BIENVENUE SUR MON BLOG

BIENVENUE SUR MON BLOG



Affichage des articles dont le libellé est observation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est observation. Afficher tous les articles

samedi 21 mars 2020

AUX ABRIS



Dès mardi, j’avais dans l’idée d’un billet sur ce blog pour évoquer ce confinement, il aurait fait le parallèle avec une publication que j’avais faite sur un réseau social dimanche midi à propos du premier tour des élections municipales et qui a été amplement commenté, voire reproché.

Le travail à domicile aidant, nous voilà samedi et toujours aucun article de ma part bien que je sache mes lecteurs nombreux piaffant d’impatience (enfin presque).

Certainement est-ce mieux, depuis mardi j’ai lu comme nous tous une floppée de messages, tantôt laxistes, tantôt solidaires, tantôt un brin professoral, parfois anxiogène, de temps à autre complètement con aussi (ah, cette bonne vieille théorie du complot) et loin de moi l’idée d’ajouter une énième pelletée sur la montagne.

Après quatre jours de confinement j’observe des comportements que je ne partage pas, des attitudes qui m’affligent, des commentaires qui m’exaspèrent, mais à quoi bon surenchérir dans ce triste débat.

Ce que j’observe aussi, ce sont les changements d’attitudes, les actions individuelles, solidaires.

Rester à domicile, que ce soit en chômage partiel ou en télétravail n’est facile pour personne, je pense aux parents d’enfants trop petits pour comprendre qu’on ne peut pas aller à l’école, jouer, voir les copains ou les grands-parents. Enfants trop petits ou dont le handicap ou la pathologie complique la situation. Je pense à tous ces parents qui gèrent comme ils peuvent la situation.

Je pense aussi aux soignants, aux forces de l’ordre, aux pompiers, les personnels des magasins d’alimentation, tous ceux qui travaillent pour qu’on puisse avoir un minimum de vie et de sécurité.

Je pense aux personnes âgées, aux résidents et personnel des EPADH.

Alors on s’organise, on s’encourage, on se soutient.

Chaque soir, à vingt heures, nous sommes nombreux à encourager les soignants -mais pas uniquement eux- en applaudissant à nos balcons. Ce n’est sans doute pas grand-chose, mais suffisamment pour envoyer un message si symbolique soit-il.

Je vois aussi des groupes d’entraide se créer sur les réseaux sociaux, des forums, des discussions pour soutenir et aider ceux qui travaillent.

Je vois des initiatives pour vivre le confinement, des idées pour le supporter, du positif, de l’entraide, de la solidarité. C’est parfois très simple.

Quand tout cela sera fini, qu’il sera bon de se revoir, de se serrer dans les bras, de trinquer pour de vrai, d’aller voir un spectacle, de faire du sport. J’en rêve déjà, un dîner avec mes enfants, avec mes copains ! Tout cela nous manque, mais reviendra.

Je rêve aussi que cet épisode nous donne conscience de l’amour qu’on porte à nos proches sans forcément se le dire aujourd’hui. Qu’il nous fasse réaliser la chance que nous avons de vivre, tout simplement, en bonne santé. Qu’il nous permette de comprendre qu’il y a autour de nous des femmes et des hommes dont le métier est de nous soigner, de nous protéger, la nuit comme le jour.

Je rêve, peut-être est-ce une utopie, que l’on en sorte plus humain, plus solidaire, plus empathique, plus généreux.

Un peu moins con ?

"Ensemble"


jeudi 11 mai 2017

VRAOUM

Samedi prochain aura lieu à Monaco le deuxième Grand Prix de voitures électriques.

L’émission de décibels d’une voiture électrique étant assez proche du niveau sonore d’un pet de mouche bleue, j’ai un peu de mal à imaginer les passionnés de mécanique et de chrome venir idolâtrer leurs pilotes favoris, élégamment vêtus d’une combinaison thermorégulatrice fluo et le visage enfoui sous un casque intégral aux couleurs flamboyantes, tout en écoutant, mélomanes, le vrombissement des machines à chaque tour de circuit.  


Mais je suis taquin.





mardi 1 novembre 2016

DEMAIN TOUT CHANGE

Il règne comme un climat de rentrée des classes, mais sans cartable en cuir à cirer (y compris dans les coins), sans les deux mois de vacances pleins de souvenirs et de moments de solitude aussi, sans la confiture de mûre ou les châtaigniers jaunis de leurs bogues piquantes avec lesquelles on se piquera dans quelques semaines en les ramassant même si on les a préalablement entrouvertes avec nos pieds pour en recueillir le fruit qui lui-même nous fera mal aux ongles en les épluchant grillées et dont nos parents raffolaient.

Ce ne sera pas une nouvelle école mais un nouveau bureau, pas d’élèves mais des collègues, pas de profs mais quelques chefs dont je découvrirai les habitudes et les exigences. Une entreprise nouvelle dont je devrais décrypter les codes et connaître les usages.

Je serais le nouveau, celui qu’on ne connait pas, celui qui sera observé, examiné, analysé, commenté, surveillé et devra montrer que le poste ne lui a pas été attribué au hasard.

Ce sera un nouveau boulot, une petite appréhension de cette situation que j’ai voulu dès qu’elle s’est présentée.


Tout va bien se passer, mais demain tout change.


samedi 4 juin 2016

QU’EST-CE QU’UN ESCALATOR EN PANNE ?

La question peut sembler anodine mais votre blogueur s’en voudrait de ne pas contribuer à répondre aux plus grandes questions métaphysiques et existentielles de ce siècle à l’approche des épreuves de philosophie du baccalauréat.

D’un prime abord, on pourrait penser qu’un escalator en panne n’est autre qu’un escalier, c’est-à-dire une succession de marches permettant d’accéder à un niveau situé un peu plus haut que la situation de départ et par rapport au niveau de la mer.

Cependant j’ai observé mes congénères à l’approche d’un escalator en panne et d’un escalier, et le constat le plus fréquent est que la grande majorité d’entre eux choisissait l’escalier plutôt que l’escalator en panne.

Peut-être les marches de l’escalator sont-elles plus hautes et plus difficiles à franchir ai-je pensé naïvement avant de faire la même observation devant les tapis roulants pour humanoïdes permettant de traverser sans effort les longs couloirs de certains aéroports ou gares.

Dans la bourgade où j’exerce une activité rémunérée dont je tairais le nom pour ne pas me brouiller avec le prince qui gère l’endroit du haut de son rocher et, qui sait, lit peut-être ces lignes, escalators et tapis roulants étant régulièrement, voire fréquemment, hors d’usage, mon étude porte sur une analyse récurrente de l’espèce humaine, je ne suis tout de même bas du genre à bâcler mes articles et dire n’importe quoi pour faire mon intéressant à la première occasion, vous me connaissez depuis le temps.

Ainsi, j’en conclus qu’un escalator en panne n’est rien d’autre qu’un matériel dont la maintenance est négligée. C’est triste, mais c’est ainsi.


Dessin de Ben Dessy, site : http://macadamvalley.com/



Nota : Cela me rappelant une anecdote, tout au début de ma relation avec ma compagne, je lui avais prétendu, non sans facétie, que j’avais la phobie des escalators au motif qu’un jour l’un d’entre eux était tombé en panne et que j’avais dû attendre longuement avant qu’il soit dépanné. Elle m’a observé avec un œil surpris et l’autre inquiet se demandant si elle avait affaire à un individu doté d’un humour désopilant ou si j’étais vraiment con. Je n’exclus pas qu’avec le temps, sa réponse ait pu évoluer.

samedi 16 mai 2015

NOTES DIVERSES

Voitures sans conducteur :

L’Etat de Californie a autorisé la circulation des Google cars, des véhicules entièrement automatisés. Pour rassurer les circonspects, le constructeur précise que la précision de ses véhicules équivaut à 75 années d’expérience de la conduite automobile.

Pour avoir une telle expérience en ayant eu son permis à 18 ans, il faut avoir 93 ans.

Je recommande aux californiens la plus grande vigilance.



Horoscope :

Une radio généraliste prédisait ce matin pour les natifs du Capricorne une journée pleine de loisirs. 
Un samedi, qui plus est au cours du pont de l’ascension, la probabilité d’une exacte prévision concernait environ les trois quarts des natifs hivernaux.


Festival de Cannes :

Le cinéaste américain Woody Allen présentait son nouveau film hors compétition. Il parait que c’est toujours ainsi, ces films ne sont jamais dans la sélection officielle, à la demande du dit réalisateur newyorkais.


Peut-être qu’il n’aime pas perdre Allen.


samedi 7 mars 2015

OBSERVATIONS DIVERSES ET COCASSES

L’homme remontait la rue qui le conduisait à son domicile chargé d’un sac de pommes dont il venait de faire l’achat au marché. Il pensait déjà avec délectation à la tarte aux pommes relevé d’un soupçon de cannelle qu’il ferait à ses petits-enfants mercredi après-midi quand la bruyante marmaille viendra prendre le goûter après le football, le judo ou la danse.

Hélas, le sac s’est déchiré et les fruits dévalaient la rue jusqu’au boulevard où ils se transformaient en compote collée aux pneumatiques des automobiles.

Aucune réaction de l’homme n’était envisageable, sinon d’observer désappointé la descente inexorable des fruits vers la voie urbaine.

Pour moi qui observais la scène sans en être victime, la situation était plutôt souriante.

***

Alors que nous circulions sur l’autoroute en direction d’une destination de villégiature estivale, nous fûmes surpris et inquiets de voir devant nous une main dépasser d’un coffre de moto. Craignant d’être en présence d’un dangereux psychopathe criminel, nous envisageons un instant d’appeler la gendarmerie avant qu’une observation plus approfondie de la situation nous permettait de constater que la main était celle d’un mannequin, ainsi notre assassin n’était autre qu’un formateur en secourisme se rendant à un stage où il enseignerait les gestes de survie à un public attentionné.

***

Sur l’avenue fréquentée en ce matin de début de printemps, un homme d’âge avancé se concentrait à marcher exclusivement sur la bande blanche marquant la délimitation entre la piste cyclable et l’espace piéton. Arrivé au bout de la bande de peinture il devait sauter jusqu’à la suivante puisqu’entre les deux, tous les enfants le savent, c’est une rivière infestée de crocodile.

Quant à l’enfant présent sur place, sans se soucier du danger qu’il courait, regardait avec attention et intérêt deux mécaniciens réparant le moteur d’un autobus.

L’après-midi même, sur un banc, deux dames respectables en apparence, lisaient dans un magazine des histoires de Toto à voix haute !

On dit parfois que les enfants ne devraient pas grandir, il semble que cela se produise parfois.

***



Nota : ces trois mésaventures sont rigoureusement authentiques !


Nota 2 : pour la petite photo d’illustration que je mets sur chaque billet de ce blog, je dois bien dire que je n’ai rien trouvé cette fois-ci.

samedi 6 décembre 2014

L'ESCALATOR

Ce matin, je me rendais dans un centre commercial pour quelques emplettes de Noël. Sur l’escalator me conduisant du parking à la surface marchande, deux jeunes gens interpellent une femme en âge d’être leur mère.

- Vous êtes souriante Madame, c’est agréable de voir des gens souriant.

La scène aurait pu s’arrêtée là, attendrissante et sympathique.

Mais la scène ne s’est pas arrêtée là, les deux jeunes gens ont cru bon d’ajouter :

- Parce que quand on voit ça !


Et ils se sont retournés vers moi….


Photo : http://capitaine-haddock.over-blog.fr/

samedi 2 mars 2013

MANGE TES CAROTTES, CA REND AIMABLE


Hier soir, en rentrant chez moi après une journée de labeur, j’observais une affiche publicitaire vantant un pot pour bébés ainsi argumentée : « Nouvelle recette : Pour découvrir la carotte, autant manger de la carotte ».

Dois-je conclure que l’ancienne recette de petit pot à la carotte ne contenait pas de carotte ?

Cela m’a remémoré un billet de blog que j’écrivais (déjà) en janvier 2007 :

« Ce matin l’ancien premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a déclaré à la radio publique, je cite : ‘’L’élection présidentielle est importante, on n’a pas le droit de mentir’’

Ah bon ?????

Parce que dans les autres élections, y a l’droit ???? »

Sont-ce des maladresses de communication, des lapsus ou des volontés délibérés de se refaire une virginité ?



samedi 9 février 2013

L AUTOBUS


Dans cet autobus qui se dirigeait vers le centre-ville, les conversations s’entremêlaient, s’entrechoquaient, se télescopaient, pour ne plus former qu’un brouhaha inaudible.

Deux femmes âgées s’échangeaient des nouvelles de leur santé respectives déclinantes, brocardant au passage l’inefficacité des médicaments, voire même la complicité des médecins dans leur malheur.

Ici, deux hommes débattaient sur la médiocrité de jeu du nouvel attaquant acheté à prix d’or par leur équipe de football favorite, avant de dévier leur conversation sur le mariage des pédés puis sur le fait qu’une dénommée « Marine » avait des couilles ce qui ne pouvait être qu’une métaphore bien qu’il n’ait probablement pas ce mot au registre de leur vocabulaire.

Devant, un homme d’une cinquantaine d’année, lisait un journal au contenu politique qui n’allait pas de concert avec la discussion des précédents passagers.

Au fond, quatre jeunes, bruyants, commentaient grossièrement l’aspect physique de personnes de sexe opposée de leur entourage en les classant en trois catégories : « trop bonne », « baisable » ou « boudin ». Hormis pour les jeunes filles de la troisième catégorie, le classement s’accompagnait de commentaires sur la façon dont ils espéraient les « prendre » voire les « démonter ». Fort heureusement, le peu de finesse dans les propos laissait présager que les projets de « prise » ou de « démontage » resteraient à l’état de fantasme et, dans le meilleur des cas, ne saliraient que leurs draps.

Etranger à tout cela, un autre écoutait une musique au moyen d’un appareil portable, deux oreillettes plantées de chaque côté de la tête, et dont on ne distinguait qu’un grésillement synthétique.

Un vieil homme, sans doute le plus âgé de l’autobus, regardait à travers la vitre sans se soucier des autres passagers.

Une femme lisait un livre.

La conversation la plus surprenante fut celle de deux jeunes femmes, à peine plus âgées que les trublions du fonds de l’autobus, échangeant à voix presque basse (mais néanmoins audible pour qui y prêtait attention) leurs expériences en matière de soin du corps et en particularité sur le sujet de l’épilation pubienne, élargissant la discussion au même thème sur la chose mâle.

Hélas, l’auteur, arrivé à destination, descendit de l’autobus sans être en mesure de faire un compte rendu à ses lecteurs.



vendredi 2 novembre 2012

LA FUTILITE SEMBLE ESSENTIELLE


Un de mes amis, blogueur et marathonien, dont vous pouvez lire les textes sur le blog SINGULIER PLURIEL (lien à droite sur ce blog et en cliquant ici), se livre parfois à des réflexions personnelles dont l’intérêt me dépasse.

Je laisse délibérément de côté ses commentaires politiques que nos lecteurs, communs ou non, prendront le soin d’étudier, mais je me suis amusé c’est après midi d’une observation de cet ami sur un réseau social à propos de la mention « Finisher » qui ne figurait pas sur le tee-shirt du marathon de dimanche ce qui allait dénaturer sa collection de tee-shirt finisher de marathon, étant précisé par l’intéressé qu’il ne portait pas les dits tee-shirt.
Le futile semblait essentiel !

l'armoire de Claudio (extrait)


Ce que je préfère dans les billets de mon ami bloggeur et marathonien ce sont ceux qui racontent des histoires. Il décrit si bien les choses futiles et je vous laisse le soin d’apprécier ses textes sur « La princesse du Mont Boron » ou « Un vieux drap de coton blanc », si essentielles à mes yeux.

La sympathie que j’ai pour toi, Claudio, valait bien que je te taquine sur un billet de blog !
Bon marathon dimanche, tu auras un super sac à dos « Finisher » !

Le Mont Boron, Nice