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lundi 29 novembre 2021

SEMI-MARATHON DE SAVONE

On l’a attendu longtemps ce semi-marathon ! Il était prévu le 15 mars 2020, il aura eu finalement lieu le 28 novembre 2021, 623 jours plus tard, pour les raisons virales que nous connaissons tous.

Le voilà enfin et c’est avec quelques amis de Courir à Peillon que nous nous rendons à Savone, chef-lieu de la province éponyme, la veille du rendez-vous sportif afin de bien profiter de la promenade en ville et du côté convivial d’un déplacement sportif !

Pourtant l’un des drilles de la bande a renoncé au voyage à la dernière minute pour cause de verdict positif au Covid. C’est moche mais c’est ainsi.

Il fait froid ce dimanche à Savone, mais les quatre larrons, Angélique, Annabel, Tayeb et moi sont trop heureux d’être enfin sur une ligne de départ pour s’en plaindre, peu importe nos entraînements respectifs, parfois aléatoires.

Angélique et Tayeb aspirant à une performance honorable se positionne en conséquence sur la ligne de départ, Annabel et moi, plus succinct dans la préparation prennent le départ de plus loin.

Le parcours n’est pas difficile, essentiellement plat, mais quelques souffles de vent nous glace en cette fin-novembre, ce n’est rien à côté de nos amis marathoniens du Nice-Cannes qui au même instant subissent quelques bourrasques d’Eole.

Nos supporters sont près de l’hôtel où nous avons séjournés et nous encouragent à chaque passage. « Angélique est tombée » m’annoncent-ils alors. Mince, je n’ai pas plus d’informations, que s’est-il passé ? Est-ce grave ? A-t-elle dû abandonner ? Je me dis que notre public n’avait pas l’air angoissé et je continue.

Angélique en effet a raclé l’asphalte au septième kilomètre, blessée aux deux genoux son côté combatif à vite pris le dessus, elle est repartie laissant le vent sécher ses plaies.

 Au trois-quarts de la course les conséquences du manque d’entraînement se font sentir, les genoux sont douloureux puis toutes les jambes et je réduis considérablement mon allure. Pour Annabel, les mêmes causes produisent les mêmes effets, tel un copié-collé

Sur la ligne d’arrivée, Angélique malgré sa chute s’offre le luxe de battre son record personnel en 1h38 (Mo Farah n’a-t-il pas gagné son titre de champion du monde dans les mêmes conditions ?). Tayeb la talonne en 1h39, plus loin je boucle la course en 1h52, Annabel en 2h04.

Le froid de novembre en Ligure n’empêche pas le soleil de briller, le week-end s’est terminé à la terrasse d’une brasserie, idéal pour récupérer.


au départ
le quatuor au départ

Angélique et Tayeb en plein effort


Angélique et Tayeb après l'effort

Après
(NB : En premier plan c'est la canette de Coca d'un enfant, les sportifs boivent des Spritz)

dimanche 1 mars 2020

UN CHAMPIONNAT DE FRANCE QUI LAISSE DES TRACES !



Alors que les amateurs de courses sur asphalte se voyaient privés de compétition à Cannes et Paris pour cause de coronavirus, les championnats de France de Cross FSGT étaient maintenus ce premier mars à Valbonne et j’avais fait de ce rendez-vous l’un de mes objectifs de course à pied 2020.

C’est sur le site des Bouillides, à Valbonne que Chantal et moi courions presque à domicile sur un parc que nous connaissons bien pour s’y être entraîner régulièrement il y a quelques années. Pour l’occasion, nous étions accompagnés par Nath dans le rôle important de supportrice.

Un peu de pluie en venant qui s’est vite arrêtée, celle d’hier avait rendu fourbement glissant quelques hectomètres du parcours longeant la rivière, inspecter le circuit lors de l’échauffement était plus que jamais indispensable.

Et nous en avons tiré les enseignements utiles. La première partie du parcours était particulièrement technique, des souches, des cailloux, des pièges nombreux sur lesquels la vigilance était de mise. Un pont en bois rendu glissant par la pluie, puis sur la deuxième partie du circuit des bosses difficiles, assez courtes mais très raides qui se succèdent. Donc beaucoup de changements de rythme dans une course courte (6,6 km pour moi, 4,6 km pour Chantal), évidemment rapide.

Piégé au départ, je me retrouve enfermé contre les piquets et la rubalise, m’obligeant à un départ de course loin des usages. J’improvise. Pointé en vingt-deuxième place à la fin de la première boucle, je remonte quatre concurrents au début de la deuxième pour maintenir mon classement jusqu’à la fin.

Si le coureur précédent m’est resté en ligne de mire longtemps, je n’ai jamais pu le rejoindre, il passait mieux les bosses tandis que je réduisais l’écart en descente. Pour les suivants, j’étais rassuré de ne plus entendre leur foulée à mes trousses mais les savais assez proches car l’un d’eux était membre d’un club co-organisateur et par conséquent connu de nombreux jalonneurs du parcours. Son applaudimètre me commandait d’être sur mes gardes.

Chantal pour sa part n’a rien pu faire face aux deux concurrentes devant elle, nettement au-dessus du lot, mais a maintenu son effort toute la course sans savoir l’écart avec les suivantes. En l’observant dans la dernière bosse, je pus voir que ces dernières n’étaient pas très loin mais que leur foulée marquée par la fatigue assurait la troisième marche du podium à notre amie.

Pour la dernière course le vent a fait son apparition, ajoutant de la difficulté à ce parcours qui est sans doute le plus difficile qu’il m’ait été donné d’affronter en cross.


Une des bosses qui chauffent les cuisses

Les gars de Bezons

Chantal, triomphale

 


dimanche 19 janvier 2020

CROSS D’OPIO, ACTE 5


Sous le soleil mais avec un terrain que la pluie de l’avant-veille avait préparé à l’épreuve, le Parc de loisirs d’Opio accueillait pour la cinquième année consécutive les Championnats départementaux de Cross-Country des Alpes-Maritimes

La nouveauté cette année était le relais-cross, quatre boucles de deux kilomètres, où Courir à Peillon présentait deux équipes sur cette course forcément très rapide. L’une d’entre elles, composée d’Elise, Angélique, Cédrick et Stéphane, s’octroyait la troisième place et signait pour l’occasion le premier podium de la journée.

S’ensuivait le Cross Pour Tous, réservé aux non-licenciés et aux licenciés dits « loisirs », auquel je participais avec quatre autres comparses, sur un parcours raccourci d’un kilomètre par rapport aux autres années mais permettant toujours de collecter quelques informations à communiquer aux suivants quant à l’état du terrain et les pièges à éviter. Peillon s'adjuge au passage la première place au classement par équipe.

Pour ma part, je fais une course plutôt satisfaisante, à une allure légèrement plus rapide que l’an passé, me confirmant les points à travailler à l’entraînement. Le plaisir du cross, et c’est bien le plus important, est toujours bien présent.  

Les courses des enfants et des jeunes prolongeaient le programme de la journée avec quelques chutes, de la boue, des sourires, des efforts et des résultats.

Peillon monte alors deux fois de plus sur le podium, avec Gabrielle, vice-championne Benjamine et Manu, vice-champion Junior.

Sur le cross court féminin, l’équipe ne fait pas de la représentation en s’offrant les septième, huitième et neuvième places, respectivement pour Elise, Virginie et Angélique. Chantal, poursuivant son retour en forme donnera toute son énergie pour se placer, certes plus loin, mais suffisamment pour donner à l’équipe les points nécessaires au quatrième podium du jour. Le quatuor se classe en troisième position.

Les garçons ne disputaient pas le classement par équipes (il faut quatre participants), mais Franck, Stéphane et Cédrick signent quelques classements honorables.






lundi 30 décembre 2019

CORRIDA DE SAINT-PAUL DE VENCE


Ce dernier samedi de décembre avait lieu la troisième édition de l’ultime course pédestre des Alpes-Maritimes et ma troisième participation à ladite Corrida organisée avec brio par David BARROIS et son équipe dans la cité médiévale où quatre peillonnais avaient fait le déplacement.


Dès les premiers virages intra-muros je commençais à sentir une douleur derrière la cuisse et ce chatouillis désagréable ne laissait déjà pas présager une issue confortable à la compétition.

La situation se confirmait dans le premier kilomètre hors du village où il m’était impossible d’accélérer et le dénivelé particulièrement prononcé ne m’était pas favorable.

Il devenait plus sage de quitter le parcours et retirer mon dossard en pensant aller prochainement présenter mes vœux à mon ostéopathe.

Le plus ennuyeux dans une blessure sportive et de ne pas en connaître la cause, cette fois, je sais pertinemment que l’hydratation familiale de Noël n’a pas joué en ma faveur.

Quant aux autres coureurs verts, leur réussite est fort heureusement plus heureuse puisque Stéphane G. gagne la course haut la main (c’est sa 96e victoire scratch en course à pied et VTT, encore quatre et on fête ça),  Chantal remporte le classement de sa catégorie tout en affirmant ne pas avoir aimé le parcours trop vallonné et se plaignant d’avoir triomphé sans véritable concurrence, elle est comme ça, elle aime batailler sportivement, et Alain, « il ne monte pas sur un podium mais est impressionnant de régularité» pour reprendre les termes du Président du Club, et ce président-là sait de quoi il parle.



PHOTOS : Organisateur



dimanche 8 décembre 2019

CROSS DU PAYS DE FAYENCE


Si l’on excepte les Championnats Régionaux de Cross en 2013, où l’équipe masculine de Courir à Peillon s’était qualifiée pour les Demi-finales du championnat de France, cela faisait 10 ans que je n’avais plus participé au Cross du Pays de Fayence, privilégiant généralement le cross d’Amnesty International à Valbonne couru le même jour.

Cette année, c’est sur la sollicitation de Chantal que j’ai rejoint la forêt varoise. J’avais décliné l’offre dans un premier temps au motif que mes enfants devaient venir déjeuner précisément ce dimanche et que j’irais plutôt tourner les jambes sur un deux roues non-motorisé car cela faisait plusieurs semaines consécutives que les déluges méditerranéens m’en empêchaient.

Puis la grève ferroviaire m’obligeant de prendre un jour de congé jeudi j’en profitais pour rouler et mes enfants ne pouvant venir voir leur papa dimanche, toujours pour cause de grève ferroviaire, je relançais donc l’amie Chantal sur son offre sportive, embarquant à l’occasion Angélique dans la sortie varoise.

Ma course ouvrait le bal à 10 heures pour un périple de 6,8 kilomètres avec une quarantaine de concurrents. En une décennie je savais que ma vitesse n’était plus la même, mais la façon de courir un cross n’a pas changé. Très rapide au départ pour se placer (le premier kilomètre sera mon plus rapide) avant de revenir à mon allure. Pointé en dixième position à la fin du circuit de départ, je redescends à la quatorzième place sans affolement à la fin du premier tour, puis treizième au deuxième tour.

Dans la dernière boucle des sous-bois de Montauroux, sur un parcours technique et difficile multipliant bosses et faux-plats, certains concurrents ralentissent exténués par un effort trop intense qu’ils payent au prix fort. Je reprends une place, puis deux, puis trois, pour la quatrième il faudra batailler pour rejoindre encore un candidat, le doubler et le distancer avant de franchir la ligne en neuvième position.

Sur la course féminine, Angélique réalise une belle course offensive, également très rapide au départ et reprenant aussi plusieurs concurrentes pour se classer sixième. Chantal fit réponse par la sagesse à son expérience en choisissant de quitter la course avec prudence.

Quant au jeune Manu, junior nous ayant rejoint, s’il ne se contente que de la deuxième place c’est uniquement parce que le premier était nettement au-dessus du lot. En revanche cette place de dauphin fut très disputée jusque dans les derniers mètres et c’est avec force et habileté que notre camarade de club tient la concurrence à distance.

Angélique

Chantal

Manu (en plein vol)


dimanche 10 novembre 2019

SAINT-POL – MORLAIX



Cette grande classique finistérienne n’est pas un semi-marathon comme les autres. Avec presque un demi-siècle d’existence elle fait partie des grands rendez-vous de courses à pied de ville à ville, telles Sedan-Charleville, Marvejols-Mende ou la voisine Auray-Vannes.

Pour moi, elle représente bien autre chose qu’une course à pied. Saint Pol de Léon étant avant tout un souvenir familial de vacances d’enfant, il y a désormais quarante de cela, lorsqu’avec mon cousin nous avions l’immense responsabilité d’aller faire les courses quotidiennes au supermarché du haut de nos huit et onze ans respectifs. Le souvenir impressionné de voir le nom de mon oncle, notaire de la ville, sur les affiches des maisons à vendre, il y avait très peu d’agences immobilières à l’époque. Le souvenir aussi d’une marraine que j’aimais tant.

Alors quand cet été le cousin Yann m’a proposé de faire la course avec lui et un très grand nombre d’autres apparentés, j’ai dit oui sans hésiter. « Nous serons une quinzaine de la famille » m’avait-il assuré avant que les désistements successifs réduisent l’effectif à quatre.
Peu importe le nombre, la course était aussi un bon prétexte pour passer un week-end chaleureux en famille et de revoir avec plaisir un oncle que je n’avais pas revu depuis plus de vingt ans !

Malgré le vent et quelques averses, la météo dominicale était plus clémente en Bretagne que sur la Côte d’Azur où le départ du marathon Nice-Cannes était incertain jusqu’à la dernière minute, tempête Amélie oblige !

Quant à ma course, bien que la préparation fût contrariée par une nouvelle tendinite, je m’en sors plutôt bien. Prudence sur la première moitié jusqu’à la côte de Taulé, longue de deux kilomètres, avant d’accélérer ensuite pour finir dans un temps honorable d’une heure quarante-quatre.

Yann court le dix kilomètres en cinquante huit minutes, faute d’avoir eu le temps de s’entraîner convenablement (le temps ou la motivation ?). Les deux autres cousins au semi-marathon ont des résultats d’une heure cinquante pour Caroline, exactement son objectif, et deux heures pour Vincent.

A défaut de courir vite, Yann cuisine très bien le confit de canard pommes de terre salardaises qui s’ensuivit et cette qualité n’a rien de négligeable !


(c) photo : site web de l'organisateur


dimanche 20 octobre 2019

DIX VINS !



Lorsqu’une équipe organisatrice nomme sa compétition « course des dix vins », il va sans dire que nombreux sont ceux qui font le déplacement pour l’aspect festif autant que sportif.

Fort de nos nouveaux maillots désormais vert et noir, notre délégation de Courir à Peillon avait fait le déplacement en nombre, s’unissant pour l’occasion dans les domaines de logistique et d’intendance à nos voisins et amis des Foulées Contoises.

Arrivés la veille au soir pour une pasta party tardive évitant ainsi les orages niçois du samedi matin mais ne passant pas outre les bouchons autoroutiers, nous logeons dans des bungalows dans un camping presque désert à cette époque automnale.

Plusieurs distances étaient au programme, nos couleurs sont présentes sur les cinq et douze kilomètres d’un parcours agréable alternant sentiers de vignes, routes de bords de mer, ville, mais aussi plage ce qui, unanimement, n’est pas le terrain le plus propice à la course à pied.

Par prudence j’ai couru avec une genouillère en raison d’une douleur tendineuse apparue la semaine précédente et tente de partir sur mon allure de semi-marathon (qui a lieu dans deux semaines). Pour voir. L’expérience tourne court, je ne parviens pas à suivre l’ami Jean-Claude qui avait eu la gentillesse de m’accompagner quelques kilomètres. Alors je fais au mieux, plutôt à ce qu’il y a de moins pire.

Lorsque je croise Dorothée, participante à la marche avec deux des enfants du groupe, cela me revigore un peu de leur taper dans la main au passage sous leurs encouragements chaleureux, mais le résultat est bien en-deçà de ce que j’aurais pu espérer.

Ce qui me réjouis finalement c’est de voir les résultats très satisfaisants de nombreux peillonnais, Luca, Elise et Chantal couronnant leur course d’un podium, la présence et la réussite de Margaux pour la première fois depuis qu'elle a rejoint le club, ainsi que la solidarité de la course commune entre Carole et Marion, saluées par une haie d’honneur dans les derniers mètres d’efforts.

Ce qui me réjouis également c’est l’organisation conviviale, festive avec dégustations de Côtes de Provence.

Mais ce qui me réjouis par-dessus tout c’est le bonheur non dissimulé de Chantal revenant à la compétition après une longue absence et de la plus belle des manières.

L'arrivée très entourée de Marion et Carole


dimanche 21 juillet 2019

VILLAGE TRAIL DE LA COLLE SUR LOUP



Nouveauté originale au calendrier de course à pied, une nocturne en semaine était proposée cette année avec deux distances de huit ou douze kilomètres au menu.

En cette période estivale, la sortie relevait aussi du plaisir de se retrouver entre peillonnais où nous étions cinq représentants.

Bien qu’arrivant une heure avant le départ comme il est d’usage raisonnable, la file d’attente interminable ne nous permettra pas un échauffement convenable, il faut dire que la course était le fait des professionnels d’Azur Sport Organisation, ce que je n’ai vu qu’après mon inscription. Coups de stress et d’énervement garantis, d’autant que Carole avait purement et simplement disparu des listings, des situations que l’on ne voit jamais avec les organisateurs bénévoles ou alors qui se gèrent avec calme et courtoisie.

Tant bien que mal nous prenons le départ de la course sans avoir revu Carole, où était-elle passée ? Mystère. Je pars donc de loin sans taper dans la main des amis, rejoins d’abord Marie-Claude, puis Carole (ouf) et enfin Dorothée avec un petit mot pour chacune -je n’ai pas vu Alain.

Le parcours vallonné commence par un mur dans lequel la plupart des concurrents alternent marche et course avant quelques passages sur sentiers. La fatigue de fin de saison rend la tâche difficile pour tout le monde.

Une crampe m’oblige à un arrêt étirements à deux kilomètres de l’arrivée, juste avant une descente raide sur sentier piégeux que tous abordent avec prudence pour éviter la chute dont le risque est augmenté par la tombée de la nuit et tout simplement la fatigue de fin de course accentuée par une journée de travail.

C’est dans l’une des dernières montées que Dorothée me rejoint, elle m’avait vu de loin ce qui accroissait sa motivation, nous courons ensuite ensemble pour se relancer mutuellement.

Chacun finalement est satisfait de sa course dont nous reparlons autour d’une grillade et une bière après le podium de Marie-Claude.




photos : Organisateur

lundi 1 juillet 2019

LA VERTICALE DU CHÂTEAU



Après la ballade varoise campagnarde de la veille, c’est à Nice que je prenais un dossard pour une course d’un genre différent.

Organisé par la FSGT à l’occasion de la Fête du Château, sorte de fête du l’Huma locale, le parcours de deux kilomètres seulement est pour moitié en côte puis le contournement de la Tour Bellanda, quelques escaliers, et enfin le site de la Fête mais heureusement avant l’ouverture au public, un passage dans les allées bordés des stands de la CGT, ATTAC, PCF ou autres France Insoumise.

Une organisation très artisanale mais néanmoins sympathique fait de cet évènement un moment convivial très discret (quarante participants seulement). Quelques erreurs de parcours de certains concurrents, une ligne d’arrivée incertaine et un ravitaillement dont nous nous sommes longtemps demandé s’il avait vraiment lieu n’ont pas gâché l’instant en attendant la proclamation des résultats.

La victoire de notre Président Julien sur cette course, pour la deuxième fois, est évidemment une grande fierté pour Courir à Peillon !

L’infiltration d’un photographe monégasque a permis quelques photos, ci-dessous.

Marc

Vue sur Nice et la Tour Bellanda

Dorothée
 
Julien narrant sa prouesse

dimanche 30 juin 2019

LA FARLÈDOISE



Si la course était prévue de longue date, la canicule ne l’était pas pour cette escapade varoise dans le cadre du challenge « Défi 7 » auquel je participe sans figurer au classement final faute d’un nombre de course suffisant.

Peu importe, l’occasion était aussi de découvrir de nouveaux parcours et de partager le déplacement avec Élise, qui très modestement pensait se contenter de glaner quelques points au classement.

En raison de la chaleur, le départ fut décalé de trente minutes, le temps de boire un rafraîchissement (mais pas une bière) et de remplir mon bidon d’eau fraîche.

Élise m’avait indiqué sa petite forme et proposé de courir ensemble en allure footing, ce que j’acceptais avec une prétention très masculine, à condition que ce ne soit pas une contrainte si l’un trouvait que l’autre n’allait pas assez vite ou, à l’inverse, que l’effort était trop conséquent pour une course en duo.

Il m’a fallu moins d’un hectomètre pour constater que sa méforme était amplement surestimée et la laissait poursuivre son chemin en lui souhaitant bonne course.

Il m’a fallu moins d’un autre hectomètre pour constater que mon manque d’entraînement post-marathon et la chaleur étouffante ne me permettraient pas la moindre performance fut-ce à titre symbolique.

Après un passage en ville le circuit empruntait une petite route bordée de vergers puis un chemin de terre entre vignes et rivière.

Si le passage dans les vignes m’a immédiatement rappelé les mésaventures de cross de notre président Julien, le risque de laisser sa chaussure dans la boue était inexistant en cette saison, en revanche, le nuage de poussières formé par les concurrents me précédant ne rendait pas le passage si bucolique. Fort heureusement nous bifurquons, bien que provisoirement, dans un sous-bois.

Au ravitaillement de la mi-course, je remplis mon bidon d’un demi-litre déjà vide et m’arrosais un peu le visage et la nuque, salés par la transpiration.

Au loin, le soleil disparaissait lentement derrière les collines, laissant une emprunte orangée dans le ciel tandis que les kilomètres s’égrainent jusqu’à une partie plus urbaine du parcours où quelques habitants, armés de leur tuyau d’arrosage, nous rafraichissent. C’est très agréable quand le débit est réglé en mode brumisateur léger plutôt que sur lance à incendie…

Je franchis la ligne d’arrivée un quart d’heure après Élise qui réalise une superbe performance en engrangeant suffisamment de points pour entrer dans le top cinq du challenge, ce qui la rend d’autant plus joyeuse que ce bond dans le classement lui était inattendu.

Après l’effort, nous nous restaurons et buvons désormais une bonne bière fraîche avant de reprendre la route.

Demain m’attend un autre type de course…

Le départ


dimanche 2 juin 2019

MONT-SAINT-MICHEL, UN MARATHON PARTICULIER



Après le semi-marathon de Cannes très prometteur, j’envisageais sans risque un marathon en trois heures trente qui n’aurait certes pas été un record mais au moins un retour à une performance plus que convenable.

Hélas, très vite, cet objectif optimiste fut revu à la baisse après quelques réapparitions de douleurs tendineuses.

À nouveau passer les examens, échographie, prise de sang. À nouveau glacer la zone inflammée, porter une attelle, repos sportif obligatoire plusieurs semaines amputant d’autant une préparation réduite à sa plus simple expression.

Alors que les blessures semblaient passées, quatre jours avant le départ mon genou droit me rappelait son bon souvenir, m’obligeant à courir avec une genouillère, en plus de l’attelle au poignet.

Comme si tout cela ne suffisait pas, je fus pris la veille de la course d’un douloureux torticolis qui, malgré les conseils avisés d’une amie infirmière, ne s’estompe pas durant la nuit.

Je décide cependant de prendre le départ, un brin circonspect et dubitatif. Ciel gris, bruine et brume ne démotivent pas les quelque trois mille partants. Ce n’est pas un parcours à performance en raison de nombreux faux plats dont deux kilomètres en montée dès le départ de Cancale et des virages en deuxième partie de course alors que le vent s’en mêlait.

Si je surveille mon chronomètre, c’est pour ne pas aller trop vite. Je prends mon temps, regarde le paysage, bavarde un peu avec quelques coureurs, dont Nicolas, un niçois qui m’interpelle. C’est son deuxième marathon seulement. Je lui donne la date de la course de Courir à Peillon (le 9 juin) qu’il a déjà faite il y a de cela quelques années.

Sans objectif chronométrique, je m’arrête de temps à autre prendre quelques photos. Je reçois parfois quelques messages, si je n’ai pas le temps de les lire, il m’est agréable d’entendre les vibrations des notifications de ceux qui me font l’amitié de m’écrire.

C’est une sensation étrange de voir dès le neuvième kilomètre la majestueuse arrivée de la course, le Mont est là, loin devant, narguant les coureurs qui tentent de le rejoindre.

« Parfois, il faut faire confiance à son expérience pour courir », avais-je le matin même répondu à un SMS d’encouragement. Après la mi-course ma remarque prend tout son sens. Les trapèzes commencent à être douloureux, le vent fait son apparition, il faut se sentir plus fort que lui, se dire qu’après le virage, là-bas, il deviendra un allié pour quelques hectomètres ou kilomètres. Je me masse un peu les muscles trapèzes pour faire passer la douleur, l’avantage est que je ne sens plus le torticolis, c’est une stratégie intéressante que de remplacer un problème par un autre.

Au trentième kilomètre la fatigue est bien là. Je prends quelques photos, marche un peu jusqu’au ravitaillement proche, m’étire et repart avec un brin d’euphorie que je canalise. Je compte de tête le temps de course qu’il reste selon que je cours à dix ou douze kilomètres-heures. C’est assez simple à faire, ça occupe l’esprit et évite de penser à la fatigue.

Quarante kilomètres. Le parcours longe le Couesnon, désormais les jambes sont lourdes et le vent de face. Même sans objectif de chrono je m’accroche à l’idée que je ferais moins de quatre heures, cela m’aide à tenir, à ne pas marcher, ces deux derniers kilomètres n’en finissent pas, le public nous encourage par notre prénom (indiqué sur notre dossard) c’est un détail qui paraît dérisoire mais ô combien important.

3 heures, 58 minutes, 24 secondes. À peine un peu plus que l’an dernier à Prague, mais moins de souffrance finalement. Treizième marathon, douze différents (Barcelone couru deux fois), un seul abandon à Rome, un record en 2013 à Milan en trois heures vingt-six, mais le Mont Saint-Michel est pourtant particulier.

Des blessures à répétition depuis quatre ans, dont certaines, il faut bien l’avouer, sont dues à l’usure de la bête. Ajoutant à cela une lassitude dans les volumes de préparations, je savais depuis plusieurs semaines que ce marathon serait particulier.

Quelques proches étaient dans la confidence, j’y ai pensé pendant les presque quatre heures de course, cela m’a aidé, cela m’a rendu nostalgique aussi. Ce marathon était particulier parce que c’était mon dernier et je n’en éprouve aucun regret mais une foule de bons souvenirs, de voyages et de rencontres. J’ai repensé à la Porte de Brandebourg, à la Sagrada Familia, aux vignes du Lubéron, à la chaleur du Médoc (36° C.), à des larmes de joie en terminant Milan, à un bar à tapas de Barcelone et sa pianiste brune.



 



dimanche 19 mai 2019

J-7 A BLAUSASC



La pluie fine qui s’abattait sur la Côte d’Azur n’a pas empêché les sportifs de mettre le nez dehors, quelles que soient les distances. Certains sur 24 heures dans le Var, d’autres sur 10 kilomètres à Menton, ou encore sur les parcours forestiers de la vallée du Paillon.

Une semaine avant le marathon du Mont Saint-Michel, j’effectuais ma dernière sortie à Blausasc, avec une dizaine d’acolytes peillonnais, sur un parcours alternant sentiers, bosses, crêtes, forêts, devers ou pistes plus roulantes.

Après mon prudent abandon de l’Escarène, la course d’aujourd’hui était plus confiante et me rassurait sur ma forme pourtant aléatoire, mais l’important était aussi de se faire plaisir.

Mon résultat est honorable bien que secondaire et mes premières interrogations après avoir passé la ligne étaient pour prendre des nouvelles des autres concurrents.

Ainsi, dans le Var, aux 24 heures de Peynier, Carole dépassait amplement son objectif en parcourant 126,7 kilomètres, contribuant ainsi au podium de l’équipe et inscrivant son nom au palmarès des meilleures performances de Peillon, Hanane battait son propre record du 10 kilomètres ainsi que celui du club pour la troisième fois de l’année en 41’12’’ et à Blausasc, ce sont les filles qui récoltaient les principaux lauriers avec pas moins de trois podiums dont une victoire.

De quoi repartir serein pour ma dernière ligne droite d’un marathon particulier.


Jean-Claude et Carole aux 24 heures de Peynier

dimanche 5 mai 2019

TRAIL L’ESCARÈNOISE (ENFIN PRESQUE)

« Je ne suis pas au point ce matin ». C’est par ce commentaire laconique et prémonitoire de la suite des évènements que j’évaluais mon état de forme à l’échauffement où tout n’était pas à mettre sur le compte d’une nuit courte, même pas séquelle d’un lendemain de soirée tardive et arrosée. Un cumul de fatigue tout simplement.

Toujours est-il que je ne prenais pas le départ de ce trail de 18 kilomètres dans les meilleures dispositions ce que les premières pentes m’ont vite confirmé.

Je me posais alors la question de poursuivre la course ou de prendre la tangente. À trois semaines d’un marathon il me paraissait raisonnable d’alléger ma sortie et ne pas accumuler de fatigue, les jambes m’ont parlé et réclamé une pause qu’il m’était difficile de refuser. Ajoutant à cela que les orages de la veille et la nuit avaient ajouté de la difficulté au parcours nature et que la fatigue conduit à une baisse de la vigilance, je ne voulais pas prendre de risque.

Alors, à l’endroit où les deux parcours de courses (11 et 18 kilomètres) se séparaient, j’ai décroché mon dossard sans regret et poursuivi sur le « petit » parcours en footing, prenant le temps de quelques photos.

Une difficulté à gérer à laquelle je ne m’attendais pas, est que les premiers concurrents m’ont rejoint, soit après être partis une demi-heure plus tard pour les coureurs du 11 kilomètres, soit pour avoir parcouru 7 kilomètres de plus pour les autres ! Je veillais donc à m’écarter du parcours pour les laisser passer tout en observant la vitesse impressionnante à laquelle les plus rapides dévalaient les sentiers étroits et glissants.

Les copains de Peillon, quant à eux, réalisaient de belles performances et quelques podiums mérités et les nouvelles venant du semi-marathon de Nice étaient également satisfaisantes au niveau des résultats 




dimanche 10 mars 2019

SEMI-MARATHON DE CANNES



J’ai une affection particulière pour le semi-marathon de Cannes, ce fût mon premier semi, on partait à l’époque du Boulevard du Midi mais il est devenu inutile à mon âge d’être précis sur les dates.

Désormais, c’est un rendez-vous sur la Croisette et nombreux sont les verts et noirs de Courir à Peillon à être au rendez-vous, quarante-cinq cette année, avec des résultats très satisfaisants malgré les microbes, virus, blessures et autres qui ont contrarié nombre de préparations.

Pour autant, pas moins de deux podiums à la clé ainsi qu’un record club sur le dix kilomètres (il y avait trois distances au programme : cinq, dix et vingt et un), et c’est à chaque fois ces dames qui figurent au tableau d’honneur.

En ce qui me concerne, je partais sur la base d’une heure quarante avec l’idée d’accélérer à la mi-course, pour « voir ce que ça donnait ». La stratégie fut satisfaisante, puisque je maintenais mon accélération jusqu’à l’arrivée, franchie après une heure trente-sept de course, seulement une minute de plus qu’en 2009, là je peux être précis sur les dates !

Tout cela est de bon augure pour le marathon qui se profile, sauf qu’à l’heure de raconter mes prouesses (huit jours après), toutes mes précédentes blessures se sont rappelé à mon bon souvenir (coude, cuisse et genou). Dés demain je prends rendez-vous avec mon médecin du sport qui devrait mettre en place une carte de fidélité…. (Pour les gens de mon âge ?).

Et si nous étions quarante-cinq sur la course, nous étions aussi trente-trois au traditionnel restaurant d’après l’effort.

Mathilde, Angélique et Julien sur le Semi

Carole et Titi, solidaires

L'équipe du semi-marathon

ça c'est huit jours plus tard à Falicon,
cela n'a rien à voir avec Cannes, mais j'adore la photo
et je fais ce que je veux,
c'est quand même mon blog.