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vendredi 12 août 2022

BRASSENS, DES SOUVENIRS TROP BEAUX POUR MOI

 

Ce livre est le témoignage d’Agathe FALLET, l’épouse du romancier René FALLET, sur ses souvenirs avec BRASSENS, le généreux homme, timide et joyeux.

Une présence permanente, une grande affection et des mots émouvants qu’elle n’avait jamais osé écrire.

On y retrouve Jeanne et son auvergnat, Püpchein, son père.

Agathe FALLET égratigne volontiers les faux amis vautours et règle quelques comptes au passage ce qui n’enlève rien à la tendresse du récit.




dimanche 10 juillet 2016

LES PASSANTES (Georges Brassens)

Pour ce dimanche, un hommage à celles qu'on aiment pendant quelques instants secrets.

Le poème est d'Antoine POL (1888-1971) paru en 1918 dans le recueil "Émotions Poétiques". Brassens découvre ce texte par hasard dans un marché aux puces et tente de rencontrer l'auteur, hélas, il est décédé quelques mois plus tôt.

La version chanson paraît l'année suivante dans l'album "Fernande"

Plus tard, beaucoup plus tard, votre dévoué blogueur, fera référence à cette chanson dans la nouvelle "Le secret de l'homme du pont", parue dans le recueil "Entre fuite et espoir"

mardi 16 décembre 2014

DE MODIFIER LES PROPOS D'UN AUTEUR

je n'avais pas fais attention auparavant, mais j'observe que dans la reprise de Piaf "Mon amant de Saint-Jean", Bruel transforme le texte à la troisième personne qui devient "Son amant de Saint-Jean"

En tant qu'auteur, naturellement, la pratique me chagrine et je n'aimerais pas que Bruel, s'il venait à chanter mes textes, en modifie le contenu par simple convenance personnel.

Notons au passage que la chanson interprétée par Edith Piaf a été écrite par... un homme, Léon Agel, 1910-?, (qui sait écrire aussi des chansons à la con, puisqu'il est également l'auteur de "Sans chemise, sans pantalon", immortalisée -hélas- par Rika Zaraï -hélas bis)


Gainsbourg en revanche, assumait le texte, avec "Mon légionnaire" (paroles de Raymond-Roger Asso,1901-1968), sans changer une virgule ni une note mais avec une réorchestration bien menée.


Même Carla Bruni respecte l'auteur et assume un texte écrit et prévu pour un homme ! Et pas des moindres puisqu'il s'agit de Tonton Georges, 1921-1981, (autant dire qu'elle avait intérêt à respecter l'auteur).


Peut être aurait-ce pu devenir "Quand je pense à Fripouille, je mouille", mais je m'égare dans la grivoiserie d'autant que cette suggestion pourrait être interprétée avec une arrière pensée politique malveillante !


samedi 20 septembre 2014

DES DIFFÉRENTES FAÇONS DE S’EN LISSER LES BRETELLES

La métaphore exposée par l’exemple dans mon précédent billet, fait parfois ressortir des expressions plus ou moins poétiques et j’ai recensé moult façon d’exprimer son désintérêt.

Si certains s’en battent les couilles, et fort heureusement pour eux la métaphore les sauvent d’une atroce souffrance, d’autres préfèrent s’en battre les couettes ou les rouflaquettes ce qui, j’en conviens, est plus distingué.

Il semble moins violent de s’en tamponner l’oreille avec une babouche, le coquillard avec des tibias de langouste ou la nouille avec une pelle.

Nombre aussi choisissent de n’en avoir rien à battre, à cirer, voire à branler, ce qui est surprenant dans le sens où il n’est pas très flatteur d’exprimer ne pas être doté d’un organe permettant cette activité manuelle. Mais je n’en ai cure (très chic).

On s’en soucie également comme de l’an quarante, de sa première chaussette, chemise, pantoufle ou culotte. N’importe quel vêtement fera l’affaire.

Dans la littérature Proust s’en fiche comme de colin-tampon : "Mais qu'il soit Dreyfusard ou non, cela m'est parfaitement égal puisqu'il est étranger. Je m'en fiche comme de colin-tampon" (A la recherche du temps perdu), et à au moins deux reprises Georges Brassens reprenait l’expression, dans la chanson « Jeanne », vidéo ci-dessous, mais aussi « Le vent s’en soucie, et c’est justice, comme de colin-tampon » (Le vent).

L’un de nos anciens présidents de la République avouait en privé que cela lui en touchait une sans faire bouger l’autre, mon frère ainé affirmant que notre daron avait fait usage de cette expression bien avant le successeur de Tonton et prédécesseur d’on sait qui, désormais revenant.

Plus fréquemment, feu notre papa, s’en badigeonnait le nombril avec le pinceau de l’indifférence. J’ai relevé ici et là des expressions similaires en remplaçant le nombril par les testicules, qui sont décidément misent à l’épreuve dans le sujet du jour.

Récemment, mon ainé, avec qui je partage cette préoccupation sémantique, attribuait l’expression paternelle à Pierre Dac, des recherches sur la toile ne m’ont pas permis de confirmer cela, en l’attribuant, au contraire, à Achille Talon

Ce passionnant sujet n’est par conséquent pas tranché.

Je conclurais par une expression qui s'appliquerait volontiers à l'actualité politique de ces dernières semaines (de Frangy en Bresse à coucou me revoilou -hier soir- en passant par le phobique) : Le train de la connerie roule sur les rails de mon indifférence.







PS : un blogueur à précédemment traité du sujet, voir sur ce lien, je ne vais pas m'attribuer son boulot

Selon Gogole Images, ce dessin est en rapport avec notre sujet
Détail amusant, en cherchant une illustration pour ce billet, je tombe sur le dessin d’un blogueur ami. Voir sur ce lien