vargas sont cette fois en prise avec une série de suicides dont on découvre vite un point commun.

L’enquête les conduira sur une piste islandaise, puis sur une association de nostalgiques de Robespierre anonymes de sept cents adhérents ainsi que sur une famille étrange dont le secrétaire particulier porte le même nom sans être de la famille tout en venant de la même famille d’accueil que le fils naturel qui n’ai donc pas adopté mais laissé, en quelque sorte, en dépôt. Tout le monde suit ?

Ah j'oubliais, il y a aussi un sanglier apprivoisé.


On se prend au jeu tant bien que mal, mais il faut rester bien concentré, Fred Vargas nous a habitué à mieux.




jeudi 20 avril 2017

PROFESSION DU PÈRE

Les souvenirs d’enfance d’un jeune garçon dans les années soixante auprès d’un père fantasque et mythomane et une mère effacée.

Il n’a pas le sentiment d’être manipulé par son père en qui il voit un héros, compagnon de route du Général de Gaulle, ancien footballeur, espion, jongleur, …

Sorj Chalandon nous conduit dans un récit nostalgique, marqué par une influence autoritaire et narcissique dont le narrateur doit s’affranchir dans sa vie d’adulte.


Comme à son habitude, Chalandon raconte la vie, aussi dure soit-elle, mais d’où toujours la lumière finit par apparaître.



mercredi 19 avril 2017

QUELQUES JOURS À BORDEAUX (2)

Hésitant, toujours pâle, je me suis malgré tout mis en tenue et ai retrouvé les copains. Eux sont enthousiastes à l’approche du départ, cela me revigore un peu.

Amoureusement motivé, je rejoins la zone de départ sans être vraiment convaincu du bien-fondé de ma démarche.

Vite rejoins par quelques-uns de mes acolytes peillonnais partis d’un autre sas, je n’essaie même pas de les suivre.

Nous sommes vingt mille à être partis en même temps sur des voies parfois étroites. Certains se fraient un chemin moyennant quelques coups d’épaules, les organisateurs devront prévoir à l’avenir un départ par vague de quatre mille coureurs afin de fluidifier la course.

Premier ravitaillement après l’espace Darwin (Caserne Niel) je marche un peu, après mes troubles d’avant course je dois m’hydrater plus qu’à l’accoutumée.



Nous retraversons la Garonne par le Pont de Pierre puis les parcours du marathon et du semi-marathon se séparent, je vais un peu mieux. De mieux en mieux. J’arrive à accélérer un peu, moins de cinq minutes au kilomètre (douze kilomètre-heure), c’est mon allure marathon. Je calcule, si je maintiens ce rythme quel sera mon temps ?

Je rejoins Séverine et Thierry, nous échangeons quelques mots rapidement, ils ont capitulé. Gênés par la foule, ils ont été à l’arrêt deux fois, impossible de tenir leur rythme dans ces conditions alors ils se font plaisir et ne regardent plus leur montre.

J’arrive sur les quais, au deux tiers de la course, il fait nuit désormais, à nouveau le pont Chaban-Delmas sur lequel je ralentis volontairement dans la partie montante.

La fatigue commence à se faire sentir, l’estomac me rappelle à son bon souvenir mais je suis désormais dans une phase de course euphorique, plus question de flancher !

Je rejoins Annabel, on ne se parle pas, chacun dans sa bulle ou sa musique, juste un petit geste d’encouragement, elle aussi termine bien sa course.

De peu j’évite la chute en piétinant sur un ralentisseur que je n’avais pas vu, distraction de fin de course ou la vigilance n’est plus la même.

C’est le Pont de Pierre à nouveau, le public en nombre, la ligne d’arrivée, l’excitation et la sensation d’avoir réussi même loin de mes temps habituels.

Nous nous retrouvons tous tant bien que mal ensuite, chacun raconte sa course, ses mésaventures, ses succès mais toujours pas de bière bien que ce soit un usage d’après course très agréable.

Le dimanche fut consacré à quelques balades dans Bordeaux guidés par David, le local de l’étape.



mardi 18 avril 2017

QUELQUES JOURS À BORDEAUX (1)

Outre le rendez-vous sportif du marathon, devenu semi-marathon pour moi suite à mes récents bobos, le déplacement en terres girondines fût l’occasion projetée de visites familiale et touristique.

Vendredi soir nous rejoignons notre hôtel de bord de rocade mal insonorisé et aux installations sanitaires très originales (1) mais nous n’avions pas trouvé mieux en réservant l’avant-veille en raison d’un malentendu fâcheux avec l’organisateur de l’hébergement initialement prévu (lequel reste débiteur envers moi et mon amoureuse de quelques pintes de bières blondes ou ambrées pour se faire pardonner, à bon entendeur…).

Samedi matin, après que mon aimée ait fait son footing sous un léger crachin céleste dans un parc animalier où quelques volatiles manifestaient bruyamment leur présence, notre première visite fut réservée à quelques-uns de mes cousins girondins (ou presque). En plus du très grand enthousiasme de les revoir, cela est si rare, ils bénéficiaient de l’avant-première familiale de la rencontre avec ma moitié dans un plaisir manifestement partagé.

Le sport n’étant pas une maladie grave, j’ai pu boire quelques verres de vins (mais pas trop), ce qui d’ailleurs aurait été dommage chez des connaisseurs. Avant la course nocturne, je trouvais ainsi un avantage à la tendinite m’ayant fait renoncé au marathon, sur cette distance je n’aurais bu que de l’eau avant et surtout pas mangé d’huîtres mais nous y reviendrons.

Puis ce fut l’heure de regagner Bordeaux dans l’après-midi. La course ayant occasionné plusieurs fermetures de rues et quais, nous faisons stratégiquement deux équipes d’une personne, mon acompagnatrice ayant pour mission de garer la voiture tandis que j’allais chercher mon dossard avant la fermeture de l’espace prévu à cet effet. Presque une heure plus tard nous nous retrouvons missions accomplis, enfin prêts à retrouver le groupe muni du précieux sésame à accrocher de quatre épingles.

Mais c’est avec une pâleur nauséeuse que mon aimée me retrouve et nous nous précipitons dans la première pharmacie faire l’achat d’une substance propice à soigner les troubles digestifs ! Je fais publiquement sur ce blog le serment solennel de ne plus jamais manger d’huître de toute ma vie, pourtant j’aime ça et ce midi je n’en n’avais mangé que six (2).

Le médicament étant effervescent, nous allons dans un bar (plus précisément en terrasse, le détail est important) où je ne prends qu'un verre d’eau.

Et c’est le drame.

Sans rentrer dans des détails peu ragoutant, disons que j’ai subi une réaction de refoulement gastrique que les serveurs de bars voient plutôt en fin de nuit les soirs de matchs….

Ma participation à la course, pour l’heure, est amplement compromise.

                                                               À suivre….

( (1) Une seule arrivée d’eau dans la salle de bains, qu’à cela ne tienne, le flexible de douche est branché dans le lavabo.


 (2) Aucun trouble de ce type jusqu’au 20 janvier de l’an passé, puis re-belotte au nouvel an. Trois fois de suite, on peut conclure que j’ai désormais un problème digestif avec le mollusque ostréidé.



jeudi 6 avril 2017

C'EST UN CAP





Ce soir, vers 18 heures 45, le compteur de mon blog affiche le nombre de 100 000 visites !

Merci à tous pour votre fidélité depuis quatre ans et demi sur ce blog.


Cela s'arrose, sans aucun doute

samedi 1 avril 2017

PETIT PAYS

Au Burundi, début des années 90, Gabriel vit heureux avec sa famille, de père français et mère rwandaise.


C'est la vie joyeuse d'un garçon de dix ans avec copains, leur planque, quelques chapardages de mangues pour se faire de l'argent de poche dépensé en confiserie les premiers temps, en bières ensuite.



Il entend aussi les adultes parler politique, les rancunes prêtes à se réveiller, à basculer dans la haine et les tragédies. Un coup d'état, le Rwanda s'embrase, les familles se déchirent, certains fuient les massacres, d'autres restent ou vont combattre.


Pour son premier roman d'inspiration autobiographique, Gaël Faye à ce talent de savoir traiter d'un sujet grave sans que la lecture en soit oppressante grâce à un style fluide.









"Quand il riait, la joie repeignait les murs"

"Il comprenait toujours ce que disaient les grandes personnes, c'était son handicap"

"L'humeur était à la fête et les larmes au rire"

lundi 27 mars 2017

LE QUOTIDIEN DE SELLIG ET LES VOYAGES DE PATRICK


Pas moins de deux soirées théâtres à quelques jours d’intervalles, avec des styles et un public bien différent.

Jeudi dernier, dans le cadre du festival Les sérénissimes de l’humour, je suis allé voir le nouveau spectacle du comédien Sellig qui racontait avec un brin d’exagération son quotidien et ses souvenirs. Allant de ses vacances à la montagne aux dimanches ennuyeux en passant par ses colonies de vacances, les jeux de sociétés, les trains en décembre ou les voyages sur l’autoroute, l’artiste nous conduit dans un univers fait de dérision, ponctuant ses sketches de quelques interventions de Jean Georges, de la Comédie Française, narrant ses visites en Province dont la seule évocation de ce no man’s land provoque des haut-le-cœur !

Bien que le naturel et la spontanéité semblait de mise, la présence dans la salle du chef de l’Etat monégasque m’a paru troubler parfois les réactions du public. Le protocole cependant a placé le souverain un rang après le mien, j’apprécie cette délicatesse.

Samedi soir, c’est dans une salle niçoise beaucoup plus modeste dans sa capacité d’accueil mais non moins fraternelle et amicale que j’allais applaudir les Travel anecdotes de l’ami Patrick Mottard, interprété par Bernard Gaigner et Frédérique Grégoire. C’est avec plaisir que je retrouvai l’autodérision et l’humour de Patrick, grand baroudeur estival, en particulier dans l’Europe de l’Est notoirement épique d’avant 1989 qui lui fit connaître quelques jours les geôles bulgares.

S’il faut patienter février 2018 pour voir Sellig sur la scène de l’Olympia, il est beaucoup plus simple et rapide de voir les déboires des Mottard jusqu’au 2 avril au Théâtre de l’Eau Vive (10 Boulevard Carabacel, à Nice, tél : 04 93 27 10 49).


 

mercredi 15 mars 2017

FÉERIQUES

Le troisième opus poétique (1) de Coralie FOLLONI marquait la fin d’un cheminement reconstructeur et rédempteur par la poésie, paru en 2009 après « Tristesses » (2004) et « Clairsobscurs » (2007).

Cette fois, les mots de Coralie sont une renaissance marquée par l’amour et le goût des plaisirs simples de la vie dans un rythme chantonnant.

La seconde partie met en avant le plaisir de la création artistique, l’art rédempteur, l’imagination comme l’imaginaire, le rêve, le partage.

Ponctué de nombreuses photos de l’auteur ce recueil donne de l’énergie et du sourire, à lire et relire dans nos matins plus gris.



ISBN : 978-2-95229355-2-4





(1) troisième opus poétique mais quatrième ouvrage avec la pièce de théâtre "Le Roi veut tout" en 2008.