BIENVENUE SUR MON BLOG

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vendredi 19 mai 2023

NUMÉRO DEUX

En 1999 pour le casting de Harry Potter il y a eu des milliers d’enfants auditionnés pour jouer le rôle du célèbre sorcier et à la fin il n’y avait plus que Daniel Radcliffe et l’autre.

Numéro deux est l’histoire de l’autre, celui qui n’a pas été Harry Potter mais qui a failli l’être, qui aurait pu l’être et qui est passé d’un sentiment de déception à celui de perdant puis de raté.

Si nous avons tous été plus ou moins un numéro deux à un moment ou un autre de notre vie, pour une embauche, pour un achat immobilier ou de voiture, pour un concours ou un amour, nos numéros un n’étaient pas mondialement médiatisés pendant une décennie avec sept livres et huit films !

David FOEKINOS revisite à sa façon nos façons de surmonter les échecs.



dimanche 23 avril 2023

PARIS BRIANҪON

 

Un train de nuit, des passagers que rien ne prédisposait à se rencontrer. Un couple de retraités, une bande de copains étudiants, une femme avec ses enfants, un représentant de commerce, un médecin, un sportif.

Tous ont des univers différents, des souffrances, des blessures. Certains sont habitués des trains de nuit, d’autres l’ont pris par hasard et les uns et les autres se rencontrent, échangent.

Dès le début, l’auteur précise qu’un évènement aura lieu et que certains passagers vont mourir. On ne sait ni pourquoi, ni qui, ni quand.

Le roman est une passionnante fresque sociologique sur la vie de ces hommes et ces femmes puis sur leur réaction à l’événement.




dimanche 19 mars 2023

SUR LE PARCOURS DU PARIS-NICE

Alors qu’à une époque désormais révolue pour moi je faisais cela tous les quinze jours, j’ai récemment accroché un dossard douze mois après le précédent et pour la première fois en vélo.

C’est donc avec une certaine fébrilité sans enjeu que je me suis présenté au départ d’une cyclosportive non chronométrée dont le parcours était le même que celui des pros sur la dernière étape du Paris-Nice.

Cinq côtes et cols sont au programme, sur un parcours de 128,8 kilomètres.

Habitué des marathons à plusieurs milliers de participants, voire dizaine de milliers pour certains, je suis agréablement surpris par la fluidité du départ. Il nous a été demandé notre souhait d’un créneau horaire et c’est par petit groupe d’une vingtaine que nous partons successivement à quelques minutes d’intervalles.

Nous longeons la Promenade des Anglais puis la route de Grenoble (la 202 pour les intimes et les locaux) en longeant le Var. Si le départ est d’allure modérée, 25 km/h, très vite le groupe accélère et dépasse les 32 km/h. La route n’étant pas fermée à la circulation, je pense plus confortable de rester en groupe, « dans les roues » comme on dit, mais le rythme est trop soutenu et je préfère laisser filer plutôt que d’arriver cramé au pied de la première côte qui ne tardera pas.

Elle arrive après une heure de route, c’est la côte de Levens, pas très difficile, jusqu’au village éponyme, puis nous redescendons avant de bifurquer sur la deuxième ascension, vers Châteauneuf Villevieille, un classique des sorties dominicales entre amis. « Jusqu’ici tout va bien » est le message que je leur envoie, c’est l’occasion du premier ravitaillement, j’ai fait un tiers du parcours avant la redescente vers Contes.

C’est déjà la troisième côte, que je ne connais pas du tout, six kilomètres à six pour cent, cela passe sans heurts, les jambes sont toujours là.

Dans la descente vers l’Escarène, un concurrent interpelle à la cantonade pour une chambre à air. C’est sa deuxième crevaison, nous partons tous avec une chambre à air de rechange, jamais deux ! Je m’arrête pour le dépanner en espérant que je n’aurais pas la mouise à mon tour. Le jeune homme propose de me dédommager de cinq euros, je lui dis évidemment qu’il n’en sera rien en me rendant compte qu’il me vouvoie. Mon casque cache pourtant mes cheveux gris, il doit y avoir d’autres signes marqueurs du temps.

Je suis loin d’être un vétéran dans l’épreuve, quelques octogénaires font le parcours aussi, l’un d’entre eux assume et arbore fièrement un bandeau sur son maillot « Philippe, 82 ans ». Passant à sa hauteur je lui donne l’encouragement qu’il attend, un petit mot tout simple. Chapeau mec, grimperais-je encore des cols à son âge ?

Vient ensuite la côte de Peille. Les kilomètres se sont accumulés, c’est l’avant-dernière difficulté du jour et on passe en première catégorie. Pour les non-initiés, la catégorie des cols dans une course cycliste permet l’attribution des points au classement du meilleur grimpeur en fonction de la difficulté. Cela va de la petite bosse de quatrième catégorie où le coureur passant en tête gagne un point, les organisateurs en trouve toujours au moins une pour pimenter la course, même en Bretagne, peut-être pas en Beauce, jusqu’au col de première catégorie qui vaut dix points. Les cols hors catégorie rapportent vingt points, mais là c’est pire, on parle de l’Alpe d’Huez, du Tourmalet et autres légendes du Tour de France. Personnellement je n’ai encore jamais grimpé ça.

La côte de Peille, c’est de la première catégorie et les cuisses commencent à chauffer. L’avantage d’être un régional de l’étape c’est de bien connaître cette côte, je connais ses lacets, je sais quand ça s’arrête même si j’ai les yeux rivés sur le GPS pour savoir ce qu’il reste à faire.

Il n’y a pas que la montre et la route, j’arrive aussi à regarder le paysage, ce serait dommage de ne pas en profiter, même si je connais le coin.

Arrive le deuxième ravitaillement, heureusement qu’il y en avait car pour la première fois de la saison printanière un deuxième bidon d’eau n’aurait pas été superflu alors que la veille encore la question était : « cuissard court ou cuissard long ? ». Ceux qui ont fait le choix du long on du bien le regretter, j’ai gagné aujourd’hui ma première marque de bronzage cycliste.

S’en suit une vingtaine de kilomètres tranquille avant la dernière difficulté du jour, et pas des moindres, ze difficulté, le col d’Eze.

Après Peille, La Turbie, Eze Village et descente sur Nice, on attaque le gros morceau de la journée, après cent kilomètres.

Je suis un peu déçu que l’ascension du col ne se fasse pas sur la route habituelle. Les organisateurs font bifurquer par le boulevard Bischoffsheim, je comprends vite ma douleur. La pente est de vingt pour cent jusqu’au Col de la Corne d’Or puis rebelote par le Chemin du Vinaigrier jusqu’au Col des quatre chemins avant de retrouver la route habituel du Col d’Eze.

Si l’on regarde la course des pros le lendemain sur le même parcours, c’est précisément à l’endroit où le maillot jaune a mis le feu au poudre dans le chemin du vinaigrier que, moi, j’ai humblement marché tellement la pente était raide.

Une fois finie cette ascension, l’affaire était entendue, il ne me restait plus que la descente sur Nice et la ligne d’arrivée. 128,8 kilomètres en 6 heures 34. Il y avait longtemps que je n’avais pas roulé une si longue distance.

Le lendemain, sur le même parcours, le vainqueur de l’étape ne mettra que 2 heures 51 et le dernier 3 heures 17, pile moitié moins que moi, il s’agit du français Hugo Page, 22 ans, de l’équipe belge Intermarché-Circus-Wanty, sur un vélo de la même marque que le mien.

 

mardi 20 décembre 2022

BITNA SOUS LE CIEL DE SÉOUL

 

En Corée du Sud de nos jours, Bitna vit à Séoul pour ces études. Pour vivre elle fait de petits boulots et rencontre Salomé une jeune femme victime d’une maladie incurable qui la paie pour lui raconter des histoires.

Ainsi, Salomé voit le monde extérieur par les histoires de Bitna.

JMG Le Clézio nous fait découvrir la Corée à travers plusieurs contes imaginées par Bitna, sont ils rêve ou réalité, mensonge ou vérité ?

 



 

« Raconte-moi la suite, s'il te plaît, Onni ! »

Salomé m'a appelée onni, sa sœur aînée, comme moi autrefois avec Mi-kyeong, d'une voix plaintive de petite fille, et je comprends d'un seul coup ce qu'elle est devenue pour moi, dépendante de mes mots et de mes rêves, ma sœur cadette, ma créature ! Je ne sais pas pourquoi, cette découverte qui devrait me satisfaire me trouble plus que de raison, elle me donne une sorte de vertige. Les rôles sont d'un coup renversés, moi qui étais sa servante, son employée, payée en billets de 50 000 à l'effigie de la vieille dame digne, je suis devenue sa maîtresse, celle qu'elle doit suivre aveuglément à travers les méandres de l'imagination, à la merci de mes mots et de mes désirs, j'ai ce pouvoir de continuer ou d'interrompre le flux qui ajoute du temps à sa vie et retarde l'heure de sa mort.

lundi 19 décembre 2022

AVANT QUE J'OUBLIE

 

A la fois sensible et drôle, Anne Pauly, lauréate du prix du livre Inter 2020 que je découvre maintenant, se livre dans ce roman sur le deuil de son père « déglingo ».

Se confronter à la maladie avant la mort que l’on sait inéluctable, vider une maison, renouer des liens avec une famille disparate, découvrir cet amour paternel qui n’a jamais été dit entre vivants, recommencer à vivre. Ce sont toutes les étapes du roman très touchant d’Anne Pauly.



mardi 1 novembre 2022

L’INSTANT PRÉCIS OÙ LES DESTINS S’ENTREMÊLENT

Pour survivre à une scène de violence tragique qu’il a vue à 5 ans, Kyle s’est entièrement consacré à la musique que sa maman aimait tant.

Coryn a grandi dans une famille nombreuse de la banlieue de Londres jusqu’à sa rencontre avec Jack qui l’a aimé éperdument.

Lui est leader d’un groupe de rock, elle est mère au foyer.

Kyle et Coryn n’avaient aucune raison de se rencontrer.

Cela aurait pu être juste un roman d’amour tout simple et mielleux. C'est bien plus que ça, le roman traite aussi et justement de la violence domestique. Celles que Kyle a vu enfant, celles que Coryn subi. C'est ce qui rend toute la grandeur et l'émotion de ce livre.



dimanche 25 septembre 2022

COMEDIAN RHAPSODIE

 

Thomas VDB est un chroniqueur et humoriste. Comedian Rhapsodie est son autobiographie.

Avec beaucoup d’humour et d’autodérision il revient sur son enfance et son adolescence où il se passionne pour le cinéma (sans y aller beaucoup) et la musique. Sa vie est une suite de passion et de hasard qui le conduiront du spectacle de rue au journalisme musical, parfois même en menant les deux de front.

L’auteur ayant quasiment mon âge, le livre me replonge aussi dans un passé pas si ancien mais technologiquement préhistorique où l’on parle de cassettes audios sur lesquels les ados de l’époque enregistraient des morceaux de musiques où des 33 tours. Puis vint l’avènement du CD, l’arrivée des premiers ordinateurs gris et gigantesques et Internet avec les pages qui mettaient plusieurs minutes à s’ouvrir.

 

 


 « Un jour de 1996, alors que je passais près de la cathédrale de Tours, j’aperçus un “Café-Internet”. Il y avait plusieurs ordinateurs dans le fond (genre Nasa) et pour la somme de 25 francs on pouvait “surfer sur Internet” pendant une heure. Le patron m’expliqua qu'il fallait choisir un navigateur et que, grâce au système de webcam, on pouvait suivre en direct ce qui se passait ailleurs, et le premier site sur lequel il m’emmena fut celui de l’aquarium de Touraine. Comme je ne voulais pas le contrarier, je laissai faire en prétendant être effectivement impressionné par la couleur des poissons. Je commençais à croire qu’avec ses histoires de poissons et de navigation Internet était le lieu de rendez-vous des amoureux de la mer et du grand large. C’est une époque où on parlait beaucoup des autoroutes de l’information, alors j’étais déçu que pour ma première visite sur Internet le gars m’emmène sur la page d’un site touristique situé à cinq kilomètres de chez moi. »

 

DANS LES SALLES AVEC UN GRAND ECRAN (12)

NDLA : Les deux premiers films datent d'il y a plusieurs mois mais j'avais oublié de les publier. Oups... (de toutes façons je n'étais pas emballé) 

 

AZURO : De Mathieu Rozé. Avec Valérie Donzelli, Thomas Scimeca, Yannick Choirat.

C’est l’été, un groupe d’amis en vacances, deux couples fissurés, une célibataire, une ado éprise de liberté, un enfant tonique, la chaleur, la plage, l’amour. Puis un homme aussi beau que mystérieux débarque un jour de son bateau et va perturber l’été paisible du groupe.

Cela aurait pu être un bon film, c’était un peu ennuyeux. Trop de caricatures, trop d’évidences.

COUPEZ : De Michel Hazanavicius. Avec Romain Duris, Bérénice Béjo.

Sur le tournage d’un film de zombis l’équipe du film est attaquée par des zombis.

On est prévenu d’avance, c’est du loufoque. Pourquoi pas.

Dés le début du film on est surpris par le cadrage, le mauvais jeu, le son, les lumières. A tel point qu’on se demande si on ne va pas quitter la salle !

Puis l’on comprend que le début du film est le résultat d’un film raté et la suite nous donne l’explication.

On comprend donc que le début du film est d’une longueur insupportable.

On peut trouver le reste amusant.

LES VOLETS VERTS : De Jean Becker. Avec Gérard Depardieu, Benoît Poelvorde, Stefi Cemla, Fanny Ardant, Anouck Grimbert.

Un acteur vieillissant, toujours épris de son amour de jeunesse se sent désespérément seul malgré la présence de son chauffeur dévoué et de son ami Félix. Il tombe amoureux sans se l’avouer de la jeune Alice.

Adaptation du roman éponyme de Georges Simenon, cette fable sur la vieillesse et la solitude est admirablement mené par un Gérard Depardieu magnifique dans un rôle d’homme à la fois tendre et insupportable.

KOMPROMAT : De Jérôme Salle. Avec Gilles Lellouche, Joanna Kulig.

Mathieu Roussel est expatrié français en Russie avec sa femme et sa fille. Un soir il est arrêté chez lui et placé en détention sous de fausses accusations, il risque 15 ans de prison.

C’est un thriller très prenant sur fond de jalousie, de différences culturelles et politiques. Gilles Lellouche est excellent (mais ce n’est pas une surprise).  




samedi 27 août 2022

MARINA

 

Dans les années 80, Oscar s’échappe volontiers de son collège pour passer le temps. Au cours d’une de ses escapades il pénètre dans une maison mystérieuse et rencontre Marina. Ils découvrent alors une tombe sans nom orné d’un papillon noir et décident d’en découvrir le secret.

Leur enquête les plongera dans une tragédie ancienne au cœur d’un inquiétant théâtre.

Carlos Ruiz Zafon transporte à nouveau ses lecteurs dans la mystérieuse Barcelone de son enfance avec un subtil mélange de genres, à la fois fantomatique, policier et amoureux.



samedi 13 août 2022

DANS LES SALLES AVEC UN GRAND ÉCRAN (11)

 

CHAMPAGNE : de Nicolas Vannier, avec Elsa Zylberstein, François-Xavier Demaison, Stéphane De Groodt

Un groupe d’amis quinquagénaire se retrouve en Champagne pour l’enterrement de vie de garçon de l’un d’entre eux mais la future épouse ne fait pas l’unanimité. Il est vrai qu’elle est gratinée au niveau de la nunucherie et il va de soi qu’elle est beaucoup plus jeune que son futur époux.

Outre que le thème de l’amitié, des disputes et des réconciliations d’une vieille bande de copains a été moult fois abordée, on attendait de Nicolas Vannier, réalisateur naturaliste, qu’il nous montre des images magnifiques de la région champenoise.

Décevant.

ELVIS : de Baz Luhrmann, avec Austin Butler, Tom Hanks, Olivier Dejonge.

On ne présente plus Elvis ! Le biopic explore principalement les relations du King avec son manager le Colonel Tom Parker. L’impresario opportuniste et beau parleur a flairé en premier le bon filon en découvrant Elvis a ses débuts, le fera devenir une star mais se préoccupera plus de ses dettes de jeux que de la carrière de son poulain.

Un film émouvant où l’on (re)découvre Elvis qui ne vivait que pour la scène et se voyait prescrire des médicaments pour tenir, entouré de médecins peu scrupuleux.

Excellent.

AS BESTAS : de Rodrigo Sorogoyen, avec Marina Foïs, Denis Ménochet, Luis Zahera

Antoine et Olga, couple de français idéaliste s’installe en Galice pour faire de l’agriculture bio et restaurer des maisons gratuitement dans l’idée de repeupler le village. Très rapidement les relations de voisinage sont tendues sur fond de conflit d’éoliennes les villageois n’apprécient pas l’arrivée de ce couple condescendant malgré eux.

Dés la première scène on ressent de la tension entre les villageois menés par le glacial Xan. Les intimidations et les coups bas vont s’accroître. Marina Foïs et Denis Ménochet sont excellents.

On déplore toutefois quelques longueurs, le réalisateur aurait pu raccourcir d’au moins vingt minutes.

Troublant.

DODO : de Panos Koutras, avec Smaragda Karydi, Akis Sakellariou, Natasa Exintaveloni

Le dodo (ou dronte de Maurice) est un animal proche du pélican et endémique de l’île Maurice disparu depuis la fin du XVIIe siècle, moins de cent ans après que l’homme l’ai découvert.

Dans « Alice au Pays des merveilles », le dodo apparait comme un personnage inutile dont les initiatives se soldent par des échecs.

Le film est l’histoire compliquée de gens compliqués qui sont dans des situations compliquées.

La veille d’un mariage d’intérêt, le dodo arrive dans la maison des gens compliqués. On ne sait d’ailleurs ni comment ni pourquoi.

Après avoir été à deux doigts de succomber il ressuscite et disparait non sans avoir pondu un œuf.

Si on vous propose d’aller voir ce film dites que vous avez piscine ou aqua-poney mais si vous tenez vraiment à y aller et que vous pipez quelque chose à cette salade, on boit un pot ensemble après et vous me raconterez.

Incompréhensible.

Alice et le dodo (illustration du roman "Alice au pays des merveilles"


vendredi 12 août 2022

BRASSENS, DES SOUVENIRS TROP BEAUX POUR MOI

 

Ce livre est le témoignage d’Agathe FALLET, l’épouse du romancier René FALLET, sur ses souvenirs avec BRASSENS, le généreux homme, timide et joyeux.

Une présence permanente, une grande affection et des mots émouvants qu’elle n’avait jamais osé écrire.

On y retrouve Jeanne et son auvergnat, Püpchein, son père.

Agathe FALLET égratigne volontiers les faux amis vautours et règle quelques comptes au passage ce qui n’enlève rien à la tendresse du récit.




dimanche 8 mai 2022

La ballade des gens qui sont nés quelque part

Hier soir avait lieu la finale de la Coupe de France de football opposant Nantes et Nice. 

Natif de Nantes où j'ai passé les vingt premières années de ma vie et vivant à Nice depuis dix-sept ans, ce moment de sport m'inspire seulement cette chanson de Georges Brassens. 

Bon dimanche


Paroles et Musique de Georges Brassens, 1972

lundi 2 mai 2022

TOUT PEUT S’OUBLIER

 

Nathan vit seul depuis son divorce, il découvre un matin que son ex-épouse a disparu avec leur fils. L’appartement est vide, le magasin est fermé, les baux ont été résilié.

Très vite, il comprend que Jun et leur enfant ont quitté la France pour s’installer au Japon. Nathan fait tout pour les retrouver, mais les obstacles sont nombreux et la loi japonaise stricte sur le sujet, la notion de garde alternée et même de droit de visite n’existent pas, les enfants sont confiés à la mère.

Olivier ADAM écrit la douleur et la solitude d’un père qui se bat en se heurtant aux codes, à l’incompréhension et au silence, dans le style mélancolique qui est le sien.



lundi 4 avril 2022

DANS LES SALLES AVEC UN GRAND ÉCRAN (10)

 

UN HEROS : De Asghar Farhadi, avec Amir Jadidi, Mohsen Tanabandeh, Ferehsteh, Sadre Orafaee

En Iran, Rahim est en prison pour dette. Il tente à l’occasion d’une permission de convaincre son créancier de retirer sa plainte contre le paiement d’une partie de la somme. A l’occasion d’une action altruiste pendant cette même permission, Rahim est porté en héros et une association lui vient en aide. Rien ne se passe comme prévu, Rahim est complétement dépassé par les évènements.

On est vite touché par le personnage de Rahim, on est partagé sur la personnalité de cet anti-héros ordinaire (« Es-tu malin ou naïf » lui demande un des gardiens de prison). Ce sont différents faits-divers parus dans la presse qui ont inspiré le réalisateur, des histoires de gens simples et maladroits qui veulent s’en sortir.

 

EN ATTENDANT BOJANGLES : Régis Roinsard, avec Romain Duris, Virginie Efira, Grégory Gadebois, Solan Machado-Graner. Inspiré du roman d’Olivier Bourdeault.

Georges est un mythomane manipulateur, Camille aime danser le tango. Les deux vont sombrer dans un spirale infernale menant Camille a la dépression bipolaire sous les yeux de leur fils Gary.

J’avais adoré le livre, voir mon blog sur ce lien, le film est une adaptation fidèle à l’esprit du livre, même si on peut déplorer quelques raccourcis. Le duo Duris-Efira est excellent, Grégory Gadebois dans le rôle de l’Ordure est superbe également (dans le roman il est sénateur).

 

ILLUSIONS PERDUES : de Xavier Giannoli, avec Benjamin Voisin, Cécile de France, Vincent Lacoste. Inspiré du roman d’Honoré de Balzac

Au XIXe siècle, Lucien est un jeune poète quittant sa province pour rejoindre Paris avec sa protectrice dans l’espoir de publier ses œuvres. Il découvre un monde de faux-semblants où tout s’achète, la presse, les sentiments, le public, les relations, la littérature. Il va aimer dans cet univers, il va se brûler les ailes.

Si les puristes observent que l’adaptation n’est pas fidèle au roman (il manque un personnage, l’intègre Daniel d’Hartez), le film reste excellent : jeu, costumes, musiques, mise en scène. Le cynisme de Vincent Lacoste est très convaincant. C’est l’occasion également de revoir Jean-François Stévenin dans ce qui sera son dernier rôle au cinéma.

 

NOTRE DAME BRÛLE : de Jean-Jacques Annaud, avec Samuel Labarthe, Jean-Paul Bordes, Mikaël Chirinian

Un film sur l’incendie de Notre-Dame ? On peut ne pas être enthousiaste de prime abord, mais Jean-Jacques Annaud n’est pas le premier venu.

On ne s’ennuie pas un instant, le film retrace très bien le travail des pompiers pour lutter contre l’incendie d’un monument en plein Paris. Ils doivent gérer l’accès au sinistre et la météo bien entendu mais aussi les curieux, la presse, les politiques et sauver le Trésor de la basilique.



dimanche 3 avril 2022

EL

 

En Cisjordanie, une équipe d’archéologues découvre un mystérieux sarcophage avant d’être attaquée.

Quelques années plus tard, Pia, seule survivante de l’expédition, devenue professeure dans une université londonienne, tente toujours de prouver sa découverte mais rencontre de nombreux obstacles. Qui donc peut avoir intérêt à ce que la vérité ne soit pas rendue publique ?

Jérôme SEGGUNS signe un roman à suspense mêlant fantastique et mystique, où l’intrigue nous tient jusqu’aux dernières pages.


EL de Jérôme Segguns
Editions "Des livres et du rêve"


dimanche 13 mars 2022

LE LOUP DES CORDELIERS

 

En 1789, Gabriel Joly, jeune journaliste idéaliste, se met en tête de démasquer le mystérieux justicier qui venge les femmes agressées dans les rues de Paris.

Il rencontre Danton et Camille Desmoulins, ainsi que Lorette Printemps, jeune bibliothécaire muette, ou la révolutionnaire liégeoise Anne-Josèphe Terwagne.

Au-delà de l’intrigue, le roman est une fresque historique précise de la Révolution débutant aux Etats Généraux jusqu’à la chute de la monarchie que précipitera la prise de la Bastille.

Un roman passionnant mêlant avec habileté l’Histoire de France et le polar.




dimanche 30 janvier 2022

LA NUIT DES BÉGUINES


Le roman se déroule à Paris entre 1310 et 1315, en pleine période de l’Inquisition. Les béguines étaient des femmes vivant seules, la plupart du temps veuves, vivant dans la piété mais restant laïques, travaillant et s’instruisant. Leur ordre fondé par Louis IX était toutefois supervisé par le clergé.

Une jeune inconnue vient pourtant troubler le calme du béguinage de Paris, la mystérieuse jeune femme ne veut rien dire de son passé, mais un moine franciscain est à sa recherche.

C’est une intrigue de thriller dans l’univers méconnu du béguinage, ce qui en rend la lecture passionnante. En outre, les références historiques sont très précises.


La nuit des béguines, de Aline Kiner, Editions Liana Levi

mercredi 22 décembre 2021

CE QUE JE SAIS D’ELLE

Une femme a disparu. Nul ne sait si elle a fui, a eu un accident ou été enlevée.  Les interrogatoires de l’enquêteur se succèdent révélant ainsi la part de mystère de cette femme sans histoire.

Selon ce qu’on sait d’elle, on la trouve mystérieuse, souriante, arrogante, aimante, perturbée, cool, princesse, chouchoute. Peu à peu la personnalité se dessine, on devine une lointaine blessure.

Chacun la connait sous un angle et se fait un avis général, l’histoire est sans doute plus compliquée.

Le style est troublant, chaque chapitre est le point de vue d’une personne ayant connu la disparue, écrit à la première personne.

Une magnifique fable sur les préjugés et les aprioris.



Ce que je sais d'elle
de Béatrice HAMMER
les éditions d'Avallon
ISBN 978-2-491-99630-7

dimanche 19 décembre 2021

DÉNONCER SANS BALANCER

 

Hier, sur le réseau social de l’oiseau bleu je publiai la photo d’un véhicule stationné au bout d’une piste cyclable et empiétant largement sur un passage piéton avec le hashtag GCUM, signifiant « Garé comme une merde ».

Il a fallu très peu de temps à la Ville de Nice pour réagir d’un lapidaire « Nous vous invitons à contacter la Police Municipale pour vos signalements ».

Tel n’était pas mon but, j’avais d’ailleurs pris soin de publier la photo plus d’une heure après l’avoir prise en masquant la plaque minéralogique et ma réponse fut : « Je ne souhaite que montrer la réalité, pas balancer les infractions. Que la Ville de Nice prenne conscience du quotidien, que la Police Municipale fasse ce qu’elle a à faire ».

Si en effet le stationnement gênant, fut-il éphémère ce qui était probablement le cas, comme celui que je dénonçais est une réalité quotidienne, et que dire des arrêts en double file qui eux sont dangereux pour les cyclistes devant alors se déporter sur la gauche de la voie, la vraie question est de savoir pourquoi des automobilistes se garent ainsi.

Et la réponse est assez simple, Nice manque autant d’arrêt-minute pour les voitures que de voies cyclables sécurisées, et ce n’est pas en montant les uns contre les autres que la Ville va régler le problème.



vendredi 10 décembre 2021

LA TRESSE

Smita est une intouchable indienne qui rêve d’un autre destin pour sa fille.

Giulia, en Sicile, travaille dans l’entreprise familiale et découvre que l’entreprise est au bord de la faillite.

Sarah, au Canada est une brillante avocat dont la brillante carrière est mise à mal par la maladie.

Ces trois femmes de culture et d’origines que tout oppose ont en commun la force de mener chacune un combat pour échapper à leur destin, en s’échappant de son milieu social pour l’une, et tentant de s’y maintenir pour les autres.

La tresse s’entremêle au fil des pages et des luttes de Smita, Giulia et Sarah.

Lorsque à la fin d’un roman on a une larme d’émotion, c’est que c’était un bon roman.

« La tresse », on peut même dire que ça décoiffe !