BIENVENUE SUR MON BLOG

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dimanche 28 décembre 2014

DE HIÉRARCHISER L’INFORMATION

Ce dimanche midi, en regardant nonchalamment le journal télévisé de la chaîne publique, j’observais que l’importance de l’information, tant dans la durée que dans la chronologie du traitement des sujets, tenait un peu plus du divertissement que de l’information elle-même.

Sur une durée totale de 21 minutes 37, le journal se décomposait ainsi :

Sommaire : une minute, dont 45 secondes concernant la neige en hiver
Premier sujet : il fait froid en hiver, et même des fois il neige à la montagne quand on va faire du ski, ah ben mince alors, les vendeurs de chaînes à neige sont en rupture de stocks (durée : 12 minutes 30, soit plus de la moitié du journal)
Deuxième sujet : disparition de l’avion d’Airasia avec 150 personnes à bord (durée : 1 minute 48)
Troisième sujet : incendie d’un ferry grec (durée : 1 minute 20)
Quatrième sujet : La cyberattaque dont a été victime Sony empêchant d’utiliser la X-box reçue à Noël (durée : 2 minutes)
Cinquième sujet : Le film de Patrice Leconte avec Christian Clavier (durée : 2 minutes 14, second sujet dans le durée, plus de 10% de la durée totale)
Sixième sujet : Le concours télévisé « Prodiges » diffusé la veille au soir sur la même chaîne (durée : 35 secondes)
Transition et salutation : 10 secondes.

J’ai tout de même la fâcheuse impression que le premier sujet aurait pu être écourté considérablement, tant il semble évident que des chutes de neiges en Savoie au mois de décembre sont dans l’ordre logique de la météorologie et c’est d’ailleurs pour cela que tant d’automobilistes s’y rendaient.

J’ai tout de même la fâcheuse impression que la promotion cinématographique trouverait plus sa place chez Michel Drucker que chez sa nièce.

J’ai tout de même la fâcheuse impression de ne pas avoir vu le travail de journalistes.

Tout cela est vérifiable sur ce lien (la validité du lien est d’une semaine environ)


Bien entendu, j’envoie un courriel à France 2 sur leur site en les invitant à répondre en commentaire de blog. S’ils me répondaient d’une autre manière, je ne manquerais pas de le faire savoir à tous mes fidèles lecteurs.

Neige en décembre, vendange en septembre ?
(Photo JP Clatot - AFP)




dimanche 21 décembre 2014

CROSS DEPARTEMENTAL POUR TOUS- LEVENS (06)

Ce matin à Levens, les crossmen se retrouvaient pour leur dernier rendez-vous de 2014, et auraient pu chanter en plagiant Bécaud « Le grand pré vert était blanc » tant le mercure était descendu bas dans la nuit pour n’afficher qu’un seul petit degré à 9 heures (et dix de plus à midi).

Comme le veut l’usage, les championnats départementaux débutent par le cross dit « pour tous », ouvert aux non-licenciés et aux licenciés loisirs de la FFA.

Malgré le froid et le début des vacances scolaires, 66 concurrents ont ouvert le bal sur 8,3 kilomètres en trois boucles d’un circuit sans difficulté majeure.

Matthieu, le vainqueur du cross Amnesty de la semaine dernière était avec moi au rendez-vous, sans aucune illusion de récidive à en juger par la présence au départ de quelques coureurs plus performants que nous.

Je suis heureux d’avoir convaincu Carine de venir courir ce cross, et sa fausse mauvaise humeur du début est vite dissipée. Philippe, convaincu depuis bien longtemps aux bienfaits préparatoires du cross, ainsi que Jean-Robert, le doyen du club, complètent le quatuor des coureurs peillonnais (Chantal attend son heure sur le championnat féminin).

Le départ est rapide comme à l’accoutumé sur ce type de cross, la course débute par deux virages et nous sommes nombreux à avoir repéré la passage boueux après deux-cents mètres !

14e après la première boucle, 21e à la seconde, je termine la course à la 20e place dans un temps honorable de 36’59’’ pour 8,3 km, soit une vitesse de 4’27’’ par kilomètre (13,5 km/h).

Alors qu’elle venait sans prétention particulière -voire à reculon- Carine se classe 2e féminine (et 1ère de sa catégorie) après avoir longtemps couru accompagnée par Philippe, tandis que Jean-Robert, gagne également le classement de sa catégorie !


Mon vrai plaisir d’entraîneur, je l’ai vécu après la course, quand la réticente Carine m’a finalement avoué avoir pris du plaisir à courir un cross !

Carine heureuse, ..... d'avoir gagner une pancarte !!


mardi 16 décembre 2014

DE MODIFIER LES PROPOS D'UN AUTEUR

je n'avais pas fais attention auparavant, mais j'observe que dans la reprise de Piaf "Mon amant de Saint-Jean", Bruel transforme le texte à la troisième personne qui devient "Son amant de Saint-Jean"

En tant qu'auteur, naturellement, la pratique me chagrine et je n'aimerais pas que Bruel, s'il venait à chanter mes textes, en modifie le contenu par simple convenance personnel.

Notons au passage que la chanson interprétée par Edith Piaf a été écrite par... un homme, Léon Agel, 1910-?, (qui sait écrire aussi des chansons à la con, puisqu'il est également l'auteur de "Sans chemise, sans pantalon", immortalisée -hélas- par Rika Zaraï -hélas bis)


Gainsbourg en revanche, assumait le texte, avec "Mon légionnaire" (paroles de Raymond-Roger Asso,1901-1968), sans changer une virgule ni une note mais avec une réorchestration bien menée.


Même Carla Bruni respecte l'auteur et assume un texte écrit et prévu pour un homme ! Et pas des moindres puisqu'il s'agit de Tonton Georges, 1921-1981, (autant dire qu'elle avait intérêt à respecter l'auteur).


Peut être aurait-ce pu devenir "Quand je pense à Fripouille, je mouille", mais je m'égare dans la grivoiserie d'autant que cette suggestion pourrait être interprétée avec une arrière pensée politique malveillante !


dimanche 14 décembre 2014

COURIR POUR LES DROITS DE L’HOMME

La particularité du cross en général, et du cross court en particulier et la rapidité du départ. Pour éviter de piétiner dans le peloton, on joue un peu des coudes, on se fraye un chemin afin de se positionner.

Le cross Amnesty International de Valbonne échappe d’autant moins à la règle que les premiers mètres se disputent sur un sentier étroit avant que le parcours se poursuive ensuite dans les rues de la technopole de Sophia Antipolis.

Un groupe de 3 coureurs caracole en tête, tandis que je les suis à moins de dix mètres sans parvenir à revenir sur eux tant le rythme est élevé (le premier kilomètre en 3’39’’) !

Mais je me sens capable de faire un bon résultat d’autant que l’an passé, mon ami co-entraîneur, sur cette même course, s’était enorgueilli d’un podium dans sa catégorie. Cela me motivait forcément.
Je reste sagement au contact avant de rejoindre la féminine du groupe, Corinne, un athlète que j’ai déjà vu sur des courses sans la connaître vraiment.

Après la partie bitume, alors que nous longeons la Bouillide sur la piste de la Source, je n’entends plus Corinne et ne perds pas de vue les deux premiers de la course. Ils sont proches, mon écart se réduit avec le deuxième alors que nous arrivons à la mi-course. Je parviens à le rejoindre mais je sens qu’il est derrière moi.

Je ne veux rien lâcher dans ce dernier kilomètre, en montée quasi-ininterrompue. Je veux conserver cette deuxième place, cela ne m’est jamais arrivé sur une course. En venant j’escomptais bien un podium par catégorie, j’avais vu les temps de l’an dernier, c’était jouable !

Dernier virage, il ne reste que cent cinquante mètres, j’accélère encore tentant le tout pour le tout, au cas où le troisième viendrait se lancer dans un sprint pour revenir. Je ne veux pas de ce scénario. Je ne l’entends plus derrière moi, plus que quelques foulées maintenant !

Nous nous serrons la main après l’arrivée, mon immense sourire malgré l’essoufflement en dit long sur cette satisfaction que je savoure. Je m’empresse d’annoncer la nouvelle par texto aux plus proches pour leur faire partager ma prouesse héroïque (si, si).

C’est mon premier podium individuel ! Je me suis placé à la deuxième place d’une course ! Je suis heureux d’écarter mon Marathon berlinois en demi-teinte en terminant l’année avec une belle réussite.

Finalement, les résultats ont été serrés. Si le premier gagne avec une minute d’avance, mes trois poursuivants pointent entre cinq à quinze secondes seulement après moi. Il s’en est fallu de très peu.


Sourire jubilatoire après l'effort !

la preuve en image !






samedi 6 décembre 2014

L'ESCALATOR

Ce matin, je me rendais dans un centre commercial pour quelques emplettes de Noël. Sur l’escalator me conduisant du parking à la surface marchande, deux jeunes gens interpellent une femme en âge d’être leur mère.

- Vous êtes souriante Madame, c’est agréable de voir des gens souriant.

La scène aurait pu s’arrêtée là, attendrissante et sympathique.

Mais la scène ne s’est pas arrêtée là, les deux jeunes gens ont cru bon d’ajouter :

- Parce que quand on voit ça !


Et ils se sont retournés vers moi….


Photo : http://capitaine-haddock.over-blog.fr/

jeudi 4 décembre 2014

SALE TEMPS POUR LES CROSSMEN !

Ce sont les dommages collatéraux des intempéries de ces derniers jours. Dimanche dernier, le cross de Levens était annulé tant le grand pré communal était détrempé. Équiper tous les coureurs de palmes rendait l’opération quelque peu complexe. A cela s’ajoutait le vent et les risques de voir s’envoler les installations de toile !

Puis, et l’information a été diffusée mercredi soir, le cross des îles de Lérins subissait le même triste sort pour la deuxième fois de son histoire en quarante-deux éditions. C’est l’Office Nationale des Forêts cette fois qui mettait en garde sur les risques de chute d’arbres. Bien que la météo prévoit d’être plus agréable dimanche disent les prévisionnistes.


Souhaitons que les prochains cross du département (Valbonne le 14 et à nouveau Levens le 21) ne subissent pas le même sort afin que les valeureux athlètes puissent à nouveau gambader joyeusement dans forêts et prés avant de rentrer chez eux boueux de la tête aux pieds, mais souriant face à leur conjoint désemparé !



lundi 1 décembre 2014

Scopitone N°39 - GIEDRÉ ode à la contraception

Commençons en musique cette période de l'Avent, prélude des fêtes de la Nativité que sont la joie et la magie de Noël !



samedi 29 novembre 2014

jeudi 27 novembre 2014

Прием (Bienvenue)

ствуйте на Этой неделе, я наблюдаю , что на этом журнале Русские посетители более многочисленные что французские люди. Это удостаивает меня, чтобы узнать, что мой журнал имеет с этого времени международное измерение (размер) и я приглашаю всех моих иностранных посетителей: Русские, Американцы, Немец, Британцы, Украинец, Польский язык, Китайцы, Бельгийцы, Канадцы, люди из Монако, Алжирца или Литовца.

Магия blogosphere !!


***


Cette semaine, j’observe que sur ce blog les visiteurs russes sont plus nombreux que les français. Cela m’honore d’apprendre que mon blog a désormais une dimension internationale et je souhaite la bienvenue à tous mes visiteurs étrangers : Russes, américains, allemands, britanniques, ukrainiens, polonais, chinois, belges, canadiens, monégasques, algériens ou lituaniens.

Magie de la blogosphère !!



samedi 22 novembre 2014

UN PEU DE NOUS

Le premier recueil de poésie de Manon VERMERSCH débute comme l’envoi d’une bouteille à la mer et invite le lecteur à trouver la clé d’un code poétique (Vérité cachée).

Au fil de sa vie, Manon évoque l’amour, la déception, le rêve, le désir, le regret ou la mort. Il ressort de ses mots une sensibilité à fleur de peau dans des textes contrastés allant de la douceur jusqu’à parfois une certaine violence (Etat de choc, Poupée).

L’auteure observe aussi avec tendresse la vie, les instants, les lieux (je crois connaître la librairie de Jean-Paul), ainsi que son histoire vécue, son enfance, avec du recul.

On savoure aussi les doubles lectures de certains poèmes (fil d’année).  


Les textes de Manon sentent la spontanéité de la jeunesse. 




UN PEU DE NOUS, de Manon VERMERSCH
Editions VALROSE, ISBN :978-2-9529355-6-2





mardi 11 novembre 2014

RELAIS DU PAN BAGNAT

Malgré la pluie et quelques désistements, le relais niçois traditionnellement couru le 11 novembre au Parc Estienne d’Orves a bien eu lieu.

Le principe de la course et simple, chaque équipe de relayeurs, composée d’au moins une femme, parcourt un tour de circuit de 4,5 kilomètres, en commençant nécessairement par une relayeuse. Le quatrième tour est effectué par le trio.

Si Courir à Peillon annonçait fièrement trois équipes, les aléas climatiques ont honteusement fait renoncer deux relayeurs. Fort heureusement, le troisième larron du trio a trouvé deux équipières et la convenance m’empêche de préciser s’il y eu ce fameux plus si affinité.

Angélique, Jérémy et Julien formaient ainsi l’équipe des jeunes de Courir à Peillon, Chantal, Philippe et moi représentions par conséquent les anciens les plus expérimentés.

Nos relayeuses avaient placés la barre très haute en achevant leur boucle aux sixième et septième places.

Alors que j’encourageais enthousiaste Angélique, je ne vis pas Chantal arrivant quelques mètres après elle et ratais ainsi le passage du témoin, sans que cela n’ait de conséquence sur le classement final.

Tandis que Jérémy s’éloignait rapidement de mon champ de vision, je m’efforçais de maintenir la position de l’équipe au classement. Une place perdue, une de reprise, le contrat est rempli alors que Jérémy, de son côté, a repris plusieurs positions au classement que Julien maintiendra longtemps, le trio se classera troisième de la course, signant ainsi le deuxième podium par équipe de la saison après l’Ekiden de Fayence.

Philippe, de son côté, s’efforcera de donner le maximum dans son relais avant notre boucle en trio où les places perdues ne sont rien mesurées au plaisir de courir entre amis.

Quant à la pluie, seules les relayeuses ont finalement dû l’affronter, l’éclaircie promise était au rendez-vous après le départ de ces dames.




PS : Notons que, fort heureusement, le témoin de relais est une simple tape dans la main de son équipier, est n’ait pas constitué d’un pan bagnat. Le sandwich niçois est distribué à chaque relayeur après la course.


Le départ pluvieux des relayeuses (photos Claude)


Jérémy, Angélique, Julien (photos Claude)

Chantal, Philippe, Antoine (photo Claude)

Hubert entouré de ses équipières d'un jour (photo Claude)



Les liens :

dimanche 9 novembre 2014

MARATHON NICE-CANNES

Carine sur la Croisette

Je rassure tout de suite mes lecteurs les plus assidus qui s’inquiéteraient en voyant le titre de ce billet, je n’ai pas couru ce marathon 6 semaines après mon escapade berlinoise !

Non, l’activité du jour, outre une sortie en vélo, consistait à venir encourager les amis.

Le premier exercice consistait à éviter que la police m’invite à quitter le parcours de la course, ce qui, cette année s’est avéré être une activité plus aisée que les éditions précédentes bien qu’il me fallut tout de même faire un crochet à Saint Laurent du Var.

Puis, à Cagnes sur Mer, je m’installais à la terrasse d’un café pour attendre le passage des coureurs, non sans avoir commis un excès de vitesse délibéré sur la piste cyclable de Cagnes sur Mer limité à dix kilomètres heure -c’est dire si l’on bascule facilement dans l’excès- je me sens parfois un esprit rebelle et provocateur.



L’avantage d’un marathon par rapport à une étape du Tour de France et que les spectateurs sont beaucoup moins nombreux ce qui permet de bavarder devant un café jusqu’à la dernière minute.
photo FP

Au premier peloton de coureurs kényans suivra la multitude de coureurs partis à l’assaut de la distance reine de la course à pied.

Après avoir encouragé longuement la plupart des amis -ceux que j’ai réussi à voir- et les trois athlètes de Courir à Peillon, j’ai suivi la course chez moi sur Internet.

Malgré la pluie et le vent qui feront leur apparition remarquée sur le parcours, les Peillonnais achèvent tous leurs courses avec succès.


En 3 h 08, Sébastien aura gardé le sourire jusqu’à Cannes, fidèlement suivie par Christine, à moins que ce ne soit l’inverse. Greg (3 h 27) et Carine (3 h 46), en néo-marathoniens, atteignent leurs objectifs respectifs.

Séb et Christine (photo FP)

Greg (photo FP)

vendredi 7 novembre 2014

A PROPOS DES VIEILLES CANAILLES

Hier soir, dans son émission "Si tu écoutes j'annules tout" sur France Inter, Charline Vanhoenacker illustrait la série de concerts communs de Johnny, Eddy et Dutronc (143 ans à eux trois) par un extrait de cette chanson de Richard Gotainer.


Pour être complet, votre dévoué blogueur, vous propose l'intégrale du titre.



lundi 3 novembre 2014

CARTOON-UP

C’est tout à fait par hasard, cet été sur la Place Masséna à Nice, que nous avons fait connaissance de Romano Vivarelli et son humour tex-averyesque.

Réseau social aidant, je me suis empressé de me mettre à l’affut des prochaines dates de spectacles de Romano à Nice où mon attente fut enfin comblée fin octobre.

L’énergie explosive de l’artiste, ses mimes, ses scènes surréalistes, sa complicité avec le public, jusqu’à une hilarante improvisation donnent un spectacle d’une grande qualité.


Les dates des spectacles de Romano Vivarelli sont à suivre sur Facebook ou sur le site billetréduc


LA MOUGINOISE

Le parc de la Valmasque était cette année le théâtre du lancement de la saison des cross avec deux formats, 5,5 et 11 kilomètres.

Pour l’occasion, je retrouvais avec plaisir ce parc départemental dans lequel je me suis tant entraîné pendant des années en l’arpentant sur chaque sentier (et il y en a !).

L’occasion aussi de revoir de nombreux camarades d’entraînement de l’époque, dont l’ami Pascal qui m’avait embarqué sur ma première course, sur ce lieu même, il y a précisément 14 ans. A l’époque, il m’avait devance de 4’30’’ sur 8,5 km. Mais ça c’était avant. C’était le dernier cross Nice-Matin sur le site avant qu’il soit délocalisé à Fréjus, puis déprogrammé définitivement ensuite.

Puisque mes camarades de Courir à Peillon, qui n’ont pas connu cette époque, ces chers petits, aiment mes tee-shirt antédiluviens, j’avais pris soin, pour l’échauffement, de prendre un de ces vieux maillots délavés en coton qu’ils affectionnent. Celui de ce matin, avait été imprimé en 2005 pour une course en duo baptisée « Elle et Lui », couru également dans ce parc de la Valmasque, avec Fanny où nous nous étions classés honorablement à la 7e place (sur 58), hélas, seuls les 6 premiers étaient récompensés !

Nous n’avons plus jamais eu l’occasion de renouveler notre brillant duo, la course n’avait eu lieu qu’une seule année avant de disparaitre du calendrier.

Fin de la séquence nostalgie.

Ce matin donc, nous étions sept participants du club « Courir à Peillon » ce qui rendait heureux l’entraîneur que je suis désormais, tant je leur ai asséné les bienfaits et les mérites musculaires du cross-country.


Ainsi, aux athlètes aguerris à l’exercice, c’était joint Thierry et Magali, pour leur premier cross, non sans donner le maximum d’eux même ni sans reconnaitre –en tout cas Magali- « avoir adoré ». 

Juju , Président de Courir à Peillon (photo FP)

dimanche 19 octobre 2014

CHALLENGE PAYS DES PAILLONS ET GRAND PRIX DU CAVIGAL

Ce samedi soir, le challenge du Pays des Paillons s’achevait par la remise des prix et la consécration de deux coureurs du même club, un première depuis la création du trophée.

Ainsi, les deux représentants de Courir à Peillon, Carine VERLAY chez les féminines et Robert SAI chez les hommes, se voyaient récompensés de tous leurs efforts fournis durant les neuf courses que compte le challenge débuté en mai à Cantaron et achevé fin septembre à Peille, les sept autres manches s’étant courus à l’Escarène, Blausasc, Peillon, Drap, Lucéram, Contes et Touët de l’Escarène.

Manifestement émue, Carine soulignait son attachement à la vallée dans laquelle elle vit et travaille et je ne pouvais que me réjouir des victoires de ces deux coureurs si fortement impliqués dans ce projet qui leur tenait tant à cœur.

les récipiendaires du challenge


***

Dimanche, trois semaines après le marathon de Berlin, je renouais avec la course sur le site superbe du Mont Boron pour ma 6e participation au Grand Prix du Cavigal organisé par le club éponyme. Certes la condition physique est loin d’être revenue, et pour cause, mais l’essentiel était bien de prendre plaisir à courir avec des amis. Ce fut l’occasion de revoir quelques sportifs, dont Sophie, désormais jeune maman.


Lors de cette matinée ensoleillée sur l’une des plus belles vues de la ville de Nice, ma bien aimée m’accompagnait ce qui ajoute à mon plaisir.

Nice, vue du Mont Boron




samedi 18 octobre 2014

POURQUOI COURIR UN MARATHON ?

Parce que nous avons choisi la ville plus d’un an avant, seul, en couple, entre amis, avant d’organiser le voyage, le logement, le tourisme, parfois le visa.

Parce que douze semaines avant commence l’entraînement méticuleux, avec ses doutes, ses rêves, ses objectifs, ses sorties longues au petit matin l’été ou chaudement couvert l’hiver.

Pour l’admiration qu’il suscite parmi les non-coureurs ce qui nous permet -un petit peu- de bomber le torse.

Pour le retrait des dossards la veille, dans un espace immense, une foire mercantile dédiée au sportif dans laquelle se mêle les stands de matériel sportif et ceux des organisateurs des prochains marathons.

Pour le test de la puce où notre nom s’affiche sur un écran, nous ressortons du site avec un grand sac contenant, outre le dossard et la puce, les consignes de courses, les prospectus divers glanés sur les stands, des échantillons, des cadeaux de l’organisateur, une éponge pour se rafraîchir pendant la course sur les zones prévues à cet effet.



Pour le moment venu de préparer toutes ses affaires la veille au soir, fixer soigneusement son dossard sur le maillot du club en s’y reprenant à deux fois parce qu’il n’est jamais droit du premier coup, ou trop haut, ou trop bas.

Pour le dernier plat de spaghettis.

Pour ce réveil à l’aube du jour J, quand on se plaint d’avoir mal dormi parce que c’est toujours ainsi, on dort systématiquement mal la veille d’un marathon.

Pour ce métro matinal qui s’emplit de coureurs à chaque station.

Pour le plaisir d’entendre un groupe parler notre langue dans ce brouhaha polyglotte.

Pour cette fraîcheur qui nous saisit pourtant nous nous sommes recouverts d’un grand sac poubelle et avons pris avec nous un vieux tee-shirt dont nous nous débarrasserons dans quelques kilomètres.

Pour cette entrée dans les sas malgré la foule et l’attente. La musique, les annonces de l’animateur que nous ne comprenons pas, soit les haut-parleurs sont trop loin, soit nous ne parlons pas cette langue.

Pour ce coup de feu libérateur, suivi d’un lâcher de ballons, d’une salve de cotillons.

Pour ce « bip » que fait la puce lorsque nous passons la ligne de départ, parfois longtemps après les premiers.

Pour ces applaudissements, ces affiches « allez Papa », ces drapeaux d’un peu partout.

Pour ces gamins tout au long du parcours qui nous tendent la main dans l’espoir du geste identique d’un coureur.

Pour ces inconnus qui nous encouragent par notre prénom quand l’organisateur l’a mentionné sur notre dossard.

Pour ces maillots de coureurs portant les couleurs de toutes les régions de France, d’Europe, parfois au-delà des océans.

Pour ces déguisements insolites pimpants dans les premiers kilomètres, plus délabrés dans les heures qui suivent.

Pour ces orchestres tout au long du parcours.

Pour le bruit des gobelets qui s’écrasent sur le sol après les zones de ravitaillements.

Pour ces petits gestes d’encouragements quand l’un d’entre nous est en difficulté, marche, boîte, se tient l’abdomen.

Pour ces dernières forces que nous trouvons pour finir malgré la fatigue et la douleur.

Pour cette émotion devant les monuments historiques.
Barcelone

Pour cette jubilation quand nous passons enfin la ligne d’arrivée.

Pour cette envie de pleurer de joie quand nous battons notre record.

Pour cette médaille souvenir, ce tee-shirt (mais pas à Berlin, et ça je n’ai toujours pas digéré), ces photos.

Pour notre étrange manière de sourire en titubant.

Pour tous nos souvenirs, tous nos récits.

Pour cette bonne bière que l’on boit avec les copains après la course !




dimanche 5 octobre 2014

MURMURES


Nouvelle courte dont le lecteur peut éventuellement entrevoir une évocation érotique


Elle se pencha vers lui et lui murmura quelques mots à l’oreille. Il avait levé le nez de son livre, avait regardé dans sa direction avant de replonger, indifférent, dans sa lecture. Vexée, elle sentit monter en elle une sourde colère. Elle alluma la télévision, changea plusieurs fois de programmes avant d’éteindre. Il avait à nouveau levé la tête dans la direction de la femme pour montrer son agacement face à cette agression sonore. Elle ne s’en préoccupa pas et tournait encore dans le domicile faisant quelques bruits pour accroître encore l’irritation de son compagnon.

Il referma son livre, le posa sur la table du salon et se dirigea vers elle le visage froid et fermé. A vrai dire elle se sentit un peu inquiète en le voyant s’avancer. Qu’allait-il faire ? Il posa ses mains sur les hanches de sa femme, lui murmura à l’oreille comme elle l’avait fait quelques minutes auparavant. Elle sourit d’un sourire nerveux avant de poser l’objet qu’elle tenait dans les mains sur la table de la cuisine, et suivit l’homme qu’elle aimait.

Le silence, à nouveau s’était imposé dans le séjour vide.

Après quelques minutes, les deux amants reprirent leurs places dans l’espace familial. Lui lisant, elle entreprenant une séance de repassage du linge.


 Il semblait qu’ils n’avaient pas quittés la pièce de la journée.






jeudi 2 octobre 2014

MARATHON DE BERLIN (deuxième partie)

L’attente est longue dans le sas bondé. A 8 heures 45, un lâcher de ballons jaunes marque le premier départ et je mesure la distance qui me sépare de ligne. Nous sommes 40 000 coureurs, je dois attendre patiemment mon tour. Puis la foule marche lentement vers le départ, enfin les premières foulées, les puces émettent un bip sonore au passage sur la ligne, il est 9 h 9, les premiers sont partis depuis 24 minutes !

La chaussée est assez large pour que la foule des coureurs ne soit pas oppressante, mais après le premier virage, pourtant situé à 2,5 kilomètres du départ, la voie est plus étroite et il faut encore se faire une place dans le peloton.

J’ai choisi de partir sur une base de 5’15’’ au kilomètre, soit 3 h 42 sur le marathon, je suis loin de mon allure habituelle (4’53’’/km à Milan), mais ma préparation ne s’est pas bien passée et je préfère être prudent. J’ai perdu un peu de temps dans l’embouteillage des premiers kilomètres mais je reste sur mon allure de référence jusqu’au vingt-cinquième kilomètre où le rythme se fait plus difficile. Je choisis de ralentir un peu, marcher au ravitaillement, et repartir peu à peu sur ma cadence.

Dans le public nombreux, des spectateurs brandissent des pancartes nous annonçant l’information sportive du jour : le record du monde de marathon vient d’être battu en 2 h 2’57’’ !

Un partenaire du marathon, fournit gracieusement des gels glucidés et des boissons énergétiques aux coureurs sur une zone de ravitaillement spécialement dédié. Hélas, les emballages après usage sont jetés au sol et piétinés mille fois, le sucre se déverse alors sur la chaussée.

La sensation d’avoir des chaussures collantes sur la route est des plus désagréable ! La solution me viendra par hasard, en me vidant la vessie contre un bosquet, je marche sur de l’herbe ce qui a pour effet de déssucrer mes semelles !

Trente-six kilomètres, plus que six. Mais je dois ralentir à nouveau, les douleurs sont trop fortes. Ma foulée ne doit plus être très académique. Je ne regarde plus ma montre pour connaître ma vitesse mais pour calculer la distance restante que je compte en longueur du canal niçois habituel lieu d’entraînement, puis en nombre de tours de stade. Cela semble beaucoup plus court !

Dernier virage. Face à moi la porte de Brandebourg. L’instant est magique ! La foule acclame les coureurs qui en finissent. Je m’approche du monument en savourant la fin de mon neuvième marathon. Je suis heureux de mes 3 heures 53, même si je suis loin de mon meilleur chrono sur la distance, je pense avoir bien appréhendé mes difficultés pendant la course alors qu’il y a trois semaines je voulais renoncer !

On me remet la traditionnelle médaille et vais récupérer mon sac à la consigne non sans m’être désaltérer d’une bière fraîche et réconfortante.

Mais à Berlin, si une bière est offerte (par un sponsor), point de T-shirt finisher ! Et un T-shirt finisher - avec la médaille- c’est le graal du marathonien, on le porte avec fierté sur les footings de reprises, c’est le signe de nos exploits. C’est très important !

Je rejoins le groupe peillonnais au lieu fixé. « Est-ce que vous avez pu courir ? » et ma première question, celle que je me suis posée plusieurs fois pendant ma course, celle aussi qui m’a remotivé parfois.

Ils ont en effet pu franchir la zone de course à la dernière minute. Une de nos accompagnatrices avait pu photographier et envoyer leur passeport, puis ils ont rejoint les sas deux minutes avant le départ. Tout cela pour un fichu bracelet en papier !

De nous quatre, David aura battu son record personnel en 3 h 37’ !

Deux jours après être rentré de Berlin, que peut faire un marathonien ? Se reposer bien sur, mais aussi… s’inscrire au marathon suivant : à Nantes le 19 avril 2015 !





mardi 30 septembre 2014

MARATHON DE BERLIN (première partie)

Inscrit depuis près d’un an, organisé depuis plusieurs mois, entraîné pendant douze semaines avec parfois des baisses de forme ou de moral, le jour J d’un marathon est un moment savouré et apprécié.
Cette année, Berlin était mon premier marathon international et vivais cela avec Julien, David et Jean-Claude, trois compères du club de Courir à Peillon.

La veille, le retrait des dossards s’était fait sur le site de l’ancien aéroport de Tempelhof,  fermé en 2008 et reconverti depuis en un immense parc et hall d’expositions et manifestations diverses, où l’ancienne activité du lieu est toujours visible rendant cet espace particulièrement insolite.

Après avoir récupéré nos dossard, puce, sac et petit bracelet en papier dont nous ignorons l’utilité et que je conserverais par hasard sans savoir qu’il m’évitera des déboires, nous encourageons les deux filles de David sur les courses enfants avant de consacrer l’après-midi au tourisme berlinois.

Le plus marquant à Berlin et la juxtaposition de l’austère architecture d’Europe de l’Est avec la modernité des bâtiments plus récents, tout en assumant un passé sinistre. Les marchands du temple des souvenirs ne se privant pas de rentabiliser la funeste Histoire dans leurs échoppes ! Combien de kilomètres de mur a-t-il été vendu depuis sa chute en 1989 ?


Fresque à la gloire des travailleurs socialistes, sur le mur de ministère des finances


Le rituel de la veille du marathon, outre les pâtes au beurre, est la préparation méticuleuse des affaires de courses, accroché la puce au lacet d’une chaussure, sortir les gels, fixé le dossard que pour l’occasion nous ornons d’un ruban noir en hommage à Hervé Gourdel.
Vient enfin le jour J.

Nous déjeunons en silence avant de rejoindre l’aire de départ. Le train du petit jour se remplit peu à peu de coureurs jusqu’à ce que tous descendent ensemble et rejoignent le même lieu grouillant de monde.

Je passe les barrières pour entrer dans la zone départ, en montrant mon dossard. Je ne comprends pas pourquoi Julien s’agite, Jean-Claude et David rejoignent Julien et palabrent également avec un officiel. Je m’aperçois seulement maintenant que, plus que le dossard, les contrôleurs ont surtout vérifier le fameux bracelet en papier. Celui dont nous n’avons pas compris la raison et que je suis le seul des trois à avoir conservé. Pour cette incompréhension mes trois amis sont refoulés ! Je ne peux évidemment rien faire pour eux. Ils ont l’espoir de pouvoir présenter une carte d’identité que nous accompagnateurs amèneront, souhaitons-le à temps !

Je pose mon sac à la consigne et rejoins mon sas de départ agacé par cette rigueur qui empêche mes amis d’entrer. Qui plus est, une probable erreur lors de mon inscription, fait que je suis dans le derniers sas, j’ai dû omettre de mentionner mon temps de référence sur marathon qui m’aurait permis de partir d’un autre sas.


Jean-Claude m’a rejoint. Il a réussi à passer en douce mais nous n’avons pas de nouvelles des deux autres.

Ont-ils réussi à entrer ?

(à suivre)