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jeudi 2 octobre 2014

MARATHON DE BERLIN (deuxième partie)

L’attente est longue dans le sas bondé. A 8 heures 45, un lâcher de ballons jaunes marque le premier départ et je mesure la distance qui me sépare de ligne. Nous sommes 40 000 coureurs, je dois attendre patiemment mon tour. Puis la foule marche lentement vers le départ, enfin les premières foulées, les puces émettent un bip sonore au passage sur la ligne, il est 9 h 9, les premiers sont partis depuis 24 minutes !

La chaussée est assez large pour que la foule des coureurs ne soit pas oppressante, mais après le premier virage, pourtant situé à 2,5 kilomètres du départ, la voie est plus étroite et il faut encore se faire une place dans le peloton.

J’ai choisi de partir sur une base de 5’15’’ au kilomètre, soit 3 h 42 sur le marathon, je suis loin de mon allure habituelle (4’53’’/km à Milan), mais ma préparation ne s’est pas bien passée et je préfère être prudent. J’ai perdu un peu de temps dans l’embouteillage des premiers kilomètres mais je reste sur mon allure de référence jusqu’au vingt-cinquième kilomètre où le rythme se fait plus difficile. Je choisis de ralentir un peu, marcher au ravitaillement, et repartir peu à peu sur ma cadence.

Dans le public nombreux, des spectateurs brandissent des pancartes nous annonçant l’information sportive du jour : le record du monde de marathon vient d’être battu en 2 h 2’57’’ !

Un partenaire du marathon, fournit gracieusement des gels glucidés et des boissons énergétiques aux coureurs sur une zone de ravitaillement spécialement dédié. Hélas, les emballages après usage sont jetés au sol et piétinés mille fois, le sucre se déverse alors sur la chaussée.

La sensation d’avoir des chaussures collantes sur la route est des plus désagréable ! La solution me viendra par hasard, en me vidant la vessie contre un bosquet, je marche sur de l’herbe ce qui a pour effet de déssucrer mes semelles !

Trente-six kilomètres, plus que six. Mais je dois ralentir à nouveau, les douleurs sont trop fortes. Ma foulée ne doit plus être très académique. Je ne regarde plus ma montre pour connaître ma vitesse mais pour calculer la distance restante que je compte en longueur du canal niçois habituel lieu d’entraînement, puis en nombre de tours de stade. Cela semble beaucoup plus court !

Dernier virage. Face à moi la porte de Brandebourg. L’instant est magique ! La foule acclame les coureurs qui en finissent. Je m’approche du monument en savourant la fin de mon neuvième marathon. Je suis heureux de mes 3 heures 53, même si je suis loin de mon meilleur chrono sur la distance, je pense avoir bien appréhendé mes difficultés pendant la course alors qu’il y a trois semaines je voulais renoncer !

On me remet la traditionnelle médaille et vais récupérer mon sac à la consigne non sans m’être désaltérer d’une bière fraîche et réconfortante.

Mais à Berlin, si une bière est offerte (par un sponsor), point de T-shirt finisher ! Et un T-shirt finisher - avec la médaille- c’est le graal du marathonien, on le porte avec fierté sur les footings de reprises, c’est le signe de nos exploits. C’est très important !

Je rejoins le groupe peillonnais au lieu fixé. « Est-ce que vous avez pu courir ? » et ma première question, celle que je me suis posée plusieurs fois pendant ma course, celle aussi qui m’a remotivé parfois.

Ils ont en effet pu franchir la zone de course à la dernière minute. Une de nos accompagnatrices avait pu photographier et envoyer leur passeport, puis ils ont rejoint les sas deux minutes avant le départ. Tout cela pour un fichu bracelet en papier !

De nous quatre, David aura battu son record personnel en 3 h 37’ !

Deux jours après être rentré de Berlin, que peut faire un marathonien ? Se reposer bien sur, mais aussi… s’inscrire au marathon suivant : à Nantes le 19 avril 2015 !





1 commentaire:

  1. Un chuke din tin ju ?

    Nan, nan, j'ai miu, et cho colle mie.

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